Bonjour,
Je vous lis depuis le premier numéro, et, au risque de répéter ce que de nombreux lecteurs disent de votre revue, j’éprouve un plaisir toujours renouvelé à me la procurer d’abord, puis à la lire, ensuite, un plus tard, au long cours, de la première à la dernière page. Signe d’une fidélité qui évolue et qui devient consumériste ou plus exigeante ? J’ai commencé à compulser le sommaire puis à me diriger vers les articles, dossiers dont le titre et le sujet m’inspirent d’abord.
J’ai donc débuté votre dernier numéro par la BD documentaire "Les enfants de Kinshasa". J’ai été vraiment saisi par ce sujet et par la condition d’horreur qui est faite à ces enfants et aux multiples proscrits sociaux sous l’accusation de "sorcellerie". Je sortais de la lecture de l’enfant des neiges d’Henri Gougault qui se développe au temps de l’inquisition médiévale et n’imaginais pas que l’idéologie religieuse puisse trouver une fois de plus à "résoudre" la misère démographique et sociale d"un pays comme le Congo par de tels procédés.
La distance appropriée et critique, l’intelligence du dessin et des clichés autant que la force de la mise en scène d’Hippolyte sont redoutables. Je cite souvent votre revue à mes étudiants illustrateurs et concepteurs visuels qui s’en inspirent ou y font référence dans leurs travaux.
On cherche à conjurer à l’intérieur de soi et à trouver des explications à ces dérives du religieux qui s’emparent du monde aujourd’hui. Celles-là prennent certainement racine dans l’histoire et la difficulté de vivre de beaucoup. Il m’apparait que les facilités de l’histoire qui aime à se répéter sous d’autres formats en oubliant le passé proche ou lointain nous guettent aussi.
Merci pour votre si bel ouvrage et votre bon travail. Je n’ai pas fini mon XXI et vous dis encore merci. Amicalement.
Samuel de Beauce
Samuel Quark 20 janvier 15:44