N°17 - Hiver 2012

ombre
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Les enfants de Kinshasa

Auteur : Hippolyte

Quinze ans après la chute du maréchal-président Mobutu, les églises de réveil, d’inspiration évangélique, ont imposé leur loi. Usant de la crédulité d’une population en panne d’espoir, les pasteurs du « Ministère de de la foi abondante », d’« Armée de victoire » ou de « La Manne cachée » jouent du miracle et de la sorcellerie. Les enfants en payent le prix. Ils sont plus de 20 000 à vivre dans les rues de Kinshasa après avoir été, pour beaucoup, accusés de sorcellerie.

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Trait de séparation Commentaires
  • J’ai acheté la revue et j’ai lu cette BD signée Hippolyte sur le phénomène des enfants des rues de Kinshasa accusés de sorcellerie.
    Je suis présidente de l’association Coeur Soleil (www.coeur-soleil.org) qui oeuvre en Solidarité internationale auprès de l’ONG ORPER -Oeuvre de Reclassement et de Protection des Enfants de la Rue - à Kinshasa, depuis 17 ans, l’ORPER faisant partie du REEJER. Réseau que vous mentionnez en page 201, dont le responsable principal est un ami que je connais depuis 1988.
    J’assure la formation des éducateurs et éducatrices de l’ORPER tous les 2 ans environ au sein de l’ORPER à Kinshasa.

    Cette BD est à considérer comme un documentaire, car tout ce qui y est écrit est véridique. Personnellement j’aime beaucoup aussi la qualité des dessins + photos, et le montage des planches, qui rendent si bien le mouvement de la vie dans la rue, campant aussi bien les personnages que le décor de cette capitale.

    Le très grave sujet qui est exposé "l’enfant -dit- sorcier" démontre une véritable violation de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant mais également de la violation de l’article 160 de la LPE congolaise (Loi portant Protection de l’Enfant) promulguée le 10 janvier 2009.
    La RDC a les textes législatifs qui condamnent l’accusation de sorcellerie. Mais elle ne se donne pas les moyens pour faire appliquer réellement la Loi.
    Et vous avez courageusement pointé ces déferlantes vociférantes nommées "Eglises de réveil" véritables sectes qui chloroforment les esprits et font de trop d’enfants des boucs émissaires des malheurs de la société. Certes une large part de la population congolaise se laisse influencée, mais une autre part lutte sur le terrain sans relâche.

    Je vous invite à écouter sur notre site un clip vidéo que nous avons réalisé "Un enfant n’est pas sorcier" chanté par les enfants de la Chorale "Soleil au coeur" de l’ORPER.
    IL FAUT FAIRE DU BRUIT AUTOUR DE NOUS SUR CE PHENOMENE INHUMAIN d’enfants accusés de sorcellerie, POUR SAUVER DES ENFANTS. Avoir aussi une démarche de plaidoyer.
    Merci à votre revue d’avoir montré du doigt ceci.

    Josyane 26 janvier 00:20
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  • Bonjour,

    Je vous lis depuis le premier numéro, et, au risque de répéter ce que de nombreux lecteurs disent de votre revue, j’éprouve un plaisir toujours renouvelé à me la procurer d’abord, puis à la lire, ensuite, un plus tard, au long cours, de la première à la dernière page. Signe d’une fidélité qui évolue et qui devient consumériste ou plus exigeante ? J’ai commencé à compulser le sommaire puis à me diriger vers les articles, dossiers dont le titre et le sujet m’inspirent d’abord.

    J’ai donc débuté votre dernier numéro par la BD documentaire "Les enfants de Kinshasa". J’ai été vraiment saisi par ce sujet et par la condition d’horreur qui est faite à ces enfants et aux multiples proscrits sociaux sous l’accusation de "sorcellerie". Je sortais de la lecture de l’enfant des neiges d’Henri Gougault qui se développe au temps de l’inquisition médiévale et n’imaginais pas que l’idéologie religieuse puisse trouver une fois de plus à "résoudre" la misère démographique et sociale d"un pays comme le Congo par de tels procédés.

    La distance appropriée et critique, l’intelligence du dessin et des clichés autant que la force de la mise en scène d’Hippolyte sont redoutables. Je cite souvent votre revue à mes étudiants illustrateurs et concepteurs visuels qui s’en inspirent ou y font référence dans leurs travaux.

    On cherche à conjurer à l’intérieur de soi et à trouver des explications à ces dérives du religieux qui s’emparent du monde aujourd’hui. Celles-là prennent certainement racine dans l’histoire et la difficulté de vivre de beaucoup. Il m’apparait que les facilités de l’histoire qui aime à se répéter sous d’autres formats en oubliant le passé proche ou lointain nous guettent aussi.

    Merci pour votre si bel ouvrage et votre bon travail. Je n’ai pas fini mon XXI et vous dis encore merci. Amicalement.

    Samuel de Beauce

    Samuel Quark 20 janvier 15:44
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  • Bonjour,

    En mars dernier, un reportage assez complet (c’est rare) sur le même sujet était publié sur Rue89 : http://www.rue89.com/2011/03/27/rdc-mieux-vaut-tuer-lenfant-sorcier-que-lui-vous-tue-196502

    Pour ceux qui voudraient aller plus loin après lecture de la BD, cela me paraît un bon complément. Il me semble qu’il n’est d’ailleurs pas cité dans le "Pour aller plus loin" et c’est bien dommage.

    Julien

    Julien M. 12 janvier 17:24
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