Les enfants de l’école Vitruve

Les enfants de l’école Vitruve

Nous sommes quatorze enfants de l’école Vitruve. C’est une école située à Paris, dans le 20e arrondissement. Nous sommes de différentes classes de CE2, de CM1 et de CM2. Nous sommes nés en même temps que la revue XXI, au XXIe siècle. Pendant un an, nous avons travaillé avec les journalistes de la revue pour vous expliquer leur métier avec nos mots d’enfants. On a voulu comprendre comment s’écrit un journal, pour apprendre des choses que nous ne connaissions pas. Parce que ça nous intéresse.

A

Anne Abitbol

Anne Abitbol

Réalisatrice passée de la fiction au documentaire, Anne Abitbol (L’hôtel fantôme de la place Rouge) pose un regard cinématographique sur le monde qui l'entoure. Après deux courts-métrages «On raconte tous la même histoire» et «Survie», elle complète son parcours comme assistante de nombreux réalisateurs. En 2004 c'est en Israël qu'elle réalise son premier documentaire : «Metzer entre les murs», grand prix au festival de Clermont-Ferrand. Elle part ensuite vivre à Moscou et plonge dans les archives soviétiques d'où émergera «Rossia», son deuxième film.

Adrien Absolu

Adrien Absolu

Mon premier séjour africain était à Madagascar en 2006, j’étais stagiaire dans une ONG travaillant en soutien à des coopératives laitières. Puis j’ai vécu deux années à Djibouti, de 2010 à 2012. Mon métier, dans la coopération internationale en santé, m’offre la chance de sillonner régulièrement l’Afrique de sa Corne à son désert sahélien, de son littoral atlantique à ses forêts tropicales. J’ai tenu une chronique sur les « Villes africaines » pour la revue Le Tigre. J’aime l’Afrique.

Anne Aghion

Anne Aghion

Cinéaste franco-américaine, elle a grandi à Paris et vit à New York. Mon voisin, mon tueur est son sixième film et le quatrième de sa série sur la justice au Rwanda. Les deux premiers films de la série ont été diffusés dans le monde entier. Au Rwanda, on dit a été couronné d’un Emmy en 2005, et Gacaca a reçu le prix Fellini de l’Unesco en 2003. En 2008, Anne Aghion a réalisé Ice people, un film co-produit par Arte et Sundance Channel qu’elle tourne en Antarctique et qui explore les défis personnels et émotionnels de la vie des chercheurs « sur la glace ».

Marina Al Rubaee

Marina Al Rubaee

Journaliste indépendante, née à Paris en 1977, j’ai une forte prédilection pour les histoires sociales. Mais pas que : je suis aussi partie sur les traces des manuscrits de Tomboctou… J’ai travaillé un temps pour la télévision, mais je suis surtout attirée par la presse écrite. J’aime raconter des tranches de vie.

Antoine Albertini

Antoine Albertini

Correspondant du Monde en Corse, après un détour par la presse financière, je suis les dossiers liés au terrorisme et au grand banditisme. En 2007, je suis parti sur les traces d’Yvan Colonna, une cavale de dix-huit mois qui a abouti à un livre enquête, Les Dessous de l'affaire Colonna, avec Frédéric Charpier (Presses de la cité). Passionné de polars et de littérature américaine, je vis en Corse, à Bastia, où je me consacre à l’écriture de livres.

Jean-Mathieu Albertini

Jean-Mathieu Albertini

Journaliste indépendant depuis 2015, je travaille principalement au Brésil. Je m’intéresse aux prisons, à la justice et au monde du crime sous toutes ses formes. Mais je ne m’interdis pas de traiter des histoires moins tragiques. J’explore les différents recoins de cet État immense qui m’enchante et m’effraie.

Alberto Alburquerque Jiménez

Alberto Alburquerque Jiménez

Né à Madrid en 1982, j’ai commencé mes études de philologie anglaise à Madrid en cherchant en même temps du boulot comme dessinateur. J’ai commencé à travailler avec Roke sur une série, puis pendant cinq ans à Soleil Éditions. C’est durant cette période que j’ai rencontré Albert Drandov et que nous nous sommes mis à travailler ensemble. Je travaille aussi actuellement sur un scénario avec l’Américain Charles Soule.

Joël Alessandra

Joël Alessandra

Après six ans à l’École Boulle à Paris, je suis envoyé en coopération à Djibouti à la place de mon service militaire. La passion du voyage est née. Suivent de nombreuses péripéties : direction artistique dans des agences de comm. parisiennes, habillage de chaîne pour la télé italienne, long séjour au Sri Lanka. Je me dis que c’est cool de se la couler douce au soleil en dessinant des petits Mickey ! Du coup, je réalise une dizaine de BD et quantité de carnets de voyages. Ma femme trouve que j’ai pas mal la bougeotte et me décide à investir un pied-à-terre à Uzès. C’est là que je vis et travaille.

Mohamed Ali Eddin

Mohamed Ali Eddin

Homme multitâche, il est journaliste à temps plein pour un quotidien égyptien et réalise des reportages photo sur son temps libre. Convaincu que la meilleure des histoires passe inaperçue si elle n’est pas accompagnée d’images, il décide d’apprendre la photographie quatre ans après ses débuts dans le journalisme. Son reportage sur les travailleurs de Minya, entamé en 2009, a été réalisé grâce à une bourse de la Fondation Manuel Rivera-Ortiz.

Maxime Amieux

Maxime Amieux

Enfant, je passais des heures à écouter la nature ou les discussions d’adultes. Plus grand, j’ai aimé explorer ma rue ou celles du bout du monde. Après l’observation, je me suis mis à la captation. Ça a commencé avec la vidéo, puis la photo, et enfin l’écriture. J’ai reçu un dictaphone pour Noël. Affaire à suivre…

Ben Anderson

Ben Anderson

Il écrit des livres, des articles, réalise des films et gagne des récompenses. À 39 ans, Ben Anderson est un vétéran de l’information. Un de ses films les plus fameux, Holidays in the Axis of Evil (« Mes vacances dans l’axe du mal »), raconte ses voyages dans quatre pays blacklistés par les États-Unis : Irak, Corée du Nord, Syrie, Libye et Cuba. Depuis sept ans, il se concentre sur l’Afghanistan. Mission accomplished? (« Mission accomplie ? ») a été diffusé en 2013 sur la BBC et a remporté le prix Bayeux des correspondants de guerre.

Nicolas Anglade

Nicolas Anglade

Dessinateur de cœur et de formation, je troque mes crayons, le salariat et ma voiture contre un appareil photo et la liberté de choisir mes contraintes. Je suis photographe auteur et je vis en Auvergne. C’est là que j’ai rencontré l’ami Hippolyte. Nous avons commencé nos balades photographiques dans la chaîne des Puys, et nous la continuons aujourd’hui sur le chemin des ronds de coqs à La Réunion. La série photo réalisée à cette occasion a été sélectionnée parmi les douze finalistes de la Bourse du talent catégorie « Reportage » 2014.

Hedi Aouidj

Hedi Aouidj

En 2008, pendant les émeutes de Saydnaya, je suis à Damas. J’entends parler du soulèvement de la prison par les rumeurs dans la vieille ville. Avec un ami, nous allons voir ce qui se passe en jouant les touristes. D’un promontoire, nous distinguons la masse grise de la prison et une présence policière importante, c’est tout. J’étais loin de me douter que, presque dix ans plus tard, je rencontrerais un détenu alors emprisonné là. Abdallah portait en lui un pan de l’histoire de la Syrie, il m’a raconté les débuts de cette guerre que je suis comme correspondant pour Sud Ouest.

Taryn Arnott

Taryn Arnott

Journaliste et auteur sud-africaine, je suis née la même année que Pistorius. Ancienne musicienne à Welkom, dans les profondeurs rurales des mines d’or sud africaines, j’ai travaillé comme enquêtrice, photographe et critique musicale. Je vis à Johannesburg avec mon petit ami et un chat.

Pauline Aubry

Pauline Aubry

Née à Paris en 1981, je n’aurais jamais imaginé devenir un jour « auteur de BD ». J’ai toujours adoré raconter des histoires, mais pas en dessin. Je suis devenue graphiste par hasard. Passionnée par le dessin, je profite de mon congé mat’ pour m’y remettre à fond, et reprendre des études dans une école de BD à Paris, le CESAN. Dans le numéro 30 de XXI, j'ai raconté une partie de mon histoire d'angoissée avec "L'hôpital des ados", un reportage graphique en forme de plongée dans l’univers inhospitalier d’un service de pédopsychiatrie. En janvier 2016, ce travail est devenu un livre, Les Mutants, publié aux éditions Les Arènes.

Louise Audibert

Louise Audibert

Journaliste indépendante depuis l’obtention de mon diplôme en 2014, je passe le plus clair de mon temps en Asie du Sud-Est que j’affectionne pour ses habitants, le joyeux bordel qui y règne et sa gastronomie. Après être entrée dans les prisons de Phnom Penh, je me suis penchée sur la médecine traditionnelle khmère et j’ai suivi des entrepreneurs français jusque dans les montagnes vietnamiennes. J’ai décidé de faire de cette zone géographique mon terrain et, ces derniers mois, j’ai essentiellement sillonné le Népal et le Cambodge, qui m’inspirent de nombreuses histoires à rapporter.

Justine Augier

Justine Augier

Après des études de lettres et de sciences politiques, c’est dans l’humanitaire que je me lance, avec une première mission en Afghanistan, juste après la chute des talibans. Tout de suite, le pays me captive. J’ai la chance de le découvrir pendant cette époque géniale où l’on peut aller partout, où l’espoir règne, ainsi que l’impression, partagée par de nombreux Afghans, que tout est possible. Quelques années et quelques désillusions plus tard, je quitte l’humanitaire pour me consacrer à l’écriture et aux histoires. Deux premiers romans paraissent chez Stock en 2008 et 2010, puis un premier reportage chez XXI. Installée depuis peu à New York, je finis de travailler à un livre de portraits sur des habitants anonymes de Jérusalem, dont les histoires permettent de raconter un peu cette ville, à l’actualité toujours controversée et singulièrement brûlante.

Camille Auvray

Camille Auvray

AUVRAYJ’ai entendu pour la première fois des chants révolutionnaires indiens en 2006 sur un campus du sud de New Delhi. Étudiante, je découvrais un bout d’Inde. Journaliste, je reviens presque tous les ans dans « mon deuxième pays ». J’aime partir à la rencontre d’insurrections enfouies, de révoltes boudées, d’espoirs en fermentation. Je signe mon récit sous un pseudonyme pour pouvoir repartir en Inde sans être interdite de visa.

Cyril Azouvi

Cyril Azouvi

Parisien, je suis heureux de vivre à Paris. À condition d’en partir régulièrement, direction la montagne. Journaliste à Ça m’intéresse, essayiste, j’arrive parfois à concilier les mots et les sommets. En 2010, j’ai passé des semaines dans un refuge pyrénéen pour un recueil de chroniques, Une année en haut (Éd. Glénat). Il y a deux ans, au détour d’une projection, j’ai croisé la route de Nathanaël et de ses amis. J’ignorais que cette histoire serait un tel défi : pour l’écrire et pour le physique.

B

Olivier Balez

Olivier Balez

Né en 1972, je vis au Chili. Illustrateur et auteur de bandes dessinées, j’ai poursuivi ma collaboration avec Pierre Christin après Sous le ciel d’Atacama en signant une biographie de l’architecte urbaniste de New York, Robert Moses (Éd. Glénat). Actuellement en résidence à Angoulême, je prépare une exposition sur les grands bâtisseurs qui transforment nos vi(ll)es.

Clément Baloup

Clément Baloup

Après avoir sillonné la France, exploré l'Asie du Sud-Est et les Etats-Unis sur la piste des témoins de la guerre du Vietnam (Les mémoires de Viet Kieu tomes 1 et 2), après avoir fait des BD entre reportage et carnet de voyage sur Java, Taïwan, Séoul ou Beyrouth, c'est finalement sur le pas de ma porte, à Gémenos, que j’ai réalisé mon dernier reportage publié dans le numéro 32 de XXI : La bataille des Fralib. Mélange de témoignages et de fiction, mon dernier roman graphique, "Mémoire de Viet Kieu 3 - Les mariées de Taïwan", sorti début janvier 2017, se penche sur le commerce d'humains. Un sujet dur qu'il me semble nécessaire d'évoquer.

http://electricblogbaloup.over-blog.com

Mari Bastashevski

Mari Bastashevski

Écrivain et photographe née à Saint-Pétersbourg, basée entre Lausanne et Paris mais jamais à la maison, je m'intéresse aux régions où des mandats politiques pourtant bien intentionnés mènent à la corruption et aux abus de pouvoir. De 2007 à 2010, j’ai travaillé sur les violences faites aux civils du Nord-Caucase, dans le cadre des opérations russes de contre-terrorisme. Ce travail, File-126, a été présenté à l’Open Society Institute, une fondation de George Soros. Mon projet en cours, State Investigation, est une enquête sur l'industrie et le commerce des armes. Ce travail ne serait pas envisageable sans la participation du très talentueux chercheur Andrey Tselikov, qui m’accompagne partout sans jamais quitter sa chaise.

Mari Bastashevski a écrit pour XXI

François Beaune

François Beaune

Né à Clermont-Ferrand, j’ai échoué par hasard en Méditerranée et depuis j’essaie maladroitement de me faire adopter, en m’excusant à chaque phrase d’aimer le saint-nectaire. Dans le cadre de « Marseille 2013 », j’ai créé une bibliothèque numérique qui compte aujourd’hui 1 500 histoires vraies. La Lune dans le puits (Éd. Verticales) est mon dernier livre.

Smaïn Belhadj

Smaïn Belhadj

Je suis né en 1986 et j’ai grandi à Paris. À l’époque du lycée, je me suis découvert une passion pour le montage. J’y passais des nuits blanches. Juste après le bac, j’ai intégré l’équipe bénévole de La Télé libre, où j’ai fait mes armes. Je monte et réalise maintenant des reportages pour l’émission 13 h 15 sur France 2.

Pierre Benetti

Pierre Benetti

Né dans le Val-d’Oise en 1991, j’étais censé poursuivre mes études à l’École normale supérieure en travaillant sur les romans de William Faulkner et de Claude Simon. Au lieu de cela, j’ai voyagé dans plusieurs pays, dont le Rwanda, où j’ai recueilli des témoignages sur l’après-génocide. En 2015, des manifestations ont commencé pendant mon premier séjour au Burundi et je les ai suivies pour Libération. Je voulais revenir dans ce pays qui m’a marqué par sa force et sa douceur, avec le désir de raconter ce qui s’y passe. À part ça, j’aime toujours les romans de Claude Simon et de William Faulkner.

Edouard Bergeon

Edouard Bergeon

À défaut d’avoir fait de longues études, j’ai grandi dans une « encyclopédie à taille réelle », une ferme, près de Poitiers. J’ai 16 ans quand ma mère, ma soeur et moi nous retrouvons seuls à la tête d’une exploitation agricole. Bac S en poche, j’alterne entre le travail sur la ferme familiale, un poste de vendeur en jardinerie et les compétitions cyclistes. Trois ans plus tard, je deviens journaliste à France 3 Poitou-Charentes, puis rejoins la rédaction nationale de France 2, au service société. J’ai 27 ans lorsque je me décide à raconter le destin de mon père.

Catherine Bernard

Catherine Bernard

Tombée dans l’économie comme jeune journaliste, j’y écris, j’y filme, sans relâche, curiosité intacte. Cinq années passées en Suède ont transformé ma vision de l’économie : elle n’est pas vraiment une affaire d’économistes, ni même de gouvernants. Mais une histoire d’envies, d’énergies, de talents, qui prospèrent sur un terreau fertile, humain. Qui, simplement, peine parfois à sentir sa puissance dans un monde trop peu lisible. L’économie aurait pu me rendre pessimiste. J’ai décidé d’aller voir tous ceux qui la reprennent à leur compte, l’interrogent, la modèlent. Et, finalement, la font changer.

Leila Berrada

Leila Berrada

Pour des raisons évidentes, j’ai écrit ce texte sous pseudonyme. Petite, j’ai trouvé refuge dans les livres, qui ont été mon univers et mes amis. Adulte, je me suis perdue pour mieux me retrouver, avant de décider de raconter les histoires des autres. Et puis je me suis attaquée au plus difficile: raconter le sinueux parcours d’un des hommes qui m’est le plus proche, mon frère.

Ugo Bertotti

Ugo Bertotti

Je suis né à Trento, en Italie, en 1954, et j’ai commencé mon travail d’illustrateur dans les années 1980 à Milan. Je travaille pour de nombreuses revues, parfois en France : XXI a notamment publié un récit graphique élaboré avec Agnès Montanari, "Femmes du Yémen".

Michel Bessaguet

Michel Bessaguet

Journaliste depuis 1979, j’ai fait escale au VSD de Maurice Siegel, puis jeté l’ancre à Géo où, chef de service, j’ai été soucieux de la fragilité des pigistes, frères de plumes, qui ont eu l’élégance de ne pas remarquer la mienne. J’ai enseigné en dilettante et fini par faire mien ce propos de Jean-Paul Dubois : « Je n’aime guère parler et pas davantage poser des questions. Je préfère me faire oublier, me fondre dans le décor, regarder la forme des choses et le contour des gens, les observer, les écouter tandis qu’ils racontent le bruit de leur vie. »

Lise Birk Pedersen

Lise Birk Pedersen

Je vis et travaille à Copenhague, au Danemark. J’ai tourné plusieurs documentaires depuis 2003, dont deux consacrés à la Russie : Nastya in love, une histoire d’amour à Saint-Pétersbourg, et Putin’s Kiss, primé au festival de Sundance. Je filme actuellement un parti politique italien dirigé par un comédien, Beppe Grillo.

Noémie Bisserbe

Noémie Bisserbe

Lorsque j’étais lycéenne en région parisienne, mes professeurs répétaient à ma mère que pour une fille de deux psychiatres, j’étais plutôt équilibrée. Forte de cette conviction, je me suis embarquée dans des études de commerce pour terminer quelques années plus tard en Inde et me convertir au journalisme. Pendant six ans, j’y écris pour The Economic Times, Les Échos et le magazine Business World. En 2010, je retourne à l’école, invitée par l’université de Berkeley, et pars en reportage en Afrique de l’ouest. De retour à Paris, je travaille au sein de la rédaction du Wall Street Journal/Dow Jones.

Myriam Blal

Myriam Blal

Quand j’ai rencontré Maxime, l’état de légèreté amoureuse a vite laissé place au désespoir. Nos différences me paraissaient insurmontables. En même temps, je trouvais insensé de laisser filer le projet d’une vie sous prétexte de religions incompatibles. J’ai voulu comprendre cet interdit en rencontrant des couples islamo-chrétiens, des hommes de foi, des chercheurs. Si mon témoignage peut transmettre confiance et courage ne serait-ce qu’à un seul couple confronté à l’hostilité de son entourage, alors je me réjouirai. La mixité peut être vécue sereinement.

Sacha Bollet

Si je n’avais pas été journaliste, j’aurais été marin. Pour me rattraper, j’essaie d’explorer les mers du monde à la rencontre de leurs habitants : pêcheurs, plongeurs, navigateurs… J’ai embarqué pendant plusieurs mois sur Tara, une goélette scientifique, et ensuite réalisé un vieux rêve en parcourant le Pacifique Sud durant une année pour l’émission Thalassa. C’est au cours de cette aventure que j’ai croisé la route des mégapodes et des habitants de Matupit. J’ai adoré la nonchalance de ces derniers face à l’adversité.

Roman Bondarchuk

Roman Bondarchuk

Mes parents sont journalistes. Longtemps, leur machine à écrire m’a fait de l’oeil. J’ai commencé à inventer des histoires quand j’en ai eu marre de jouer avec les boutons. Diplômé d’une école de cinéma de Kiev, j’ai rencontré le maire de Stara Zburjivka en réalisant un court métrage. Quand il m’a présenté ses deux shérifs, je me suis dit: «Ces gars-là sont des héros.» Je m’imaginais mettre un film en boîte en une semaine, il aura fallu quatre ans…

Mikkel Borch-Jacobsen

Mikkel Borch-Jacobsen

Naît en 1951 de parents danois, grandit à Strasbourg dans un milieu européen. Atteint l’âge adulte en mai 68 et ne s’en est jamais vraiment remis. Fréquente les gens de théâtre et les séminaires de Lacan. S’intéresse à l’hypnose, passe un doctorat en philosophie (Derrida, Lévinas et Lacoue-Labarthe font partie du jury). Finit par émigrer aux Etats-Unis en 1986, où il attrape le virus de l’histoire. Partage à présent son temps entre Paris et Seattle, où il enseigne la littérature comparée à l’Université de Washington. Aime le jazz, le jazz, et le jazz.

Claudine Bories

Claudine Bories

Née à Paris dans une famille d’ouvriers, j’ai quitté ma famille à 16 ans pour faire du théâtre. J’ai joué les soubrettes et les jeunes premières. J’aimais la rencontre avec le public. Depuis toujours j’adore le cinéma, le populaire du dimanche de mon enfance, celui qui raconte si bien le monde. Je me suis lancée dans la réalisation avec un film documentaire sur les hommes. Un homme, pour moi, c’était un autre. Et les autres, c’est ce qui m’intéressait le plus. Grâce au documentaire, j’ai rencontré Patrice. Depuis, nous vivons et travaillons ensemble.

Pierre Bottura

Pierre Bottura

Né dans une famille de lecteurs, je me suis mis à lire « tard », à l’adolescence. D’abord en me passionnant pour des œuvres auxquelles je ne comprenais rien, puis en découvrant celles qui font aujourd’hui partie de moi. Etudiant en philosophie, je ne savais pas ce que j’allais bien pouvoir faire dans la vie, sinon la passer, la prolonger près des livres. J’ai donc écrit sur eux dans des journaux (Chronic’art, L’Imbécile de Paris, Philosophie magazine) et en ai conseillé en devenant libraire. Il y a quelques années, j’ai rejoint une maison d’édition. Le bonheur pour moi consiste à voyager, même immobile.

Sophie Bouillon

Sophie Bouillon

Mes amis avaient l’habitude de dire que le chemin qui m’a menée de Vesoul, ma ville natale, jusqu’à Johannesburg, je l’aurais fait à pied s’il l’avait fallu. Mais c’est en avion que je suis rentrée à Paris, après cinq ans à couvrir l’Afrique australe et l’Afrique centrale pour Libération et la Radio télévision suisse. Je travaille toujours sur l’Afrique, à Courrier international, et compte bien repartir un jour, à pied s’il le faut, découvrir le reste du continent.

Clarence Boulay

Clarence Boulay

Née dans la campagne bretonne en 1984, j’ai 5 ans quand mes parents m’ont mis un sac sur le dos en me disant : « On y va, on verra bien sur place. » Les années passant, j’ai continué à explorer l’espace. Après un passage aux Beaux-Arts, je suis entrée aux Arts décoratifs de Paris pour y apprendre la scénographie, j’ai vu Monika d’Ingmar Bergman et j’ai appris qu’Alberto Giacometti « ne fait qu’en défaisant ». Ces rencontres successives – le sac à dos, la scénographie, Bergman et Giacometti – m’ont amenée à m’interroger sur l’espace.

Mathilde Boussion

Mathilde Boussion

Longtemps elle s’est levée de bonne heure… l’après-midi. C’est un oiseau de nuits d’orage. Les rapporteurs de guerre, les rescapés du front, les gueules cassées de l’actualité, c’est pour elle. Elle n’aime rien de mieux que de s’engloutir dans les enquêtes et les sujets les plus touffus. C’est toujours « dingue », « passionnant », « incroyable ». Le pire c’est qu’elle a (souvent) raison.

Cécile Boutelet

Cécile Boutelet

Née en 1982, elle commence sa carrière par un stage à Radio Vatican, Saint-Siège, sans savoir un mot d’italien. Elle y apprend le micro-trottoir place Saint- Pierre, enquête sur les jeunes Belges en pèlerinage et obtient l’interview exclusive du Pascal Obispo local. Puis, avec la même ferveur, elle crée à Berlin l’édition allemande de Lepetitjournal.com, à destination des francophones, grâce au soutien des pâtissiers du coin… Beaucoup de sueur et le prix franco-allemand du journalisme, catégorie Internet. Depuis, elle couvre l’actualité économique, notamment pour Le Monde et la revue Commerce international.

Antoine Boutet

Antoine Boutet

J’ai découvert le cinéma documentaire quand j’étais étudiant aux Arts-Décoratifs à Paris. Ce fut un tel choc qu’il m’a fallu une quinzaine d’années avant d’en réaliser un à mon tour. Entre-temps j’ai travaillé dans les arts visuels. J’ai construit une ville pour fourmis, muré des sites touristiques, planifié un canal pour Buenos Aires, sculpté un sanglier dans le bitume… Mon expérience d’artiste m’a permis d’aborder librement l’écriture documentaire pour parler de ce qui m’intéresse : la transformation du monde et la place des habitants.

Eric Bouvet

Eric Bouvet

Né à Paris en 1961, le photographe Eric Bouvet a couvert la chute de l’Union soviétique et de nombreux conflits: Yougoslavie, Tchétchénie, guerre du Golfe, Afghanistan, Soudan... Son travail a été récompensé par plusieurs World Press, le prix Bayeux des correspondants de guerre et le Visa d’or.

http://www.ericbouvet.com/

Colette Braeckman

Colette Braeckman

Grand reporter durant les années 80 et au début des années 90, Colette Braeckman s’est progressivement recentrée sur l’Afrique et particulièrement l’Afrique centrale. Elle est aujourd’hui journaliste au quotidien Le Soir et collabore à de nombreuses revues et publications. Ses articles apparaissent régulièrement sur le blog Le carnet de Colette Braeckman. Elle a publié de nombreux livres : Le Dinosaure. Le Zaïre de Mobutu (1992), Rwanda, Histoire d’un génocide (1994), Terreur Africaine (1996), L’Enjeu congolais (1999), Les Nouveaux prédateurs (2001), tous aux Editions Fayard et Lumumba, un crime d’Etat

Daphnée Breytenbach

Daphnée Breytenbach

Née à Paris en 1987, ma culture est française mais mes racines sont en Afrique, terre mère de mes parents. Diplôme de journalisme en poche, j’ai fait la route en sens inverse pour témoigner, avec un stylo ou derrière une caméra, de ces mondes en mutation. Pour XXI, je suis partie en Afrique du Sud, à la rencontre de mon oncle, Jan. Un homme de l’ancien temps, dont le parcours et l’histoire illustrent la complexité d’une société qui s’efforce de changer mais ne parvient pas toujours à cicatriser les blessures du passé.

Mike Brodie

Mike Brodie

Je suis né en Arizona en 1985. À mes 11 ans, mon père est sorti de prison. Il m’a emmené voir le film Twister et a volé un vélo BMX pour mon anniversaire. Avec ma mère et mon frère, nous nous sommes installés en Floride. Mon père est retourné en prison. J’ai été graffeur, punk. J’ai vécu avec un groupe de rock underground, parcouru plus de 80 000 kilomètres aux États-Unis, posté mes photos sur Internet et gagné un prix. Je travaille aujourd’hui comme mécanicien.

Mads Brügger

Mads Brügger

Journaliste, auteur et réalisateur danois né en 1972, il a publié plusieurs livres, produit des émissions de radio ainsi qu’un programme de télévision, The 11th Hour. Connu pour ses méthodes de « journalisme performatif », il s’est infiltré dans différents milieux et a réalisé plusieurs documentaires satiriques : Danes for Bush (2004), The Red Chapel (2009), primé aux festivals Nordisk Panorama et Sundance. The Ambassador n’a pas encore été diffusé sur les chaînes françaises.

Anne Brunswic

Anne Brunswic

Explorant des genres différents, écrivaine du réel d’humeur souvent vagabonde (Sibérie, Palestine, Bosnie), je poursuis depuis dix ans une enquête personnelle sur les blessures du monde. Bienvenue en Palestine, chroniques d’une saison à Ramallah (Actes Sud) a reçu le prix RFI Témoin du monde.

http://www.annebrunswic.fr

Charlie Buffet

Charlie Buffet

J’ai commencé à écrire pour XXI depuis la Chine, où je m’étais installé dans l’espoir de raconter autre chose que des histoires d’alpinistes. Mais on ne se refait pas. Les montagnes où j’aime toujours traîner mes crampons sont pour moi une scène fabuleuse des passions et des tragédies humaines. Les paysages me touchent quand le relief est tourmenté, les trajectoires de vie aussi. Je réalise une série documentaire sur le Tour de France de Lionel Daudet, qui a suivi pendant quinze mois la frontière de l’Hexagone sans s’en éloigner de plus de quelques mètres, et je publie aux éditions Guérin une biographie d’Erhard Loretan, prolongement d’un travail publié dans XXI n° 17, « Une vie suspendue ».

Doan Bui

Doan Bui

Je viens du Mans, où mes parents, originaires du Viêtnam, ont posé leurs valises. Après avoir hésité entre plusieurs métiers – paléontologue ou claviériste dans un groupe de rock –, j’ai finalement eu la chance de trouver ma voie : je suis journaliste, bref, je raconte les histoires des autres, et ce, comme grand reporter pour le Nouvel Observateur. L’an dernier, j’ai reçu le prix Albert-Londres pour un article sur les migrants tentant de gagner l’Europe via la Grèce ; j’y parlais d’exil, de mémoires, de deuils…

Monika Bulaj

Monika Bulaj

Photographe, reporte, documentariste et grande admiratrice de Marguerite Yourcenar, je suis née à Varsovie en 1966 et je me suis installée à Trieste en Italie. J’ai publié en 2013 Nur aux éditions Electa. Pour réaliser ce livre sur l’Afghanistan, j’ai parcouru le pays en bus, en taxi, en camion et en yak des confins iraniens jusqu’à la frontière avec la Chine. J’ai reçu en 2009 le prix Chatwin.

Émilie Buzyn

Émilie Buzyn

Après des études de biologie et de géologie, j’ai intégré l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, puis la Central Saint Martins de Londres. Passionnée par le domaine scientifique, je me suis lancée dans ce reportage sur le cosmodrome de Baïkonour. Le contraste entre l’aspect technique des activités spatiales et la rusticité de l’environnement m’a frappée. À chacun de mes trois séjours, j’ai été touchée par le romantisme de l’aventure spatiale qui a contribué à changer notre rapport au monde.

C

Linda Caille

Linda Caille

Née en 1976, à Grenoble, j’ai voulu devenir journaliste pour la première fois lorsque j’ai lu l’album de Lucky Luke Le Daily Star. Longtemps traumatisée par l’orthographe, j’ai suivi des études d’histoire avant d’obtenir la carte de presse et, depuis 2004, j’enquête sur des sujets aussi différents que les musulmans convertis, les Églises afro-chrétiennes ou les interdits alimentaires. Ce qui m’intéresse avant tout est le reportage. Pour le moment, j’ai troqué mes visas africains pour un passe Navigo cinq zones pour enquêter dans les ghettos de la région parisienne.

Joël Calmettes

Joël Calmettes

Né en 1960, j’ai réalisé de nombreux documentaires. Des portraits (Nelson Mandela, Gérard Garouste, Gilles Lapouge…) et des documentaires historiques (LeSoldat inconnu vivant, Livrez-nous Grynszpan…). En 2001, je réalise Histoires secrètes du Biafra, Foccart s’en va-t-en guerre. Je prépare un doctorat d’histoire, Les Guerres du Biafra 1964-1974.

Ariel Camacho

Ariel Camacho

Je suis tombé tout petit dans la marmite de la guerre d’Espagne. Mes parents, exilés politiques en France, étaient de tous les meetings et de toutes les manifestations. J’ai grandi dans le mythe et leur histoire a été la mienne aussi. A la maison, la violence révolutionnaire, sans jamais être éludée, a toujours été mesurée à l’aune des tueries commises par les franquistes.

Annalisa Camilli

Annalisa Camilli

Après l’agence Associated Press et la chaîne d’information italienne Rainews24, je suis entrée en 2007 à l’hebdomadaire italien Internazionale. Spécialisée dans les questions migratoires, je suis frappée de voir, malgré les promesses et les discours, combien les survivants de ce naufrage ont été oubliés.

Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère, 50 ans, est écrivain. Son premier roman, L'Amie du jaguar, est paru en 1983. D'autres ont suivi, entre autres La Moustache, La Classe de neige (prix Femina), L’Adversaire, tous parus chez POL et en Folio, ainsi qu’une biographie de Philip K. Dick, Je suis vivant et vous êtes morts (Points Seuil). Emmanuel Carrère a également écrit des scénarios pour la télévision et le cinéma – qui a adapté trois de ses livres. Depuis 2000, il se rend fréquemment en Russie, d’où il a rapporté un film documentaire, Retour à Kotelnitch, et un livre autobiographique, Un Roman russe. Il a collaboré au numéro 1 de XXI en publiant Le dernier des possédés, un long récit sur Edouard Limonov, écrivain sulfureux de la Russie post-communiste. Le livre qui a suivi, Limonov, a été récompensé par le prix Renaudot 2011.

Phil Casoar

Phil Casoar

Printemps 1983, dans un bistrot de Barbès. Le magnéto tourne. Une gitane maïs éteinte entre ses doigts, « Charlot » raconte : « Le prisonnier, on l’a passé de l’autre côté de l’Ebre en barque. Et ce jeune, il a été remis aux Espagnols, il a fini par être fusillé. Ben ouais, on a tous été affectés par cette histoire… » J’ai bien connu François-Charles Carpentier, dit « Charlot », un des volontaires internationaux qui capturèrent le Petit Phalangiste. C’est le premier à m’avoir parlé de cette histoire. « On était venu en Espagne pour se battre pour la liberté, pas pour fusiller des gens », disait-il. Comment aurais-je pu imaginer qu’un jour, je rencontrerais, à Saragosse, le frère du garçon fait prisonnier par Carpentier et ses camarades ?

Florentin Cassonnet

Florentin Cassonnet

Juste avant que la guerre n’éclate en Syrie, j’ai passé un an à Damas pour apprendre l’arabe. Je voulais voir ce qu’était devenu le pays. J’y suis retourné quelques mois après avoir terminé Sciences-Po. Pour financer l’expédition, j’ai fait déménageur. J’ai 24 ans, et je suis toujours déménageur.

Victor Castanet

Victor Castanet

Ancien reporter à i-Télé et au JT de Canal, j’ai décidé de tout lâcher pour gagner du temps. Rien à voir avec Bolloré, juste l’envie de saisir des quotidiens, de partager plus qu’un café, d’embrasser des colères. Depuis deux ans, on fait équipe avec Yaël. En Algérie, on a retrouvé d’ex-compatriotes qui ne regrettaient pas d’être revenus sur leur terre d’origine.

Sylvie Caster

Sylvie Caster

Journaliste et écrivain, Sylvie Caster promène régulièrement sa délicate plume dans XXI. Au Canard enchaîné, elle a tenu pendant treize ans une chronique hebdomadaire qui lui a valu le prix Mumm. Elle a publié en 1980 son premier roman, Les Chênes verts, puis Nel est mort, Bel Air, La Petite Sibérie, Dormir et Ici-bas, recueil de cinq histoires parues dans XXI.

Hannelore Cayre

Hannelore Cayre

A 40 ans, après avoir traversé la vie avec la sérénité d’un transatlantique, elle se rendit à l’évidence : sa jeunesse, bien qu’entretenue par une bonne hygiène de vie et un culte dévot pour le divertissement, était devenue quelque chose d’artificiel, d’éventé, comme un parfum qui aurait ranci. Elle se maria, conçut un enfant qui paracheva les ravages du temps, s’inscrivit au barreau de Paris, écrivit trois livres et réalisa en 2009 un long métrage pour le cinéma intitulé Commis d’office.

Jean-Thomas Ceccaldi

Jean-Thomas Ceccaldi

Journaliste et réalisateur depuis vingt ans, j’ai choisi depuis dix ans de privilégier l’approche documentaire de la société française. Je me suis intéressé à la délinquance des mineurs (L’Ecole mobile, des lascars dans la brousse, puis La Juge et les lascars, primés par la Fondation pour l’enfance), au surendettement (La Vie à crédit), à l’immigration (Fils et filles de), à la psychiatrie (Vies de fous). J’ai également réalisé un portrait de Nougaro. J’aime tourner dans la durée et privilégier le long cours au travers des destins individuels.

Patrice Chagnard

Patrice Chagnard

Après une licence de philosophie à La Sorbonne, je me suis passionné pour le cinéma au point de passer le plus clair de mon temps à la cinémathèque. Mon premier court métrage était le portrait d’un beatnik. Je suis devenu à mon tour hippie et ai voyagé seul, en Orient et en Asie, pendant quatre ans. Revenu à une existence plus « normale », je me suis mis à réaliser des films documentaires. Depuis quelques années, avec Claudine, je vis une nouvelle aventure : interroger le monde et le filmer à deux.

Sorj Chalondon

Sorj Chalondon

Journaliste, Sorj Chalondon a couvert l’actualité du conflit nord-irlandais pour Libération pendant plus de 30 ans. Proche de la cause nord-irlandaise, il a noué une relation d’amitié très forte avec un membre de l’IRA, Dennis Donaldson. De cette relation, et de la traîtrise de son ami, il a tiré un roman, Mon traître, et un récit pour le premier numéro de XXI. Il est titulaire du prix Albert-Londres en 1988 pour son travail en Irlande du nord et sur le procès de Klaus Barbie. Il a publié chez Grasset Le petit Bonzi (2005), Une promesse (2006), prix Médicis, et Mon traître (2008).

Solène Chalvon

Solène Chalvon

À 24ans, à la suite d’un long voyage en Asie centrale, je pose mes valises en Afghanistan. À Kaboul, je me lie d’amitié avec des étudiantes en droit, militantes féministes, qui m’amènent à sillonner le pays. Et à découvrir le travail de journaliste. Quelques années plus tard, en Guinée forestière, dans un centre médical de traitement d’Ebola, j’écoute un infirmier en combinaison de plastique raconter la légende de la sorcière de Pita…

Aurélie Charon

Aurélie Charon

Née en 1985, j’essaie de rassembler les contraires : étudier à Sciences-Po et à la fac de théâtre Paris-3, apprendre le japonais et commencer l’arabe, faire de la radio et du théâtre. Je pars deux ans à New York, à l’ambassade pour une saison de théâtre, puis à l’université NYU en journalisme documentaire. Entre France Inter et France Culture, je fais des chroniques et des reportages culturels, des documentaires avec mon amie Caroline Gillet. J’aime travailler sur la mémoire : au Liban, en Israël, aux Etats-Unis, et aujourd’hui en Algérie.

Ève Charrin

Ève Charrin

Journaliste et auteur, passée par New Delhi et Bruxelles avant de me poser à Paris, je cherche à comprendre (d’abord) et à faire comprendre (ensuite) les rapports de force qui façonnent le monde. C’est pourquoi j’ai beaucoup écrit sur des sujets économiques. Et par goût des récits, je publie régulièrement des articles sur des livres dans Les Échos, le mensuel Books et La Nouvelle Quinzaine littéraire. J’aime aussi raconter les gens et les lieux, en saisir l’histoire et la singularité. Ce qui m’a amenée à écrire trois livres, dont récemment La Course ou la ville (Éd. Seuil, 2014).

Marianne Chaud

Marianne Chaud

Montagnarde de naissance, ethnologue de formation, réalisatrice de profession, je passe depuis dix ans une partie de l’année au Zanskar, en Himalaya. Là-bas, je m’appelle Angmo, je parle le Zanskari et retrouve les familles amies dont je partage la vie. Emerveillée par les lumières si belles de ces terres désertiques, je me suis achetée une caméra pour partager ce qui me paraît le plus précieux : la relation nouée avec les Zanskari, à priori si différents et pourtant si proches.

Ariane Chemin

Ariane Chemin

Grand reporter au Monde, puis aujourd’hui au Nouvel Observateur, elle aime la politique, les faits divers et n’oublie jamais complètement la Corse, où les deux savent si bien se croiser. Elle trouve que les cérémonies en tout genre racontent beaucoup de l’époque, des lieux et des gens. C’est le cas de La Nuit du Fouquet’s (Fayard, 2007), scène primitive du sarkozysme croquée avec Judith Perrignon, ou de Fleurs et couronnes (Stock, 2009), récits émus d’obsèques qui, avec six hommes, enterrent aussi le siècle passé.

Adeline Chenon Ramlat

Adeline Chenon Ramlat

Reporter indépendante, je me suis installée au Liban, puis en Syrie. C’est là que m’attendait l’amour et j’ai vécu en plein désert syrien avec l’élu de mon cœur auprès des tentes de ma belle-famille bédouine. Sans ces drames, je serais bien restée à m’occuper de nos faucons et de nos moutons, à parcourir la Syrie, l’Irak et la Jordanie. Le destin en a décidé autrement. Je regrette la chaleur humaine de ce Proche-Orient qui m’a inspiré un livre, Ma Syrie, aux éditions ÉLP.

Pierre Christin

Pierre Christin

Avec Jean-Claude Mézières, il a créé en 1967 la première saga interstellaire française, Valérian. Avec Enki Bilal, il est l’auteur de classiques comme Les Phalanges de l’ordre noir (1979) ou Partie de chasse (1983). Cette année, il publie chez Dargaud Léna et les trois femmes (avec André Juillard), Boulevard des crimes (avec Annie Goetzinger) et un recueil de ses récits de voyage illustrés, Les Correspondances de Pierre Christin, sous une couverture de Bilal avec, entre autres, Jacques Ferrandez, Jean-Claude Denis, Miguelanxo Prado… Il est également auteur de romans et a longtemps dirigé l’école de journalisme de Bordeaux.

Patrice Claude

Patrice Claude

Trente-cinq ans de reportages aux quatre coins du monde, dont deux décennies comme correspondant permanent du Monde en Afrique, puis en Asie, en Europe et enfin au Moyen-Orient. Des guerres, des révolutions, des résistances armées. Quelle distance le journaliste doit-il prendre par rapport à la violence de certaines situations ? Condamner, rejeter, comprendre, accompagner, voire s’identifier ? Une vie de terrain, de rencontres, de peurs et de joies indicibles, et toujours pas de réponse définitive. Les voyageurs plumitifs travaillent, aussi, pour l’Histoire. Expliquer, expliciter, éclairer les complexités, honnêtement, complètement, oui, mais sans mettre, jamais, son drapeau dans sa poche. Une conception du métier, une parmi d’autres. L’avantage de celle-ci par rapport à celles-là ? Redevenu indépendant, le vétéran pigiste n’est plus commissionné que pour ce qu’il sait, ce qu’il est.

Joseph Confavreux

Joseph Confavreux

Joseph Confavreux est producteur-coordinateur de l’émission de documentaire et de reportage Sur Les Docks, diffusée quotidiennement sur France Culture. Il a publié l’année dernière, en collaboration avec Alexandra Romano, un guide pas pratique mais politique de l’Égypte, aux éditions La Découverte, intitulé Égypte, histoire, société, culture. Chez le même éditeur, il a co-dirigé un ouvrage associant journalistes, sociologues et écrivains, La France Invisible, en 2006.

Olivier Courtois

Olivier Courtois

Un peu écrivain, journaliste de peu, je n’ai jamais reçu les prix Goncourt ou Albert Londres. Il faut me chercher ailleurs, peut-être sur la route, sur les routes, celles de France que je sillonne en auto-stop et celles d’Inde où je passe plusieurs mois chaque année. Avec une même envie : écouter les histoires des autres. Certaines de ces histoires deviennent des reportages, pour la presse quand j’écris des articles et pour les chaînes quand je tourne des reportages.

Louise Couvelaire

Louise Couvelaire

Mon premier séjour aux Etats-Unis, j’avais 10 ans, je ne parlais pas un mot d’anglais. Un cauchemar. Mais deux mois plus tard, j’en suis repartie emballée, déjà fascinée par l’Amérique. A peine mes études terminées à Paris, j’ai filé à New York où j’ai débuté au Nouvel Observateur, avant de rejoindre le service Economie, puis ParisObs. Les Etats-Unis ne m’ont jamais quittée. Je n’ai cessé d’y retourner, pour Le Nouvel Obs ou pour Le Monde 2. J’ai publié, en 2008, un essai sur la campagne présidentielle, Desperate White House. Je suis partie cette année à la rencontre de jeunes qui, comme Hannah, veulent réinventer leur pays.

Dane Cuypers

Dane Cuypers

J’ai un ami qui m’appelle « la femme dehors ». J’ai une véritable addiction au soleil, au ciel, à la lumière. Je ne peux écrire qu’au bistrot. Je fais écrire aussi : dans des parcs, sur des sentiers. J’ai publié un livre (très joyeux !), Question de style (CFPJ), qui raconte mes ateliers d’écriture avec de jeunes journalistes. Et deux fictions, Parasols (Climats) et Les Aventures mystiques d’une toute petite fille (Melville). J’ai rencontré le Cambodge par hasard, j’en ai été retournée et j’ai écrit Tourments et merveilles en pays khmer paru chez Actes Sud en 2009. J’ai organisé en 2010 un festival de cinéma à L’Entrepôt à Paris autour du Cambodge et récidivé en 2011. Le Cambodge n’est pas de tout repos mais le peuple cambodgien est irrésistible… J’ai un blog www.atmotsphere.org, que je qualifie de «sentimental et coléreux», où je me commande des papiers : c’est délicieux.

Sylvain Cypel

Sylvain Cypel

Aller voir ailleurs, c’est ce que j’ai toujours aimé le plus au monde. Aller voir autrement, aussi. J’ai donc passé une grande partie de ma jeunesse en Israël, et beaucoup voyagé. Dans le journalisme, j’ai été directeur de la rédaction de Courrier international et occupé diverses fonctions au Monde, dont celle de correspondant permanent à New York. C’est là que j’ai découvert, avec un certain effroi, l’impact croissant de la génétique sur les sciences humaines, en particulier sur certaines conceptions de l’histoire.

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Gaspard d’Allens

Gaspard d’Allens

Formé aux « éléments de langage » dans les couloirs feutrés des cabinets ministériels où j’ai passé près de deux ans, je garde une fâcheuse tendance à l’emphase et au discours prémâché. Mais aujourd’hui, à 24 ans, je me soigne et cours la France à la recherche de ces alternatives qui façonnent le territoire et transforment notre imaginaire.

Filippo D’Angelo

Filippo D’Angelo

Italien de Gênes, je vis à Paris depuis 1998. Après une thèse sur la littérature libertine et plusieurs années à l’université, j’ai compris que je n’aimais pas la recherche et n’avais pas grand-chose à enseigner. J’ai publié un roman, La Fin de l’autre monde (éd. Noir sur blanc), des nouvelles et des traductions. Avant de partir en Centrafrique, je n’avais jamais écrit de reportage et n’étais jamais allé en Afrique.

Andreas Dalsgaard

Andreas Dalsgaard

J’ai rencontré Antanas Mockus en 2009, lors du tournage de mon précédent film, Cities of speed: Bogotá Change. L’année suivante, il se présentait aux élections présidentielles et entraînait ma caméra dans son sillage. Pour moi, Danois, venu du Vieux Monde, c’était là une chance unique d’observer la politique en mouvement. J’ai vu ensuite les idées d’Antanas Mockus imprégner l’Europe. Aujourd’hui, au Danemark, L’Alternative fait 5%. Ce parti n’est ni de gauche ni de droite; c’est une révolution du milieu. Je ne lui prédis pas un avenir à la Mockus, mais ça m’intéresse. Grâce à ce doux dingue, le destin de la Colombie a complètement changé.

Thomas Dandois

Thomas Dandois

Au début, cofondateur de l’agence Camicas Productions, je pensais soigner mon envie de voir le monde à coup de grands reportages : Somalie, Birmanie, bande de Gaza, Sahara… Après quinze ans de traitement intensif, il faut bien admettre que cette maladie de semelles ne s’arrange pas. Depuis décembre 2011, Simon et Noah me donnent deux bonnes raisons de rentrer.

Marie Darrieussecq

Marie Darrieussecq

Je suis née au Pays Basque à la fin des années 1960, au fond du golfe de Gascogne, sur la latitude 43. Ensuite, j’ai écrit une dizaine de romans, tous chez POL. Je ne savais pas qu’écrire m’amènerait à voyager autant, à changer à ce point de latitude, à apprendre d’autres langues, à voir s’élargir le monde. Plusieurs voyages m’ont menée en Afrique, dans diverses Afriques, dont la très particulière Éthiopie. La rencontre avec plusieurs femmes m’a donné envie d’écrire ce texte.

Nikos Dayandas

Nikos Dayandas

Je suis né voilà trente-huit ans avec un défaut de fabrication : un point d’interrogation géant planté dans le cerveau. Mes héros s’appelaient Jacques Cousteau et Indiana Jones. J’ai décidé de devenir archéologue sous-marin et de gagner ma vie en posant des questions. À la fac, j’ai arrêté l’archéologie, ce qui a rassuré mes parents: les explorateurs ne gagnent pas un rond… mais les réalisateurs aussi ne gagnent pas un rond.

Renaud De Heyn

Renaud De Heyn

Je raconte mes voyages pour partager ce que j’ai pu comprendre de l’autre. Un peu d’aventure, de plus en plus de couleurs et du récit qui fasse réfléchir. J’ai fait du carnet de voyage ("La Tentation", "La Cinquième Couche") et de l’adaptation littéraire ("Vent debout", Casterman) avant de revenir au réel avec « La Route du kif », mon premier reportage pour XXI. "Soraïa" (Casterman) en est un prolongement. "Cieux", qui paraît cet automne, est un recueil de dessins du ciel réalisés principalement à Bruxelles, où je vis et travaille.

http://grandpapier.org/renaud-de-heyn/

Saskia de Rothschild

Saskia de Rothschild

Journaliste italo-française, j’ai grandi à Paris. Après des études de littérature et de philosophie, je décide de quitter le monde des livres pour celui de l’entreprise. Cinq ans et de nombreux cours de comptabilité plus tard, le diplôme d’HEC en poche, je ne rêve toujours que d’écrire et je pars à New York pour la Columbia University. De retour à Paris, j’écris des histoires pour des films, un roman et je collabore à l’International Herald Tribune.

Daniel De Roulet

Daniel De Roulet

Je suis né en terrain neutre. Genève 1944, études d’architecte, nombreux gagne-pain y compris dans l’informatique, pour une banque, une centrale nucléaire, une caserne de pompiers. À 53 ans, j’ai tout lâché, me suis mis au roman et à la course à pied. J’appelle « mondialité » le bon côté de la mondialisation, j’en ai fait quelques livres, dont une saga de dix romans qui se termine avec "Le Démantèlement du coeur" (Éd. Buchet-Chastel). Je collabore à une belle revue qui s’appelle "La Couleur des jours".

William de Tamaris

William de Tamaris

Après avoir cuisiné pour des oligarques moldaves, je me suis retrouvé, par hasard, journaliste au Sénégal. Puis, je me suis installé à New Delhi. Amoureux de ce pays-continent, m’y perdre est un plaisir quotidien, mais depuis deux ans, j’assiste, médusé, à la montée en puissance des nationalistes hindous. Ça ne m’empêche pas de sourire à chaque vache croisée au milieu de l’autoroute.

Fred De Vries

Fred De Vries

Journaliste et écrivain néerlandais, je me suis installé à Johannesburg en 2003 pour travailler sur une biographie du poète Sinclair Beiles. En lieu et place, j’ai publié Club Risiko, une enquête intime sur la musique underground des années 1980. Puis, en 2012, Afrikaners, une histoire des colons venus de Hollande, d’Allemagne et de France. Le destin d’Oscar Pistorius me fascine, mais il faudrait tout de même que je termine ma biographie de Sinclair Beiles.

Csilla Deak

Csilla Deak

Je suis née à Paris en 1984 d’une mère française et d’un père hongrois de Transylvanie, né dans une ville hongroise qui devint roumaine quelques mois après sa naissance. Grâce au jeu géopolitique du XXe siècle, j’ai des oncles et tantes hongrois en Roumanie, à Paris et au Brésil. Les frontières, les migrations et les identités multiples sont une affaire familiale. Je vis à Bruxelles où j’anime une programmation culturelle pluridisciplinaire tout en pratiquant la musique et l’écriture.

Vincent Defait

Vincent Defait

J’ai posé le pied pour la première fois en Afrique en 2002, au Mali. Puis, j’ai voyagé dans la région, un peu. J’ai vécu en Côte d’Ivoire, pas longtemps. Depuis2011, me voilà en Éthiopie, sur laquelle j’ai écrit un livre qui dort dans mon disque dur. Plus le temps passe, moins je suis fan des «spécialistes de l’Afrique», journalistes ou chercheurs.

Léo Delafontaine

Léo Delafontaine

Né en 1984, diplômé en photo et en littérature, je me consacre à la photographie documentaire et plus particulièrement aux réappropriations décalées de lieux ou d’institutions, dont les « micronations » sont l’une des manifestations les plus fascinantes. J’ai réalisé en 2011 un reportage sur les trois monothéismes pour le festival des Photaumnales (Éd. Diaphane).

Gaspard Delanoë

Gaspard Delanoë

Le mot «performeur» me semble le plus adéquat pour décrire mes différentes activités (colporteur de journaux, comédien, ouvreur de squats artistiques, chroniqueur, candidat à diverses élections…). Je suis né en mai 1968 à Dijon et je viens de publier mon premier récit aux éditions Plein Jour, Autoportrait (remake), une reprise du fameux Autoportrait d’Édouard Levé.

David Le Deodic et Marie Deshayes

David Le Deodic et Marie Deshayes

David Le Deodic est photographe au journal Sud Ouest depuis 1999. Peut-être parce qu’il a lui-même grandi en cité, il a été attiré par ce projet qu’il suit depuis ses débuts. Très vite, il a eu envie de davantage creuser ce sujet, sur son temps personnel. Marie Deshayes le rejoint en mai dernier. Journaliste à Sud Ouest pendant près de 5 ans, elle est aujourd’hui indépendante.

David Le Deodic et Marie Deshayes a écrit pour XXI

Denis Deprez

Denis Deprez

Denis est né en 1966 et a fait 3 années de biologie avant de se diriger vers l'institut Saint Luc de Bande Dessinée. Il a fondé la maison d'édition FREON (devenue FRMK) et a publié 5 livres pour Casterman. Il travaille actuellement sur la vie et l'œuvre de l'architecte japonais Tadao Andô pour un film d'animation. Denis Deprez et Jia Yi se sont rencontrés en Chine. Ils vivent aujourd’hui à Bruxelles et ont un enfant.

David Le Deodic et Marie Deshayes

David Le Deodic et Marie Deshayes

David Le Deodic est photographe au journal Sud Ouest depuis 1999. Peut-être parce qu’il a lui-même grandi en cité, il a été attiré par ce projet qu’il suit depuis ses débuts. Très vite, il a eu envie de davantage creuser ce sujet, sur son temps personnel. Marie Deshayes le rejoint en mai dernier. Journaliste à Sud Ouest pendant près de 5 ans, elle est aujourd’hui indépendante.

Hélène Desplanques

Hélène Desplanques

Réalisatrice de documentaires, j’habite Lille. Quand les entreprises se sont mises à tomber comme des mouches autour de chez moi, j’ai voulu comprendre. De là est né Liquidation totale, un film consacré à la lutte des ouvrières de Samsonite à Hénin- Beaumont. La mondialisation, l’économie et ses crises sont des énigmes que je tente de percer. Mes études de littérature et de cinéma ne m’ont pas préparée à plonger dans le grand bain du capitalisme financiarisé, mais elles m’aident à percevoir le réel : un inépuisable vivier d’histoires extraordinaires.

Marie Desplechin

Marie Desplechin

À 57 ans, j’ai la chance de pouvoir utiliser ma double expérience de romancière et de journaliste pour approfondir les sujets qui éveillent curiosité et enthousiasme, et les partager. J’ai consacré, avec le photographe Denis Darzacq, un livre à la ville de Bobigny (Éd. Actes Sud, 2006) et écrit plus récemment, à la demande de la Maison des écrivains et de la littérature, un discours sur le changement climatique, adressé « aux enfants » dans le recueil Du souffle dans les mots (Éd. Aubier, 2015). Rencontrer le maire de Grande-Synthe et passer du temps dans la ville a nourri ma réflexion sur l’enjeu très politique du « comment vivre, mieux, et ensemble ».

Michel Despratx

Michel Despratx

J’ai fait du journalisme pour vivre au-dessus des lois et jouir de privilèges inaccessibles aux gens. T’introduire où tu veux, même si c’est interdit. Connaître des secrets si secrets que même toi, tu les gardes. Passer des frontières sans autorisation, en se riant des lois. Exiger d’un chef d’État qu’il réponde à ta question, et même à ta deuxième question. Entrer en confidence avec un bandit, un pape, un tortionnaire, un cannibale, un tueur à gages, un aborigène, un vendeur d’armes, un médium, un patron voyou, un président élu par la fraude, un trafiquant d’héroïne pour le compte de la CIA et même, si l’actualité le permet, un employé de bureau. Le journalisme donne un prétexte idéal pour approcher ces humains que la morale indique de ne jamais fréquenter. Mais si c’était à refaire, j’aurais été guitariste manouche.

Jean-Jérôme Destouches

Jean-Jérôme Destouches

J’ai 30 ans et j’ai décidé de quitter la France pour me perdre afin de me trouver. C’est au pays du tango et des fiers gauchos que j’ai découvert qui j’étais. Convaincu de l’importance du reportage afin de faire évoluer les mentalités, je fais des photos et j’écris les articles de mes travaux. J’ai pris conscience du privilège du métier de reporter en me glissant dans la vie intime des prisonnières de l’unité 33 en Argentine, et de leurs enfants « condamnés », pendant ma première année d’études de communication et de photojournalisme à Buenos Aires.

Hélène Devynck

Hélène Devynck

Journaliste, elle a commencé à TF1, puis participé à la création de LCI où, pendant plus de dix ans, elle a écrit et présenté des journaux quotidiens, des émissions politiques et culturelles. Elle a un moment fait la même chose à i-Télé mais le coeur n’y était plus. Elle a arrêté la télévision pour monter une société de conseil et de média-training, In & Off. Elle aime, par ailleurs, essayer de faire comprendre l’économie et les sciences, et pour y parvenir, les comprendre mieux elle-même.

Omar Victor Diop

Omar Victor Diop

Né en 1980 à Dakar, je suis diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et de l’Institut supérieur de management de Dakar. J’ai appris la photographie en autodidacte, et me suis fait connaître avec la série Le Futur du beau, exposée aux Rencontres de Bamako en2011. Jem’inscris dans la culture pop africaine des années1980, en héritier des photographes de studio comme Seydou Keïta et Malick Sidibé. Je suis représenté en France par la galerie Magnin-A.

Albert Drandov

Albert Drandov

Né à Paris, en 1959, je découvre les joies de l’agitation politique façon Le Péril jeune dans le Saint-Denis bouillonnant des années 1970. Après une formation d’historien, je dis niet au métier d’enseignant qui me tend les bras. Peur de la routine et d’une « vie Camif » toute tracée. Mon rêve : être payé pour découvrir et raconter le monde. Direction la presse. Après quinze ans d’enquêtes, je choisis d’appliquer les outils du journalisme à la BD. Premier essai en 2004 avec l’album Amiante, chronique d’un crime social. Mais mon appel, en 2006, à la création d’une revue de « BD documentaire et de reportage » fait flop. Vexé, j’écris deux autres BD d’enquête (Merci patron !, Au nom de la bombe) et monte Mémoire et BD, association chargée de valoriser la BD sociale et historique via des expos, des rencontres, un prix, un festival (à Barcelone), etc. Ah oui… mon QG pour causer du boulot ou d’une virée entre copains reste le bistro. À Paname !

Jérémie Dres

Jérémie Dres

Diplômé des Arts déco de Strasbourg en 2007, je travaille à Paris. C’est après un périple en Pologne sur les traces de ma famille que je me suis mis à écrire des romans graphiques. Depuis, mes voyages sont souvent une source de questionnement sur mon identité, et d’inspiration pour mes livres et mes récits pour la presse.

Jan Hinrik Drevs

Jan Hinrik Drevs

Né en 1968, Jan Hinrik Drevs a grandi à Lübeck, dans le nord de l’Allemagne. Etudiant à l’université de Tübingen, puis à San Francisco, il a commencé à travailler comme journaliste de télévision. Après des années passées à produire de nouveaux programmes, il est devenu free-lance et s’est concentré sur la direction de long documentaires pour la télévision allemande. Il a reçu de nombreuses récompenses. Le sous-marin de M. Pilipenko est le premier documentaire de 90 minutes qu'il dirige. Jan Hinrik Drevs vit à Ratzeburg, près de Hambourg.

Marie Dubois

Marie Dubois

Né sous le signe des Gémeaux, j’ai toujours aimé faire deux choses à la fois : une formation scientifique et les Beaux-Arts, des films à la Femis et des croquis de presse. Aujourd’hui, je monte des reportages avec les journalistes de l’agence Capa, et je travaille sur des BD que je publie sur mon blog quandonypense.fr.

http://quandonypense.fr

Gwenn Dubouthoumieu

Gwenn Dubouthoumieu

Arrivé en République démocratique du Congo en 2007, j’ai d’abord travaillé pour une ONG spécialisée dans le déminage. Petit à petit, je me suis intéressé à la photographie et j’ai quitté en 2010 mon travail pour me consacrer à des projets documentaires, dont Les Mangeurs de cuivre. En avril 2012, je me suis installé à Paris où je travaille depuis comme photographe indépendant.

Jean-François Dupaquier

Jean-François Dupaquier

63 ans, diplômé de Sciences-Po, je suis écrivain-journaliste et témoin-expert au Tribunal pénal international pour le Rwanda. J’ai découvert l’Afrique des Grands Lacs comme coopérant en 1971 au Burundi et presque aussitôt les ravages de la manipulation identitaire et la haine. D’un journal à l’autre – Le Quotidien de Paris, L’Evénement du jeudi, et même dans mon journal local –, l’Afrique ne m’a plus quitté. Je parviens difficilement à faire court pour en parler…

E

Maryam Ebrahimi

Maryam Ebrahimi

Née en 1976 à Téhéran, j’ai étudié la théorie artistique avant de poursuivre mon travail sur l’art dans le domaine public en Suède où je réside. J’ai réalisé beaucoup de vidéos artistiques, dont The Death Row, sur le droit des femmes à l’éducation en Afghanistan. Je m’intéresse particulièrement au Moyen- Orient et aux femmes.

Helène Erlingsen

Helène Erlingsen

Helène Erlingsen est née en 1952 à Saint-Louis du Sénégal. Fille d'un sous officier, mort pour la France pendant la guerre d'Algérie, elle a fait une partie de ses études à Agen, dans le Lot-et-Garonne, d'où est originaire sa famille. Journaliste à France 3, elle est titulaire d'un doctorat en sciences politiques et diplômée des Hautes Etudes de la Défense nationale et de la Sécurité Intérieure. Aujourd'hui elle termine une seconde thèse, en droit du travail.

Alexia Eychenne

Alexia Eychenne

Adolescente, j’ai découvert l’Inde par ses clichés : ses films sucrés, ses grandes fresques littéraires, son incroyable beauté décrite par les voyageurs et les photographes… de quoi donner des envies d’ailleurs. Apprentie journaliste, j’y ai fait mes premiers reportages. À force d’en rêver, j’ai eu envie d’y retourner pour écouter des voix dissonantes connaissant les coulisses de l’Inde magique et enchantée.

F

Morgan Fache

Morgan Fache

C’est à partir de 2011 seulement que j’ai décidé de me consacrer à une pratique indépendante de la photographie. De ma première vie de travailleur social, j’ai gardé une sensibilité pour les sujets documentaires sur les questions de territoires, d’inégalité et de communauté. Depuis 2012, je suis membre du collectif Item, basé à Lyon.

David Fauquemberg

David Fauquemberg

Né en 1973, je vis dans le Cotentin entre deux voyages. Après des études de philosophie, j’enseigne un an avant de prendre la tangente. Direction l’Australie, qui inspirera mon premier roman, Nullarbor, prix Nicolas-Bouvier en 2007. Après m’être immergé des mois durant dans les communautés aborigènes du Kimberley, le milieu de la boxe à Cuba (Mal tiempo, prix Millepages 2009) et celui des gitans flamencos d’Andalousie (Manuel El Negro, 2013), je pensais avoir fait le plus dur : c’était compter sans l’étrange confrérie des chercheurs de Ny-Ålesund…

Guillemette Faure

Guillemette Faure

Guillemette a passé douze ans aux Etats-Unis où elle a travaillé pour au moins la moitié de la presse française du Figaro aux Inrockuptibles, deTêtu à La Croix. Elle adore New York, dont elle explique avoir encore découvert un nouveau pan avec cette enquête sur le fundraising. Pendant ses années aux Etats-Unis, elle a écrit un livre (sérieux) sur les femmes condamnées à mort aux Etats-Unis (Je ne suis pas Karla, aux Editions du Serpent à Plumes), un autre (léger) sur les idées toutes faites que les Américains ont sur les Français (La France Made in USA, aux Editions Jacob Duvernet). Elle prépare actuellement un quatrième livre sur ses vacances ratées avec Nicolas Sarkozy l’été dernier. Elle vient de rentrer vivre à Paris.

Eliane Faure

Eliane Faure

Au milieu des années 1980, à Radio France, je m’occupais des questions de politique locale et, déjà, d’environnement. Devenue reporter à Géo, j’ai travaillé sur les dangers du nucléaire en France avant d’entamer une série de reportages sur le monde méditerranéen, notamment. J’ai publié L’Andalousie aux Éditions du Chêne.

Clarisse Feletin

Clarisse Feletin

Réalisatrice, j’ai commencé par larguer les amarres après les études. Deux transatlantiques en voilier et en stop, puis un an en Océanie et en Amérique du Sud, pour planter une caméra dans des tribus isolées. Je me suis aussi intéressée à une grande résistante méconnue et en ai tiré un livre, Hélène Viannay, l’instinct de résistance. En parallèle, j’enquête, depuis plus de treize ans, sur les problématiques de l’incinération et la pollution aux dioxines. Jamais, avant La juge et l’affaire des dioxines (mention spéciale au festival Figra), je n’avais pénétré dans le secret de l’instruction.

Carine Fernandez

Carine Fernandez

Je crois faire partie de l’espèce répertoriée par Manganelli de ceux qui ne sauront jamais nouer leurs lacets de chaussures, les inadaptés, les enfants de la lune, qui n’appartiennent jamais à rien, mais sont de partout. J’ai passablement bourlingué à travers le monde et les livres. Vingt ans d’expatriation (Liban, Égypte Arabie, États-Unis) et deux thèses de doctorat pour le fun. Puis un retour en France et le passage à l’acte : l’écriture. J’ai publié trois romans aux éditions Actes Sud (le dernier, La Saison rouge), ainsi que des articles de recherche universitaire sur Gérard de Nerval et William Beckford. Actuellement, je vis à Lyon où je suis enseignante.

Jacques et Pierre Ferrandez

Jacques et Pierre Ferrandez

Dessinateur et scénariste, Jacques Ferrandez est né en 1955 à Alger. Ancien élève de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs, il publie pour la première fois en avril 1978 dans la revue A suivre, il y a exactement 30 ans. En 1987, il met en chantier les Carnets d’Orient, sa grande fresque sur l’histoire de l’Algérie, de la conquête à l’indépendance. Depuis 1998, il se frotte au genre BD-reportage avec des carnets sur l’espace méditerranéen, la Syrie, Istanbul, l’Irak, le Liban, la Bosnie-Herzégovine et récemment Retours à Alger (Casterman). Pierre Ferrandez dessine depuis qu’il est tout petit et a souvent accompagné son père dans ses voyages. Il y a même deux dessins de lui dans l’album Istanbul… Actuellement étudiant à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués Olivier de Serres à Paris, c’est dans XXI avec Cuba, père et fils qu’il publie vraiment pour la première fois.

Jean-Pierre Filiu

Jean-Pierre Filiu

Né en 1961, j’ai découvert Alep à l’âge de 18 ans. Après des expériences dans l’humanitaire, j’ai intégré le Quai d’Orsay et servi, entre autres, dans les ambassades de France à Amman, Damas et Tunis. Depuis 2006, j’ai quitté la carrière diplomatique pour devenir professeur à Sciences-Po. Historien et arabisant, j’ai aussi enseigné sur les campus de Columbia et de Georgetown. J’ai écrit dix livres, dont Le Nouveau Moyen-Orient, Les Peuples à l’heure de la révolution syrienne (Éd. Fayard, 2013), les scénarios de deux romans graphiques… et les textes de deux chansons. Ce séjour à Alep aurait été impossible sans mon ami Ammar Abd Rabbo, qui m’a accompagné à chaque instant et à qui j’exprime ma profonde reconnaissance. Je tiens enfin à dédier ce reportage à Didier François, à Edouard Elias, et à tous les journalistes enlevés en Syrie.

Eric Flandin

Eric Flandin

Spécialiste des pays de l’Est et de l’Afrique, j’ai collaboré avec des télévisions européennes et avec la presse internationale. Sensible aux questions écologiques, je viens de terminer Prince de Valaquie, un roman sur fond de crise économique et dégâts environnementaux. Je tourne actuellement un long-métrage consacré à une femme de 87 ans qui réalise enfin son rêve de devenir danseuse professionnelle.

Élisabeth Fleury

Élisabeth Fleury

Élisabeth Fleury est grand reporter au Parisien, spécialiste des questions judiciaires, Rémi Lainé fait des documentaires pour la télévision. Elle lui a présenté Gérard Fesch un jour de septembre 2012. Ce devait être une rencontre rapide, cinq heures plus tard, ils étaient toujours captivés par son récit. Ils ont décidé de se plonger dans son histoire.

Lucas Foglia

Lucas Foglia

J’ai grandi dans une ferme de Long Island, à une quarantaine de kilomètres de New York. Mes grands-parents l’avaient acheté dans les années 1960. Nous la chauffions au bois, avions un potager et recevions de nombreuses visites. Ma mère, Heather Forest, écrivait des livres pour enfants. Je suis devenu photographe après être passé par l’école d’art de Yale et je vis dans une communauté des environs de San Francisco. Nous faisons pousser des légumes et nous approvisionnons auprès des fermiers locaux. Quand je ne voyage pas, mes amis passent régulièrement. Mon premier livre, A Natural Order, a été publié par Nazraeli Press.

Luc Folliet

Luc Folliet

Je suis né en 1979. A 10 ans, en expression écrite, mon prof de CM1 nous a demandé ce qu’on voulait faire plus tard. J’ai écrit « journaliste sportif ». J’ai eu 8,5/10. C’était un bon début. Sorti de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, j’ai enchaîné les piges (i>Télé, Infosport, Reuters…), puis j’ai pris Nauru à bras-le-corps pendant quatre ans. De cette expérience sont nés un documentaire et un livre, Nauru, l’île dévastée (La Découverte). Depuis un an, je tourne des émissions culinaires pour Cuisine TV et prépare un documentaire sur l’Afrique du Sud.

Stéphane Foucart

Stéphane Foucart

Stéphane Foucart, 34 ans, est journaliste au quotidien Le Monde depuis huit ans. Il est rattaché au service Environnement & Sciences où il couvre, entre autres, les sciences du climat mais aussi, parfois, l'assyriologie ou l'archéologie du Proche-Orient.. Auparavant, il a vécu et travaillé deux ans à Amman, en Jordanie où il a été responsable des publications francophones du quotidien Ad-Dustour et stringer pour L'Express, Arabies…

Jean-Louis Fournier

Jean-Louis Fournier

Son ami Pierre Desproges disait de lui qu’il est « un fou chiffonné, cerné d’angoisses existentielles, pour qui tout allait bien jusqu’au 19 décembre 1938, jour maudit où il est né » à Calais. Mis à la porte de l’Institution Saint-Joseph d’Arras pour avoir mis la statue de la Sainte Vierge dans les « chiottes », il risquera l’excommunication. Il ira ensuite faire son intéressant à Paris. À la télévision, il réalise La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède et crée des dessins animés. Puis il écrit des livres… Comme à l’école, il essaie toujours de faire rire ses petits camarades.

Irène Frachon

Irène Frachon

J’ai décidé d’être médecin à l’âge de 5 ans. Une vocation « banale » au fond : vouloir soigner, à l’image du grand Albert Schweitzer dont on me parlait le dimanche, dans le cadre de l’enseignement chrétien protestant que je recevais. Je n’ai jamais regretté d’avoir choisi ce métier. L’histoire que je raconte peut apparaître paradoxale au regard de ma vocation de soignant, mais finalement Primum non nocere (« Ne pas nuire ») n’est-il pas le principe premier de la vocation de médecin ?

Benoît Francès

Benoît Francès

Né en 1976 à Montpellier, deux enfants. Premiers articles, tout jeune, dans Midi libre. Sorti désabusé du Centre de formation des journalistes, je deviens secrétaire de rédaction (Libération, Le Figaro, Télérama…). A côté de ça : critique rock, textes et sons pour La Parole errante du dramaturge Armand Gatti. Fatigué de la vie parisienne, j’ai pris un aller simple pour l’Asie et achevé ce long voyage en… Tanzanie. Désormais heureux Bruxellois, je travaille sur des sujets liés à la justice internationale et suis correcteur à La Libre Belgique.

McKenzie Funk

McKenzie Funk

Aventurier et journaliste, McKenzie Funk se passionne pour le changement climatique depuis une expédition en 2006 dans l’Arctique avec des soldats canadiens chargés de reconnaître les futures voies maritimes du Grand Nord. Ces cinq dernières années, il s’est rendu dans vingt-trois pays pour y rencontrer les différents acteurs du réchauffement. Son travail a été publié dans différents magazines : le Harper’s, National Geographic, Rolling Stone. Il vient de publier Windfall (Éd. Penguin Press).

G

Nicolas Gallon

Nicolas Gallon

Né à Paris, j’obtiens difficilement un bac "techniques commerciales" mais je sais déjà que je serais photographe. J’apprends le métier en assistant des photographes de studio qui me paient en pellicules. Après de premiers voyages photographiques à l’étranger, j’intègre la chaotique mais accueillante agence Wostok où je me forme au métier de photographe de presse. Je travaille aujourd’hui au sein du collectif Contextes où les commandes corporate permettent de financer la réalisation de travaux personnels. Je me consacre aux questions sociales et environnementales.

Balazs Gardi

Balazs Gardi

Photographe freelance hongrois de renom, Balazs Gardi (Afghanistan : la vallée) aime à se concentrer sur le quotidien des communautés en marge plongées dans des crises humanitaires. Représenté par l’agence VII, il a eu de nombreuses récompenses dont le Prix Bayeux des correspondants de guerre 2008 et trois premiers prix du World Press Photo. Il était en Afghanistan avec Elizabeth Rubin, dont le récit fut publié par le New York Times Magazine et est accessible, en français, sur le site du Prix Bayeux.

Gilbert Gatore

Gilbert Gatore

Il paraît que je suis né en 1981 au Rwanda. Je dis ’il paraît’ parce que je ne m’en souviens pas et que je n’ai plus d’acte de naissance pour en attester. D’ailleurs, mes papiers officiels, prudents, indiquent : Gilbert Gatore « qui se dit Rwandais et né en 1981 à Ruhengeri ». En fait, dans ma tête, je suis effectivement né à cet endroit mais bien plus tard, vers 1989, année de mes premiers souvenirs clairs. Pour le reste, je n’ai rien d’important à signaler à part ce qui est l’objet de « L’énigme », et qui l’est trop pour le coup.

Agnès Gattegno

Agnès Gattegno

J’ai découvert Palerme peu après les attentats de 1992 et la mort des juges Falcone et Borsellino. L’omniprésence de l’armée lui donnait des airs de Beyrouth. Mais les draps blancs du « printemps palermitain » aux balcons semblaient annoncer la paix. La paix, tout apparente qu’elle soit avec une Mafia toujours « plus propre », les Siciliens la doivent au combat singulier de quelques magistrats et policiers. Ce sont ces hommes et ces femmes qui me ramènent vers le Sud et ses déchirures pour leur donner voix sur Arte, Canal+. Ou dans XXI !

Benjamin Gauducheau

Benjamin Gauducheau

Je suis né à Nantes en 1987. Après des études de chinois, j’ai fait plusieurs voyages en Chine pour découvrir « l’autre pôle de l’expérience humaine » dont parlait le sinologue Simon Leys. De 2010 à 2013, j’y ai travaillé, notamment pour le quotidien La Croix, avec la précieuse collaboration de ma femme pékinoise. Pour un journaliste, la Chine est fascinante, mais elle est aussi un peu déprimante. L’énergie débordante de Wang Keqin nous a paru porteuse d’espoir.

Christelle Gérand

Christelle Gérand

Fille d’une prof, qui m’a transmis le plaisir de lire et écrire, et d’un plâtrier qui m’a fait comprendre la dureté de certaines existences, je viens d’une ville où l’on ne fait que passer : Niort, dans les Deux-Sèvres. Pendant les vacances, à Melle, j’aidais ma grand-mère maternelle, patronne d’un bar aujourd’hui transformé en cabinet immobilier. J’y servais les ouvriers de l’usine d’en face et les routiers de passage. Aujourd’hui, j’ai une tendresse particulière pour leurs confrères américains. Entre deux reportages, j’habite à New York. Vous ne m’y croiserez ni à l’ONU ni aux réceptions, je ne m’intéresse qu’aux histoires oubliées.

Rokhsareh Ghaem Maghami

Rokhsareh Ghaem Maghami

Née à Téhéran, j’ai étudié la réalisation et l’animation. J’ai réalisé six documentaires et gagné plusieurs récompenses. Sonita a notamment remporté le prix du jury et le prix du public au festival Sundance 2016.

Carlo Gianferro

Carlo Gianferro

J’aime photographier les individus dans leur intérieur. L’environnement dans lequel les gens vivent révèle beaucoup, une image peut suffire à raconter tout un monde. J’ai commencé mon travail sur les Roms en 2004, reçu plusieurs prix et publié deux livres : Gypsy Architecture (Axel. Menges) et Gypsy Interiors (Postcart edizioni).

Pier Paolo Giarolo

Pier Paolo Giarolo

Je suis né en Argentine en 1970. Dans mon village, les gens étaient capables de cultiver la terre, élever des bêtes, bâtir une maison, inventer, raconter. Ceux de ma génération ont tout oublié. Quand j’ai entendu parler de ce réseau de bibliothèques rurales au Pérou et rencontré la petite Sonia, lectrice omnivore, j’ai su qu’il y avait là un film sur la campagne, le savoir, et la dimension collective du livre. Ces paysans ne cherchent pas simplement à lire des livres qu’on a simplifiés pour eux, ils veulent écrire et consigner leur savoir. Des livres et des Nuages a remporté le prix des Étoiles de la Scam 2015.

Caroline Gillet

Caroline Gillet

Née en 1984 dans l’exotique commune d’Anderlecht, près de Bruxelles, j’ai eu la chance de suivre mes parents partis vivre à Dacca, à Jakarta, à Londres, avant de rentrer pour des études d’histoire. A 22 ans, à Paris, je commence à travailler à des reportages pour les émissions Esprit critique, L’Humeur vagabonde et Et pourtant elle tourne sur France Inter et pour Arte. Je m’intéresse aux guerres civiles et à leurs séquelles en Espagne, au Guatemala… Depuis quelques années, je réalise avec Aurélie Charon des projets documentaires pour France Culture en Ukraine, aux Etats-Unis, et plus récemment en Algérie.

Glenna Gordon

Glenna Gordon

Née aux États-Unis, j’ai vécu dix ans en Afrique, comme écrivain puis comme photographe. Au Nigeria, j’ai vu passer une dépêche annonçant un mariage de masse à Kano. Une amie m’a mise en contact avec une riche Taïwanaise, qui m’a accueillie dans son immense appartement. Le premier après-midi, j’ai rencontré l’écrivain Rabi Talle. Nous avions le même âge, la trentaine, et des affinités communes. Elle m’a ouvert les portes des auteures de littérature amoureuse. De mon travail, j’ai fait un livre, Diagram of the Heart, lauréat du prix POYi.

Yaël Goujon

Yaël Goujon

J’ai 32 ans et je suis journaliste depuis 2010. Après des études d’histoire, de relations internationales à l’IEP Lille et de documentaire à Évry, j’ai compris que ce métier s’apprend aussi en pratiquant. Pour être sûr d’aller sur le terrain. J’ai rencontré Victor à Canal+. On vient de deux mondes différents, on débat sur à peu près tout, mais on partage une même vision du travail. Depuis un an, je me consacre plus à la photo, à l’écriture et au documentaire.

Bertrand de la Grange

Bertrand de la Grange

Après quarante ans de va-et-vient sur la planète, ma ville natale de Tanger (Maroc) est l’endroit où je reviens dès que j’ai un moment. Aujourd’hui installé à Madrid, j’ai commencé à collaborer au Monde et à l’AFP en 1968. A partir de 1986 et pendant treize ans, j’ai parcouru l’Amérique latine pour assurer la correspondance du Monde. J’ai publié un livre sur le sous-commandant Marcos, La Géniale Imposture (Plon, 1998) et, après un séjour de quatre ans au Guatemala, une enquête sur l’assassinat de l’évêque Juan Gerardi.

Philippe Grangereau

Philippe Grangereau

Correspondant de Libération à Pékin depuis un an et demi, j’ai la chance de parler et écrire à peu près correctement la langue chinoise, que j’ai apprise à l’université du Shandong au début des années 1980. Mon métier m’a mené à Tiananmen en 1989, à Prague et Oulan Bator au moment de la chute du communisme, et je dois être le dernier à avoir interviewé Rajiv Gandhi. J’ai vu l’Afghanistan sous les talibans, Jaffna sous les Tigres tamouls, Dili pendant la bataille du Timor oriental, Jakarta quand Suharto a été renversé, le Kosovo quand Milosevic sévissait, et l’Irak au moment de l’invasion américaine. J’ai traduit un roman chinois et suis auteur de deux livres sur la Corée du Nord. Avec l’âge, j’ai maintenant surtout envie d’aller au fond des histoires.

Hannes Grassegger

Hannes Grassegger

Né en Suisse en 1980, je suis une exception dans ma famille. J’ai délaissé un avenir dans la finance pour me consacrer à l’écriture de longs reportages et d’un livre, publié en 2014. Le livre était OK, puisque la famille Grassegger les collectionne depuis des siècles. Je travaille régulièrement pour la presse suisse allemande, Das Magazin, Zeit Magazin, Süddeutsche Zeitung Magazin et Reportagen.

Toni Greaves

Toni Greaves

Née en Australie, Toni Greaves a vécu en Angleterre et est installée aujourd’hui aux États-Unis, à Portland, dans l’Oregon, sur la magnifique côte du Pacifique. Elle a travaillé pendant quinze ans comme directrice artistique aux États-Unis et en Europe. En 2011, son travail a été exposé au festival de photojournalisme de Perpignan.

Michel Guerrin

Michel Guerrin

Durant mon adolescence à Nice, où je suis né en 1957, j’ai su que je serai journaliste en lisant Le Monde, et que la photographie allait m’accompagner, en tournant les pages de livres de Cartier-Bresson, Walker Evans, André Kertész, ou Richard Avedon. Je n’ai jamais dissocié ces deux passions, d’où un intérêt, aussi, pour toutes les images de presse, celles d’auteurs, d’anonymes, voire de paparazzis. Raymond Depardon est au croisement de ces préoccupations, que l’on retrouve dans l’entretien qu’il m’a accordé pour le numéro 6 de XXI.

Olivier Guez

Olivier Guez

J’étais de passage à New York il y a deux ans quand une amie écrivain, m’a incité à rencontrer Norman Manea : « Vous allez très bien vous entendre. » Cet auteur juif roumain exilé aux États-Unis m’a touché, nous parlions le même langage. J’ai longtemps vécu à Berlin, une base idéale pour explorer l’Ukraine, la Pologne, les pays baltes, la Roumanie… Auteur de "L’Impossible retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945" (Flammarion), je suis à Paris le correspondant pour la culture du Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Jean-Claude Guillebaud

Jean-Claude Guillebaud

Né en 1944, écrivain et éditeur, j’ai été grand reporter et correspondant de guerre pour Le Monde, puis pour le Nouvel Observateur. De la guerre du Vietnam aux révolutions iraniennes ou éthiopienne, de la guerre du Kippour au conflit libanais ou aux guerres de l’ex-Yougoslavie, j’ai longuement voyagé en Asie, en Afrique, au Proche-Orient, dans le Pacifique et dans les pays de l’ex-URSS. Je suis auteur d’une trentaine d’ouvrages parmi lesquels sept livres de voyage – dont certains réalisés avec Raymond Depardon – regroupés en un volume sous le titre La Traversée du monde (Arléa, 1999).

Fabrice Guyot

Fabrice Guyot

Né en 1962, autodidacte, je vis et travaille à Paris, Après trois années d'allers et retours en Afrique de l'ouest comme correspondant pour une agence de presse, je m’installe en 1987 à Paris comme assistant de photographes de mode et de publicité. Après quelques annèes comme indépendant dans la publicité, je travaille depuis 1999 pour la presse magazine. J’aime alterner les sujets personnels, sur lesquels je peux passer le temps qu'il me faut, et les sujets commandés par les magazines.

H

Jean Harambat

Jean Harambat

Je suis né en 1976 dans les Landes où je vis actuellement. Après des études de philosophie et de commerce, puis diverses activités à l’étranger - notamment comme logisticien pour Action Contre la Faim au Libéria-, je me consacre à l’écriture et au dessin depuis 2004. Tour à tour reporter ou dessinateur, je collabore avec Le Monde 2, Géo, le quotidien Sud Ouest. En septembre 2008, j’ai publié chez Futuropolis ma première BD : Les Invisibles.

René Harder

René Harder

Né en 1971, René Harder a grandi à Konstanz, en Allemagne. Il a fait des études de théâtre et est passé par l’école d’état de Saint Petersburg (Russie) et l’école de Giessen (Heiner Goebbels, Jean-Marie Straub). Il est diplômé de l’université de Hamburg. Depuis 1998, il a travaillé comme directeur, auteur et acteur à de nombreux théâtres de Hamburg, Görlitz et Leipzig. Mais sa vraie passion est la direction de films. Depuis 2002, il écrit et dirige des courts métrages.

Matthew Heineman

Matthew Heineman

Après avoir raté le concours de prof d’histoire, je me suis baladé trois mois à travers les États-Unis avec trois amis. Nous avons rencontré des jeunes, parlé du 11-Septembre, du rêve américain... Je n’ai jamais appris à tenir une caméra mais j’ai tout filmé. J’ai montré le film à une chaîne de télévision, qui m’a offert du boulot. Un documentaire plus tard, je suis parti au Mexique. Je ne connaissais rien à la drogue, rien aux cartels et je n’avais jamais entendu une balle siffler. J’ai eu de la chance. Cartel Land, que j’ai coproduit avec Tom Yellin, a été récompensé à Sundance en 2015.

Raphaël Helle

Raphaël Helle

Avant d’être photographe, j’ai été bûcheron et j’ai travaillé en usine, dans le textile puis la sidérurgie. Autrefois l’usine était un lieu de vie, une identité, une dignité aussi, pour ce qu’on appelait encore la classe ouvrière. Avec la mondialisation, les machines sont parties, ailleurs, vers l’est ou le sud. Et on a de moins en moins parlé des ouvriers. En 2012, Peugeot, rebaptisée PSA, a fêté ses 100 ans à Sochaux. J’ai voulu savoir ce qu’étaient devenus ses ouvriers dont on disait dans les années glorieuses qu’ils faisaient vivre toute la région Franche-Comté. Alors je suis retourné quelques mois à l’usine.

Florence Helleux

Florence Helleux

J’aime raconter la vie des gens dans leur intimité. Me fondre dans leur décor, les amener à se livrer, être le témoin de leurs émotions et la messagère de leur vérité.

Guillaume Herbaut

Guillaume Herbaut

Né en 1970, Guillaume Herbaut est membre fondateur de l’agence L’Œil public. Lauréat de la Fondation de France en 1999, il se rend depuis quelques années sur des lieux chargés d’histoire, de symboles, de mémoire. Son travail Tchernobylsty a reçu le prix Kodak de la Critique 2001. Après Oswiecim, un travail documentaire sur Auschwitz de nos jours – exposé au festival Transphotographiques de Lille au printemps 2005 –, il s’intéresse à Shkodra, petite ville en Albanie du Nord.

Patrick Herman

Patrick Herman

Enfant du baby-boom, je suis né en 1948 dans une famille d’enseignants. J’aurais dû m’inscrire dans cette tradition mais, une fois fêtés mes 20 ans au Quartier latin, après avoir exercé comme prof quelques années, je file vers le sud de la France reprendre des terres en friche : je deviens paysan. J’aurais dû me consacrer entièrement à ce travail, mais il fallait réparer une bâtisse entière : je deviens maçon, électricien et couvreur. J’aurais dû terminer rapidement cette maison, mais je prends le train pour Milan, je tombe sur la publication des archives de Seveso et je deviens journaliste. C’était au début des années 1990. Depuis, j’ai collaboré à plusieurs titres et commis quelques livres, notamment sur les saisonniers agricoles. Je travaille en indépendant, je choisis mes sujets et je prends mon temps. Peut-être est-ce pour cela que j’ai croisé la route de XXI.

Roberto Hernandez

Roberto Hernandez

Avocat et professeur né au Mexique, je fais actuellement un doctorat à l’université de Berkeley, en Californie. Mon épouse, Layda Negrete, et moi sommes devenus documentaristes par accident. C’est après nous être plongés dans les archives judiciaires de la ville de Mexico et avoir découvert des milliers de scandales que nous avons décidé de passer derrière la caméra. En 2008, notre court-métrage, El Túnel, a suscité un vif débat au Mexique autour de la question de la présomption d’innocence. Nous avons récidivé avec Présumé coupable, qui a changé notre vie et celle de Toño. Malheureusement, il reste beaucoup de travail avant que le gouvernement, concentré sur la lutte contre les cartels de la drogue, n’applique la présomption d’innocence.

Liz Hingley

Liz Hingley

J’aime explorer et célébrer le monde à travers ma photographie. Je travaille dans le plus grand respect des personnes photographiées et ne cherche pas à représenter la spriritualité des gens, ce qui est trop personnel à mon sens. Pour ce travail sur La Route de Soho, j’ai voulu souligner la beauté que la religion peut apporter au quotidien des cités modernes. Un livre sur mon travail Under Gods sera publié en mars 2011 en Angleterre (éd. Debi Lewis) et à l’été 2011 en France (éd. Intervalles).

Hippolyte

Hippolyte

Enfant je rêvais d’être reporter. Ou dessinateur. Une sorte de Tintin artiste. Pendant dix ans j’ai dessiné pour la presse et l’édition. XXI a publié mon premier reportage en 2008, « L’Afrique de papa ». Trois ans plus tard, XXI me recontacte et je m’envole au Congo. Dans les pas de Tintin. En essayant de voir un peu plus loin. En 2014, j'ai publié un troisième récit pour la revue, Bataye Kok, qui se penche sur les batailles de coqs, l'une des passions de l'île de la Réunion où je suis installé.

http://www.hippolyte.viewbook.com

Jia Yi Hu-Deprez

Jia Yi Hu-Deprez

Né en 1982 à Canton, Jia Yi Hu-Deprez, a été étudiante en business international. Elle a voyagé en Chine, Angleterre et Inde avant de finalement s’installer en Belgique. Jia Yi et Denis Deprez se sont rencontrés en Chine. Ils vivent aujourd’hui à Bruxelles et ont un enfant.

Pascale Hugues

J’aime les histoires de voisinage. J’habite à dix minutes à vélo de la femme la plus puissante du monde. Moi dans une rue tranquille dont j’ai fait le portrait dans La Robe de Hannah (Éd. Les Arènes), Angela Merkel dans une chancellerie trop grande pour elle. Arrivée à Berlin quelques semaines avant la chute du mur, j’entendais dire par tout le monde que l’Allemagne était un pays à mourir d’ennui où il ne se passait jamais rien. Comme Berlin ressemble à Strasbourg, ma ville natale, je m’y suis tout de suite sentie dans mes murs. J’y suis restée, sans jamais m’ennuyer.

I

Valérie Igounet

Valérie Igounet

Née à Montreuil en 1970, je me suis vite intéressée à l’histoire contemporaine. En terminale, me voici en train d’étudier la Seconde Guerre mondiale et en philo, la notion de vérité et de sa négation... tout en abordant le « cas » Heidegger. Les Assassins de la mémoire de Pierre Vidal- Naquet vient de sortir en librairie. Je m’y plonge et ne lâche plus la thématique du négationnisme. Celle de l’extrême droite s’y ajoute immédiatement. Une fois mon doctorat obtenu à Sciences- Po, je continue dans l’écriture. Mon dernier livre, Le Front national de 1972 à nos jours, Le Parti, les hommes, les idées est paru au Seuil en 2014.

Pico Iyer

Pico Iyer

Habitant à New York et écrivant pour Time Magazine quand j’avais 20 ans, j’ai fini par comprendre que je connaissais une face du monde, mais ignorais tout de l’autre. À 29 ans, je suis parti vivre un an dans un monastère à Kyoto. J’y suis resté une semaine ! – la vie monastique au Japon est très éloignée de l’image romantique que je m’étais forgée. Vingt-cinq ans plus tard, je vis toujours près de Kyoto, dans un deux pièces presque aussi épuré qu’un monastère. Là, j’essaie d’équilibrer ma vie entre le calme et le mouvement.

J

Gilles Jacquier

Gilles Jacquier

Journaliste et reporter cameraman à France 2 depuis 1999, Gilles Jacquier travaillait pour le magazine d’information «Envoyé Spécial» et pour l’émission «Un œil sur la planète». Il avait couvert la plupart des conflits des dix dernières années, (guerre en Irak, en Afghanistan, Kosovo, Israël, Haïti, Zaïre, Algérie…). En 2002, une série de reportages à Naplouse sur «L’Opération Rempart» lui a valu de recevoir, avec Bertrand Coq, le prix Albert Londres. Il fut aussi récompensé également au prix Bayeux des correspondants de guerre.

Gani Jakupi

Gani Jakupi

J’ai été traducteur, journaliste, illustrateur, designer, photographe… Et je suis revenu à mon premier amour: la bande dessinée. L’essor du roman graphique ouvre des possibilités qui étaient inimaginables lorsque j’ai débuté. Je les explore. Par des recherches sur le complot pour l’assassinat de Trotski: Les Amants de Sylvia (Éd.Futuropolis). En analysant les médias et le photojournalisme: LaDernière Image (Éd.Soleil). Par des évocations intimes d’un après-guerre: Retour au Kosovo, avec Jorge González au dessin (Éd.Dupuis). Mon dernier projet est une contre-histoire de la révolution cubaine à laquelle je travaille depuis 2006.

Jeroen Janssen

Jeroen Janssen

Né en Belgique, en 1963, il fut clair dès la maternelle que Jeroen Janssen n’était pas fait pour autre chose que le dessin. Mais il n’en vit pas uniquement. Pour faire bouillir la marmite, il a été aide dans la psychiatrie, chauffeur, jardinier, facteur... Actuellement, il est assistant bibliothécaire. Après un séjour de cinq ans au Rwanda comme enseignant aux Beaux-Arts, il a publié plusieurs albums, dont « La Revanche de Bakamé » (La Boîte à bulles) en 2010 et « Doel » en 2013. Son dernier récit graphique, "Abadaringi" parle d'art, du Rwanda, de génocide et de diaspora. Publié en néerlandais 2016, il est à la recherche d'un éditeur étranger ! Depuis peu, Jeroen a repris ses carnets pour donner des nouvelles de Doel et de ses habitants. Il dessine également pour la presse belge, néerlandaise ou française (De Standaard, De Morgen, XXI...) et publie de temps en temps des croquis sur www.urbansketchers.org.

http://www.bakame.be

Vincent Jarousseau

Vincent Jarousseau

Né à Nantes en 1973, j’ai nourri très tôt un grand intérêt pour le monde qui nous entoure. Curieux et engagé, j’ai travaillé dans le champ social avant de tourner la page voici deux ans pour me consacrer à ma passion, la photographie documentaire. Depuis l’été 2014, j’ai entrepris avec l’historienne Valérie Igounet un travail sur les villes gérées par le Front national. Très vite, je me suis tourné vers ceux dont on ne parle le plus souvent qu’au travers des enquêtes d’opinion, les électeurs. Je travaille régulièrement pour la presse (Libération, Le Monde, les Échos) et suis membre de l’agence Hans Lucas.

Adrien Jaulmes

Adrien Jaulmes

Je suis devenu reporter un peu par hasard, en faisant un stage au service Étranger du Figaro en 2000. On m’a gardé, je ne l’ai jamais regretté. Les dix années qui ont suivi ont été pleines de guerres et de reportages, entre l’Afghanistan, l’Irak et les révoltes arabes. Mais les conflits ne sont qu’une condition un peu extrême du reportage, pas le plus important. L’essentiel de ce métier, ce qui fait son intérêt sans cesse renouvelé, c’est d’aller voir les gens, et de leur demander : « Qui êtes-vous ? Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? » Et le plus souvent, on vous répond. On n’a plus après qu’à raconter leurs histoires.

Hedwige Jeanmart

Hedwige Jeanmart

Je rêvais de devenir majorette. J’ai même eu le petit costume rouge, le chapeau à plume et le bâton – jamais rattrapé. Un premier rêve tué dans l’œuf, bientôt remplacé par d’autres tout aussi ambitieux et sur lesquels il vaut mieux faire l’impasse. Ce sage raccourci me mène des années plus tard en Tchétchénie où j’atterris pendant la première guerre, comme volontaire MSF, après des études de journalisme. J’ai continué dans l’humanitaire par la suite. J’ai vécu longtemps en ex-URSS, surtout à Moscou qui reste « ma » ville. Installée à Barcelone depuis quelques années, je viens de publier un roman, Blanès (Éd. Gallimard), qui se situe sur la Costa Brava. Mes voyages, comme ces séjours en Crimée durant lesquels j’ai eu le privilège de rencontrer Dilara, me ramènent pourtant malgré moi le plus souvent à l’Est.

Pierre Jeanmougin

Pierre Jeanmougin

Photographe indépendant, j’essaie de profiter de cette liberté pour prendre le temps d’approfondir les sujets de mes reportages. J’aime le terrain, la confrontation directe avec le réel. J’aime la rencontre, l’échange. J’aime aussi comprendre comment les hommes s’adaptent ou se sont adaptés à leur environnement et à ses changements. Cela nécessite du temps. Ou plutôt, cela nécessite de prendre le temps, sans craindre d’en perdre. Il faut du temps pour se faire accepter. Il en faut aussi pour observer, comprendre et analyser afin de montrer, expliquer, relater et partager au mieux. Jeune, passionné par le reportage photo et fasciné par sa force, je découvrais et redécouvrais ces doubles pages et ces sujets qui, à chaque fois, m’émerveillaient. Je prenais plaisir à toujours prendre le temps. Hier une manière de lire le monde ; aujourd’hui une manière de le montrer.

Olivier Jobard

Olivier Jobard

De Kingsley, que je suis en 2004 sur son périple clandestin depuis l’Afrique, à Luqman à travers les montagnes de l’Hindou Khouch ou avec M. et Mme Zhang, je m’attache à rendre aux migrants leur part d’humanité. Ils sont encore trop souvent décrits par des statistiques, des hyperboles, comme une masse de fantômes, désincarnée, dans l’inconscient collectif. Mon principal allié est le temps : je reste dans la durée avec eux, créant complicité, confiance et empathie. La question de la temporalité est omniprésente dans mon travail, simplement parce qu’elle l’est dans la vie d’un migrant. Pour Mr et Mme Zhang, nous avons passé plus d’un an auprès d’eux avant qu’ils nous confient leur désir de retourner en Chine.

Juliette Joste

Juliette Joste

Quand je n’écris pas des portraits de féministes dans XXI (Antoinette Fouque en 2009), mon métier est plutôt d’éditer les autres. L’avantage, c’est que c’est moi qui corrige au lieu de batailler ferme avec le redoutable rédacteur en chef de XXI pour garder mes tics favoris ! J’ai exercé ces fonctions pendant quinze ans chez Flammarion, puis passé trois ans comme éditrice free-lance, consultante, nègre, journaliste et auteur de "Merci les filles, 1970-2010" (Éd. Hors Collection, 2010). Je viens d’entrer aux éditions Belfond comme directrice éditoriale pour la littérature française et compte bien m’y montrer impitoyable.

Pierre Jourde

Pierre Jourde

Pierre Jourde est professeur à l’université Grenoble III, romancier et critique littéraire. Il a publié notamment Paradis noirs (Gallimard, 2009) et C’est la culture qu’on assassine (Balland, 2011). Auteur de deux récits mettant en scène le hameau de Lussaud, Pays perdu (L’Esprit des péninsules, 2003) et La Présence (Les Allusifs, 2011), il a raconté dans XXI n°5 la violente querelle qui l’a opposé à certains habitants de Lussaud.

Julien Pebrel, Anaïs Cognac

Julien Pebrel, Anaïs Cognac

Julien Pebrel aime bien se promener, de préférence en Arménie ou dans le Haut-Karabakh, avec son Rolleiflex, ses pellicules et sa vieille cellule, croiser des gens, se mettre dans un coin, faire des photos, puis boire de la vodka avec eux, y compris les verres de son habituelle comparse de voyage, la journaliste Anaïs Coignac, « phobique des avions, franglish speakeuse et binoclarde », dit-elle d’elle-même.

K

Alain Keler

Alain Keler

Après un tour du monde sac au dos, je suis devenu photographe pour l’agence Sygma. Prix Paris Match en 1986 avec « L’Ethiopie sous la pluie », je finis par réaliser que tout ce travail a comme unique compteur le nombre d’avions utilisés. Je quitte Sygma pour entamer une vraie vie de photographe. Le projet Vents d’Est a obtenu le prix Eugene-Smith en 1997. J’ai rejoint l’agence MYOP en 2008.

Carl de Keyzer

Carl de Keyzer

Carl de Keyzer, 49 ans, est photographe. Né à Kortrijk en Belgique, Il commença sa carrière comme photographe en 1982 en travaillant en freelance. Il participe parallèlement à la fondation de la galerie de photographie XYZ - photography installée à Gand. La publication en 1987 d’un projet mené en Inde, India, lui vaut une première reconnaissance internationale, couronnée par le Grand Prix de la Triennale de Fribourg. La publication d’un deuxième livre en 1989 traitant de la chute de l’Union Soviétique, Homo Sovieticus, scelle sa renommée et engendre sa nomination à Magnum Photos en 1990. Il est récompensé l’année suivante de l’Eugene Smith Award. Entre 1990 et 1992, il parcourt les Etats-Unis à travers différents lieux de cultes et achève un essai intitulé God Inc. sur les liens unissant patriotisme et aspirations religieuses. En 1996, Carl De Keyzer revient sur les traces encore rémanentes du bloc communiste et y effectue une série de photographies publiées sous le titre East of Eden. En 2000, il publie Europa, sous-titré [re]constructing the past, livre qui rassemble des images éclectiques prises sur une échelle de dix ans entre la fin des années 80 et les années 90. Sa dernière publication, Zona (2003), rassemble un corpus de photographies prises dans soixante-dix camps de prisonniers en Sibérie. Son site internet est superbe et reprend une grande partie de ses reportages récents, en Mongolie, en Suède, en Californie… Pour le numéro 1 de XXI, il partage avec nous son reportage sur les prisons de Sibérie.

http://www.carldekeyzer.com/

Carl de Keyzer a écrit pour XXI

Mikhaïl Khodorkovski

Mikhaïl Khodorkovski

Né en 1963 en Union soviétique de parents ingénieurs chimistes, Mikhaïl Khodorkovski entre dans le monde des affaires au moment de la perestroïka après des études à l’institut d’économie Plekhanov. Il fonde, en 1988, la banque Menatep, qui deviendra le holding de son groupe. Cinq ans après la chute du mur de Berlin, il rachète l’entreprise pétrolière Ioukos et devient la première fortune de Russie. Le Kremlin le fait accuser de « vol par escroquerie à grande échelle » et d’« évasion fiscale ». Il est arrêté le 25 octobre 2003 et condamné à quatorze ans de prison au terme d’un procès à l’allure de farce. Mikhaïl Khodorkovski entre dans sa dixième année de détention.

Laetitia Klotz Guilbert

Laetitia Klotz Guilbert

Née en 1981, j’ai conjugué des études littéraires et l’IEP de Bordeaux. J’enseigne aujourd’hui le français langue étrangère, j’écris des histoires courtes, je fais grandir des légumes en permaculture dans mon potager. J’aime rencontrer des gens, quand la confiance naît, que l’autre se confie et se raconte, quand le récit devient une aventure. Mon premier contact avec le monde arabe a été le Yémen. J’ai vécu trois ans dans ce pays alors en paix. L’Arabie Saoudite présentait moins d’attraits : les mutawain de la police religieuse rôdent dans les galeries commerciales, prêts à intervenir si une tenue ou un comportement ne respectent pas les mœurs islamiques. Malgré cela, de belles rencontres peuvent surgir.

Mika Koskinen

Mika Koskinen

Finlandais installé à Pékin depuis 1994, je parle couramment chinois. Fondateur de la société de production Luxian en 1998, j’y travaille en tant que réalisateur indépendant et cameraman monteur. L’Hôtel de la Forêt rouge est mon quatrième long-métrage. Aujourd’hui basé en Finlande, je ne me déplace plus en avion pour moins polluer la planète. Quand je tourne en Chine, j’y vais en train, à travers la Sibérie.

Jan Krauze

Jan Krauze

L’actualité est rarement joyeuse : quand il a vu, le 31 août 1980, le pouvoir polonais accepter, pour la première fois dans l’histoire des régimes communistes, la création d’un syndicat libre, Jan Krauze a été envahi par une conviction profonde : il venait d’assister à un événement invraisemblable, mais décisif pour l’histoire de l’Europe. Neuf ans plus tard, la Pologne était redevenue une démocratie, et le régime soviétique s’effondrait.

Sonia Kronlund

Sonia Kronlund

Fille d’un aristocrate suédois et d’une prolétaire lorraine, j’ai d’abord écrit des scénarios de fiction avant de me tourner vers le documentaire, pour la radio, la télévision et bientôt le cinéma. Au bout du monde ou au coin de la rue, j’aime les détails piquants, les bonnes histoires et les dictatures vacillantes. Sur France Culture, je produis et coordonne depuis dix ans Les Pieds sur terre, une émission quotidienne de documentaire sur la vie des gens supposés ordinaires. J’en ai tiré un livre, Nouvelles du réel (Éd. Actes Sud, 2012). Ma passion exagérée pour l’Afghanistan et l’Iran, où je voyage depuis une quinzaine d’années, reste inexpliquée.

Olivier Kugler

Olivier Kugler

Né à Stuttgart, en Allemagne, Olivier a passé son enfance dans un village de la Forêt-Noire. Influencé par la bande dessinée française, belge et par Otto Dix, il s’est terriblement ennuyé alors qu’il travaillait dans le design et a basculé dans l’illustration après être passé par la School of Visual Arts de New York. Depuis, Olivier travaille comme illustrateur. En 2011, il a remporté le grand prix de l’illustration du Victoria and Albert Museum (Londres).

L

Stefan L’Hermitte

Stefan L’Hermitte

Ils sont tous contents d’avoir gagné… Le crayon du journaliste de sport est parfois usé jusqu’à la mine à force de tremper dans les mêmes mots pasteurisés. Alors grimper les deux étages qui vont de L’Equipe à L’Equipe magazine (une très bonne maison). Et se décaler. Non, il n’y a pas que la victoire qui soit belle. Ouvrir son carnet aux perdants magnifiques, aux petits qui ne deviendront jamais grands, aux usagers des autres chemins. Apprendre au Liberia, avec George Weah, le footballeur au ballon d’or qui ambitionne de se faire élire président. Frémir, au « far-nord » afghan, avec les cavaliers échappés de Kessel qui se disputent une dépouille de chèvre, avant de reprendre la révolution. Echanger sur un banc de dune du Ténéré nigérien, avec les rebelles touaregs, kalachnikov sous le drapé bleu, qui hésitent à laisser passer la caravane du Paris-Dakar. Se faire tout petit, sur les mers instables, avec les marins qui s’en vont vérifier si la terre est toujours ronde. Prendre de la distance et de l’espace. Lire un jour une ligne recalée en bas de page et avoir le bonheur d’en tirer cinq cents… C’est pas compliqué la vie.

Stéphanie Lacombe

Stéphanie Lacombe

Née en 1976, j’ai reçu pour Noël à l’âge de 9 ans un appareil photo, un Kodak Disk. Mes premières images racontent l’immense dos de mon grand-père descendant les escaliers et ses mains épaisses coupant le jambon. Si le métier existait, alors un jour je monterais à Paris et je serais photographe : je raconterais comment les gens vivent, mangent, s’occupent, décorent leur intérieur, et une revue comme XXI publierait mes images, et j’aurais le prix Niépce, et après on recommencerait.

Stéphanie Lacombe a écrit pour XXI

Laurence Lacour

Laurence Lacour

Plus vraiment journaliste et pas encore écrivain (à 53 ans !), je ne crois pas avoir publié plus de cinq articles depuis vingt-deux ans… Aussi quelle fierté de voir ici la modeste histoire du berceau de mon enfance. Comme les lecteurs de XXI, j’aime prendre mon temps. Cinq ans pour écrire Le Bûcher des innocents (Plon, 1993 - Arènes 2006). Dix ans pour mener à bien Le Chant sacré. Une histoire du sang contaminé. Le tome 2 est en cours. Deux mois et demi pour marcher du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Et deux ans pour en rédiger le récit : Jendia Jendé. Tout homme est homme sur le Chemin de Compostelle (Bayard 2003). Le temps est mon seul luxe. Et ma liberté !

Laurence Lacour a écrit pour XXI

Frédéric Laffont

Frédéric Laffont

A eu un cheval à bascule pour l’un de ses premiers Noël. A fait des tours de manège et des tours du monde. A aussi fait une cinquantaine de films : reportages, documentaires et cinéma. A écrit des livres et raconté des histoires. S’est vu offrir la médaille de Héros de l’URSS d’un ancien soldat en Afghanistan et la boucle de ceinturon de Clint gagnée à un rodéo – c’était ce que l’un et l’autre avaient de plus précieux. A reçu moins de décorations qu’un général soviétique ou qu’un amiral de la Navy, notamment le prix Albert-Londres pour un reportage sur la guerre au Liban.

Rémi Lainé

Rémi Lainé

46 ans, dont 26 ans de carte de presse. Premiers pas comme fait-diversier à l'affût des chiens écrasés, puis reconverti dans les films documentaires. D'abord aux côtés du réalisateur Daniel Karlin, puis en nom propre. Particulièrement intéressé par la justice, observatoire privilégié de la tragicomédie humaine. Signe dans le numéro 23, avec Élisabeth Fleury, un récit sur l'histoire de Gérard Fesh, le fils du guillotiné.

Zoé Lamazou

Zoé Lamazou

Elle se rêvait trapéziste, elle est journaliste indépendante tout-terrain. Fille de navigateurs, une mère écrivain et un père artiste plasticien, le dessin fait partie de ses outils de reporter. Un passage par Sciences-Po a aiguisé son regard. Elle s’efforce de scruter le monde pour y déceler le laid comme le merveilleux. A 26 ans, elle est la lauréate 2009 du Hugh Cudlipp Prize pour deux reportages sur les migrants publiés dans The Guardian et Le Monde diplomatique. À 29 ans, elle est lauréate en 2011 du prix Bayeux- Calvados des correspondants de guerre, dans la catégorie Web journalisme.

Isabelle Lambret

Isabelle Lambret

Quand j’avais 5 ans, à la fête de l’école, ma mère m’avait déguisée en lampadaire. Au bout d’une heure, je me suis délestée de l’abat-jour du salon qui me faisait mal au crâne et personne n’a plus compris en quoi j’étais déguisée. J’ai passé l’après-midi à expliquer. Vingt-trois ans plus tard, j’ai porté les costumes grande école, grande boîte américaine, humanitaire débutante, condamnée à mort, ex-otage, et parfois ça me fait mal au crâne et je ne sais plus expliquer. Alors j’aime poser tous les costumes encombrants. Je suis là et sans rien expliquer, une fille qui aime passionnément la vie et cherche simplement les mots pour le dire.

Sandrine Lana

Sandrine Lana

À 29 ans, je suis immigrée climatique, rescapée d’une terre belge chaleureuse et humide. J’ai été professeur de néerlandais, traductrice, animatrice, guide… et puis un jour la vie des autres m’est apparue plus intéressante que la mienne. Un passage par l’université catholique de Louvain, des petits papiers publiés çà et là m’ont formée à l’écriture journalistique. Arrivée à Marseille, il y a deux ans, j’ai reçu la claque de cette ville brute et sèche. Un peu à la recherche d’humanité, j’ai appelé les Fralib qui s’étaient tus après avoir fait tant de vacarme. Depuis, le terme « coopératif » me hante. Avec des collègues ou seule, je continue à creuser dans son sillage.

Philippe Lançon

Philippe Lançon

Né en 1963, Philippe Lançon est grand reporter au quotidien Libération, où il écrit des critiques, des reportages et des portraits essentiellement littéraires. Il est également chroniqueur à l’hebdomadaire Charlie Hebdo. Dans les années 90, il a travaillé à L’Evénement du Jeudi. Sa vie ayant longtemps valsé entre Cuba et l’Espagne, il a appris la langue espagnole sur le tas, pour comprendre un peu mieux ce qu’il vivait, ou pour l’inventer. La littérature hispanique l’y a aidé. C’est à Cuba, où résidait souvent Gabriel Garcia Marquez, qu’il a lu pour la première fois Cent ans de solitude. Sous le nom de Gabriel Lindero, il a publié un roman qui se déroule dans cette île : Je ne sais pas écrire et je suis un innocent (Calmann-Lévy).

Boris Lanneau

Boris Lanneau

Originaire de la campagne, j’ai fait du rap. Aujourd’hui à la ville, j’écris des chansons. Des romans aussi, pour la jeunesse et bientôt pour les grands. J’anime des ateliers d’écriture, parce que tout le monde peut écrire mais tout le monde ne sait pas qu’il le peut.

Boris Lanneau a écrit pour XXI

Renaud Lavergne

Renaud Lavergne

Dans ma famille, on penche au Sud, mes aimants sont contraires : le Nord, ou l’Est, le vrai. J’ai tendance à fréquenter les chemins de traverse, voire de travers, plutôt que les sentiers battus. Après avoir arpenté l’Ukraine pour y couvrir des matchs de foot pour l’AFP, depuis Berlin ou Marseille, mes derniers ports d’attache, j’y suis retourné avec une indicible attirance – littéraire, historique, géographique – pour la Galicie, région pauvre qui fut un temps riche de tout.

Willy Le Devin

Willy Le Devin

Willy, c’est mon vrai prénom et Le Devin ce n’est pas un pseudo. C’est dit ! Je m’occupe de sujets de société depuis cinq ans à Libé et écris aussi des chroniques dans Siné mensuel. Quand j’ai besoin d’air, la Russie et le Caucase m’appellent. Fukushima est ma première expérience radioactive. Depuis, j’incrimine les radioéléments lorsque l’on s’attaque à ma chevelure luxuriante.

Goeffrey Le Guilcher

Goeffrey Le Guilcher

Môme, je voulais ouvrir un bar équipé d’un comptoir métallique extralong, sur lequel faire glisser les verres comme dans les cartoons. À 28 ans, j’ai mûri. Je veux toujours mon bar, mais avec des étagères saturées de vieux rhums arrangés et un demi plafonné à deux euros ou à dix francs si jamais on revient au franc. En attendant, je tente de faire fortune dans le journalisme. Après trois ans aux Inrocks, je me suis porté volontaire pour infiltrer le monde de la pige. Quand il y a une belle histoire tordue comme celle du frérot Amine, j’ai tendance à cosigner avec Michel.

Jérôme Le Maire

Jérôme Le Maire

Né en 1969, à Liège (Belgique), j’ai d’abord été assistant à la réalisation sur des longs-métrages. En 2000, j’ai éprouvé un ras-le-bol des gros plateaux de cinéma et débuté dans la réalisation de documentaires. J’écris, je cadre et parfois je fais le son. Avec ma femme et mes deux filles, je me suis rendu en 2004 dans une petite palmeraie isolée au sud du Maroc. Nous voulions y séjourner une année, cultiver notre champ, apprendre l’arabe, et rencontrer les gens du bled. Nous y sommes restés trois ans. Le Thé ou l’Électricité est mon dernier documentaire après Où est l’amour dans la palmeraie ? et un long métrage de fiction déjanté, Le Grand’Tour.

Maximilien Le Roy

Maximilien Le Roy

Né en 1985 à Paris, il arrête rapidement ses études d’art pour se concentrer sur planches de BD et voyages. En février 2009, il sort le collectif Gaza, un pavé dans la mer, organisé avec les éditions la Boîte à bulles. Il travaille actuellement sur divers projets, notamment autour de la Palestine et l’Algérie.

Philippe Levasseur, Sébastien Daguerressar, Stéphanie Lebrun

Philippe Levasseur, Sébastien Daguerressar, Stéphanie Lebrun

Philippe Levasseur, Sébastien Daguerressar, Stéphanie Lebrun sont journalistes et réalisateurs. Après 10 années passées dans différentes rédactions parisiennes, ils décident il y a un an de tenter l'aventure en Inde et de monter une agence de presse avec 3 autres amis reporters. Ils quittent Paris avec sacs à dos et enfants sous le bras et s'installent à New Delhi ... Babel Press est née ! Depuis ils assurent la correspondance pour les chaînes françaises et réalisent de nombreux magazines et documentaires dans la région. Dans les pas du Mahatma est leur premier film collectif ...

Lucile Leclair

Lucile Leclair

J’aime la musique qui se danse, les saisons, les livres cornés. Et les trajets en stop. Je suis mordue d’agriculture, son histoire et ses pratiques. Même si je l’ai longtemps méconnue puisque j’ai grandi entre le théâtre et la mairie, à Calais. Ce reportage est issu d’un an d’enquête avec Gaspard, que j’ai rencontré sur les bancs de l’école à Sciences-Po Paris.

Thierry Leclère

Thierry Leclère

Grand reporter à Télérama, Thierry Leclère sillonne le monde depuis une vingtaine d’années et revient régulièrement sur ses terres de prédilection comme l’Algérie, Haïti ou le Cambodge. Il est auteur et réalisateur de plusieurs documentaires pour Arte et Canal+ dont Algérie(s). Depuis 2007, il a ouvert un espace de débats et d’actualité des essais sur Télérama.fr. Il a co-écrit avec Benjamin Stora un livre d’entretien : La guerre des mémoires (L’Aube, 2007).

Marie-Dominique Lelièvre

Marie-Dominique Lelièvre

D’abord reporter, j’ai commencé au Matin de Paris puis à L’Événement du jeudi, avant de signer au Nouvel Observateur, à L’Express, Marianne, Vogue ou Vanity Fair. J’écris des livres, parfois des romans, parfois des enquêtes biographiques. Je travaille sur un large éventail de sujets et j’aime faire des portraits au long cours de personnalités.

Eric Lemasson

Eric Lemasson

Conteur d’histoires, pourquoi pas au bout du monde mais volontiers au coin de la rue. Voilà ce qu’il aime faire. Entré en 1989 à la télé comme jeune journaliste pour la 2 (c’était encore Antenne 2), il en part une douzaine d’années plus tard comme grand reporter. A ensuite papillonné à Arte, France 3, France 5 et continue à cultiver son goût pour les histoires en tant que réalisateur de documentaires. Un temps démangé par le virus de l’investigation, il a publié au Seuil une biographie « non autorisée » de Jean-Charles Marchiani.

Jorge Leòn

Jorge Leòn

Né à Charleroi en Belgique, j’ai été très tôt initié à la conscience de classe par un entourage coloré de rouge… Des études de cinéma ont confirmé mon intérêt pour la pratique documentaire. De nature plutôt sédentaire, mes films me poussent à voyager. Dernièrement, des collaborations avec des artistes de la scène théâtrale m’ont mené vers la mise en scène. Lorsque mon emploi du temps m’y autorise, j’adore passer des heures à cuisiner pour mes amis. Je me dis que je croiserai un jour Haruki Murakami dans un marathon à New York ou ailleurs. Dans une prochaine vie, j’organiserai des banquets somptueux où Sigmund Freud, Slavoj Zizek, Amy Winehouse et Raoul Ruiz échangeront gaiement et penseront ensemble un monde en paix.

Patrice Lestrohan

Patrice Lestrohan

Quatre ans au Nouvel Obs, cinq au Quotidien de Paris, cinq encore à L’Evénement du jeudi, puis dix-neuf au Canard enchaîné, sans préjudice de piges dans de nombreux titres écrits ou audiovisuels et d’un passage à Stratégies : Patrice Lestrohan a peu d’appétence pour cet « ennui » qui « naît », comme on sait, de trop d’« uniformité ». Au fil des années, beaucoup par goût, un peu par hasard, il s’est spécialisé dans le portrait. De politiques, de pontes de l’économie, d’auteurs à l’occasion. Cette inclination a suscité deux ouvrages : L’Edgar, biographie d’Edgar Faure (Le Cherche-midi, 2007) et Le Dernier Aragon, celui de l’après-Elsa et de la métamorphose en indigne dandy (Riveneuve éditions, 2010). Il publie dans le n°21 un portrait de Michel Lucas, le patron du Crédit Mutuel. Un ancien de la banque lui avait confié : « Bien sûr, Michel Lucas passe surtout pour un ours mal léché. Mais en vérité, chez mes anciens collègues, personne ne le connaît vraiment. Il fuit comme la peste micros et caméras. Vous avez – presque – tout à découvrir. » Pour XXI, « Dralucas » a délaissé le registre de la gueulante-minute pour donner dans le numéro de séduction. Il s’est révélé intarissable : cinq heures de souvenirs, d’anecdotes politico-économiques, de vacheries encore et toujours.

Philippe, Wambergue Claire Levasseur

Philippe, Wambergue Claire Levasseur

Lui c’est lui et moi c’est moi. Enfin, pas tout à fait en fait. Nos vies professionnelles et personnelles s’imbriquent ou se tordent le cou, c’est selon. Dans le fond, on est ensemble, tout le temps, même quand l’autre n’est pas là. Ce reportage écrit à quatre mains est le premier auquel nous avons pensé quand nous sommes allés nous installer en Inde en 2007. Ce sera finalement le dernier que nous y réaliserons trois ans plus tard, avant de quitter le pays. Nous aurons pris le temps… Aujourd’hui encore, après avoir été primé au Figra et finaliste du Prix Albert Londres, notre reportage qui a déplu aux autorités indiennes continue de vivre.

Natalie Levisalles

Natalie Levisalles

Journaliste à Libération depuis 1994, passée par les services sciences, livres ou étranger, j’aime la littérature espagnole et les voix des chanteuses de jazz, je m’intéresse au Moyen-Orient et aux adolescents, à la Caraïbe et aux sciences cognitives. J’ai publié un essai, L’Ado (etle bonobo) (éd. Hachette Littératures/Fayard), et Paris créole blues (éd. du Toucan), une biographie de Jenny Alpha.

Benny Lévy

Benny Lévy

Benny Lévy est un pseudonyme. Pour protéger ses sources et en raison de la sensibilité de l’histoire, l’auteur n’a eu d’autre choix que de prendre un nom de plume. Le récit de l’opération Toto repose sur de nombreux documents originaux, des actes légaux et des interviews avec des parties impliquées.

Alain Lewkowicz

Alain Lewkowicz

Dans ma besace, un diplôme de l’EHESS. À mon arc, quelques cordes et sur ma pomme, plusieurs casquettes : la radio, la presse écrite, la réalisation et le documentaire. Sur ces brodequins que je ne quitte plus depuis près de vingt ans, beaucoup de poussière, essentiellement asiatique, parfois africaine, un peu d’ailleurs et de France où je suis né à la fin des années 1960. Le journalisme ? Je préfère être un flâneur, un découvreur, un « rencontreur ». Je n’avais jamais voyagé en camion, c’est fait.

Jean Leymarie

Jean Leymarie

La radio est mon univers. Chaque matin, j’apporte quelques nouvelles du monde aux auditeurs de France Info. Les sons résonnent, se bousculent. L’actualité va très vite, alors parfois je m’arrête pour la regarder au fond des yeux. Le temps nécessaire pour la comprendre. Quand je ne suis pas en studio, je marche. Tout près ou très loin. J’arpente les rues de Paris. J’aime boire des cafés ici et des bières en Australie.

Fabienne Lips-Dumas

Fabienne Lips-Dumas

Journaliste dans la presse écrite à Paris où je suis née, j’ai longtemps vécu à Vancouver, où je collaborais avec Radio- Canada. Devenue réalisatrice, je me suis intéressée aux Aborigènes de l’Arctique et du Pacifique Nord-Ouest. "Enfants d’Armageddon", un long-métrage sur l’impact des arsenaux nucléaires, a reçu en 2009 le prix de la Fédération internationale des droits de l’homme. Depuis 2011, je poursuis ma carrière de journaliste et de cinéaste à Washington.

Manon Loizeau

Manon Loizeau

Après une enfance entre l’Angleterre et la France, je découvre l’URSS à 13 ans lors d’un voyage scolaire. Au retour, j’annonce fièrement à mes parents que « je veux vivre en Union soviétique ». À 23 ans, je prends le Transsibérien pour trois semaines… et je resterai dix ans en Russie, happée par la guerre en Tchétchénie et fascinée par le Caucase. Après ces années russes, d’autres routes m’ont attirée. Depuis mon adolescence, je me répète souvent cette phrase de Shakespeare que me disait ma grand-mère comédienne : « I shall be gone and live, or stay and die. »

Dominique Lorentz

Dominique Lorentz est responsable des pages d'actualité de XXI : d’Aperçu à Dans l’œuf, neuf rubriques en ouverture du magazine. Journaliste-écrivain, elle est l’auteur de livres sur l’histoire de la prolifération nucléaire, notamment Une guerre (Les arènes, 1997), Affaires atomiques (2001) et Des sujets interdits (2007). Elle a également écrit « La République atomique », un documentaire sur les relations franco-iraniennes coproduit par Arte pour Les mercredis de l’histoire.

Dominique Lorentz a écrit pour XXI

Florence Lozach

Florence Lozach

Correspondante en Afghanistan de 2008 à 2010 et aujourd’hui reporter pour Canal+ et i-Télé, j’ai rencontré en 2009 à l’aéroport de Kaboul trois jeunes Afghans renvoyés de France en charter. J’avais peu après découvert dans les bureaux du ministre afghan aux Réfugiés que les trois expulsés étaient originaires des provinces les plus secouées par les affrontements avec l’insurrection. Cette histoire m’avait marquée, je m’étais promis de travailler à nouveau sur l’exil des jeunes Afghans, Maizam et Mohammed m’ont permis de tenir cette promesse.

Jean-Luc Luyssen

Jean-Luc Luyssen

Après un parcours social et professionnel chaotique fait de désertions des établissements scolaires et de boulots alimentaires, j’ai découvert la photographie avec du matériel tombé du camion et quitté sans regrets un poste de magasinier à l'âge de 27 ans pour rejoindre comme photographe la rédaction du magazine Murs-Murs. J’y suis resté 5 ans avant de rejoindre, en 2003, l'agence Gamma. Indépendant à nouveau depuis trois mois, je m’intéresse tout autant au facteur morvandiau qu’aux artistes peintres aborigènes en Australie.

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Alain Mabanckou

Alain Mabanckou

Je suis né au Congo-Brazzaville, le plus petit des deux Congo – mais nous, nous avons la mer en plus du fleuve ! C’est peut-être cela qui m’a d'abord poussé vers la poésie (cinq recueils), puis la prose – sept romans dont Verre cassé (Seuil 2005) et Mémoires de porc-épic (Seuil, 2006). Ce dernier roman est raconté par un porc-épic tellement méchant qu’on lui a attribué le prix Renaudot. Fasciné par l’écrivain afro-américain James Baldwin, je lui ai consacré un essai, Lettre à Jimmy (Fayard, 2007). Je vis en Californie où j’enseigne la littérature francophone à l’Université de Los Angeles. Mon anglais ? Je me débrouille pas mal. Et d’ailleurs je me suis permis de traduire le roman de l’Américain Uzodinma Iweala, Bêtes sans patrie (L’Olivier, 2007).

Jörg Mailliet

Jörg Mailliet

J’ai grandi dans le Berlin-Ouest des années 1980. Cette époque m’a inspiré une bande dessinée, Le Théorème de Karinthy, dont le deuxième tome vient de paraître. Formé à Émile-Cohl à Lyon, j’ai d’abord dessiné pour des éditions jeunesse et pour la publicité. Aujourd’hui, je vis, quand je ne suis pas en voyage, entre la Bretagne et Berlin et me consacre presque entièrement au dessin et à la bande dessinée.

Pascal Maître

Pascal Maître

Après des études de psychologie, j’ai commencé ma carrière de photojournaliste en 1979, au sein de Jeune Afrique. Depuis je n’ai cessé de parcourir ce fascinant continent, l’Afrique, pour de nombreuses publications : Géo, Paris Match, Elle, L’Express, Stern, National Geographic… La rencontre avec l’incroyable Jusu Jarka devait être racontée.

Maria Malagardis

Maria Malagardis

Maria Malagardis est journaliste indépendante et travaille régulièrement pour Libération et Rue89. Elle a longtemps couvert l'actualité africaine, du Cameroun au Rwanda (pour le quotidien La Croix) puis en Afrique du Sud où elle fut la correspondante de Libération et de la BBC pendant quatre ans. Elle est l'auteur d'un livre sur les survivants du génocide rwandais, Rwanda, le jour d'après (Ed Somogy 1995). Depuis 2001, elle a travaillé pour différents magazines réalisant des reportages aussi bien en France qu'à l'étranger. Elle est l'auteur de La France de la désobéïssance, dans le premier numéro de XXI.

Émilienne Malfatto

Émilienne Malfatto

J’aime dénicher des histoires, au bout du monde ou au coin de la rue. Si elles sont déjantées, insolites ou oubliées, tant mieux. Et j’aime les raconter, en mots ou en photos. Sans-appartement-fixe chronique, je navigue entre la France, où je suis née il y a vingt-quatre ans, le Moyen-Orient et la Colombie. J’alterne depuis un an contrats à l’AFP et reportages free-lance, traînant à droite et à gauche mes valises, dans lesquelles il y a toujours trop de livres et pas assez de chaussettes.

Erwan Manac’h

Erwan Manac’h

À 22 ans, je termine un Master de journalisme à Grenoble, après une licence d’histoire. A l’avenir j’aimerais m’intéresser aux identités métissées. J’aime l’engagement. J’aime les pâtes à la carbonara et les matchs de rugby boueux. J’aime le rap et la philosophie. Je n’aime pas la soupe, la grammaire et le métro parisien. Je n’aime pas écrire mon portrait.

Laure Mandeville

Laure Mandeville

Laure Mandeville est grand reporter au Figaro pour lequel elle couvre le monde russe, le Caucase et l’Europe de l’Est. Elle a couvert les grands moments de l’actualité politique à l’Est depuis la chute du Mur de Berlin, de la révolution démocratique polonaise à la marche indépendantiste des Baltes, en passant par le putsch raté d’août 1991 et la révolution orange ukrainienne. Correspondante du Figaro à Moscou de 1997 à 2000, elle a notamment suivi le second conflit tchétchène, la montée en puissance de Vladimir Poutine, les grandes batailles de l’Oligarchie russe. Elle collabore régulièrement à la Revue Politique Internationale et a été la présidente de l’Association des journalistes France Russie pendant huit ans. Elle est l’auteur de L’Armée russe, la puissance en haillons (Ed. n°1, 1994), et prépare un livre sur le pouvoir en Russie à paraître au printemps chez Grasset. Elle a également publié à la Documentation française.

Dominique Manotti

Je suis de la génération de la guerre d’Algérie. J’ai longuement milité, dans les années 1960 et1970, dans la vie politique et syndicale. J’ai enseigné l’histoire économique à Vincennes, puis à ParisVIII Saint-Denis. Romancière sur le tard, mes livres sont le produit de ces expériences. L’un d’eux, Bien connu des services de police, raconte l’ambiance des «quartiers» du 93 à la veille de leur embrasement à l’automne2005.

Alexis Marant

Alexis Marant

Journaliste, caméraman et réalisateur depuis vingt ans, j’ai le privilège de pouvoir raconter le monde, d’en témoigner et d’être payé pour ça ! Cette responsabilité m’oblige à m’investir dans ce que je fais, au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. J’aime autant parler de la société française – avec des films sur le Smic, l’homophobie ou les nouvelles formes de contestation – que donner à voir des problématiques. Ce fut le cas avec La Malédiction de naître fille, qui nous a valu avec Manon Loizeau de recevoir en 2006 le prix Albert Londres. C’est aussi le cas avec Planète à vendre, le film le plus ambitieux que j’aie écrit et réalisé jusqu’ici.

Laurent Maréchaux

Laurent Maréchaux

Ecrivain-voyageur, diplômé de Sciences-Po Paris, Laurent Maréchaux parcourt le monde et les océans en quête de rencontres insolites et d’inspiration. Ses deux premiers romans - Les sept peurs qui retracent notamment ses «années moudjahiddines» et Le fils du dragon qui évoque une rencontre imaginaire entre Joseph Conrad et Arthur Rimbaud sont parus au Dilettante. Son troisième, Bijoux de famille, sortira fin août 2008, toujours au Dilettante.

Jean-Paul Mari

Jean-Paul Mari

Je suis né à Alger. J’aurais préféré Venise. A 18 ans, j’ai réussi à me faire exempter du service militaire. Depuis, je passe ma vie avec des soldats. Je voulais être médecin, je me suis retrouvé kinési. J’ai tout plaqué pour devenir stagiaire dans une rédaction où je me faisais engueuler par des reporters de mon âge. Et ça continue. Chaque fois que j’allume un cigare, les adultes me font les gros yeux. J’étais fait pour vivre en fainéant au soleil au bord de la mer, je trime depuis trente ans. Quand on m’a décerné le prix Albert Londres, j’ai suspecté une erreur d’homonymie. Avec le Grand Prix des lectrices Elle 2009 pour mon dernier livre Sans blessures apparentes, maintenant j’en suis sûr.

Gladys Marivat

Gladys Marivat

Très tôt, j’ai pensé que l’intérêt de la vie était dans celle des autres. Journaliste indépendante pour la télé, la radio, la presse écrite et à présent la BD, j’aime penser que, pendant un reportage, on fabrique quelque chose ensemble avec les gens que je rencontre. Comme des petits mondes qui témoigneront longtemps de ce que nous avons été.

Cédric Martigny

Cédric Martigny

Photographe, je suis né en 1974 et je développe des projets personnels dans le cadre de résidences d’artistes : Le Foyer dans la Creuse, prix Roger Pic 2007, ou Au lycée à Fougères. Entre photographie documentaire et plasticienne, mes travaux sont une recherche sur la manière dont l’individu habite le territoire, le transforme, lui résiste parfois. Réalisée en 2011 à l’initiative de l’association Diaphane et avec le concours de la mairie de Clermont-del’Oise, la série Associations a fait l’objet d’un livre.

Florence Martin-Kessler

Florence Martin-Kessler

Rédactrice en chef de Live Magazine, une soirée à la Gaîté lyrique à Paris où journalistes et auteurs racontent le monde depuis une scène, je suis réalisatrice de documentaires sérieux quand je ne fais pas du journalisme-spectacle. J’ai rencontré Kevin Doyle à Harvard en 2010 où, tous deux journalistes lauréats de la bourse Nieman, nous avons passé une année enchantée. Dans une autre vie, je travaillais pour un cabinet de conseil à La Défense.

Carlos Martinez

Carlos Martinez

Journaliste et reporter depuis douze ans pour de nombreux médias d’Amérique latine et d’Espagne, j’ai obtenu une licence de journalisme en 2002 à UCA, puis un master en sciences politiques à Mexico en 2008. Lauréat pour mes chroniques du prix Ortega y Gasset (2011), j’ai obtenu le prix Fernández Benítez (2008) et participé à des ouvrages collectifs sur le journalisme. Je travaille maintenant au Salvador pour le journal en ligne El Faro (www.elfaro.net) où je me consacre à l’étude de la violence et des gangs.

Gabriel Mascaro

Gabriel Mascaro

Né en 1983, au Brésil, mon pays, j’ai voulu le voir d’en haut, pour une fois. Diplômé en communication sociale à l’université de Pernambuco, je me suis toujours intéressé à l’espace urbain. J’ai conçu des vidéos-installations, réalisé des vidéoclips et des documentaires. Je fais partie du collectif Símio Filmes. Um Lugar ao Sol représente plus d’une année de travail.

Clément Massé

Clément Massé

Ma première rencontre avec Cynthia eut lieu dans un cinéma de Poitiers, où elle intervenait pour évoquer sa transition après la projection de Wild Side, de Sébastien Lifshitz. Au détour d’une réponse, Cynthia évoqua sa famille et son épouse. J’ai eu envie de raconter l’histoire de cette preuve d’amour d’une épouse à son époux devenu femme. C’est la première fois que je m’intéresse au sujet de la transsexualité, plutôt habitué à couvrir l’actualité internationale ou culturelle à France 24 et France 3.

Angelo Mastrandrea

Angelo Mastrandrea

Directeur adjoint du quotidien italien Il Manifesto, je publie aussi dans Il Reportage et Le Monde diplomatique. Je m’efforce de conjuguerdans mes reportages l’aspect narratif et l’enquête sociale. Quand j’ai découvert qu’un de mes concitoyens était le seul survivant de la bataille de Little Big Horn, j’ai écrit un livre à partir de cette histoire, Il Trombettiere di Custer e altri migranti.

Mathieu Palain et Léna Mauger

Mathieu Palain et Léna Mauger

L’un porte jean et basket, l’autre met un an à remplir une fiche de notes de frais. Ensemble, nous perdons presque autant notre carte bleue que nos trousseaux de clés. Nous n’avons pas vraiment la « fibre entrepreneuriale », comme on le dit au Medef. En nous intéressant à Pierre Gattaz, nous nous sommes presque lancé un défi : nous immerger dans ce monde où se côtoient des syndicalistes, des héritiers à particule, des ministres, et des petits patrons, parfois en colère…

Thomas Mauceri

Thomas Mauceri

On me demande toujours pourquoi j’ai passé autant d’années à tenter de rencontrer Gil Scott-Heron. Et encore plus de temps à monter un long métrage sur son histoire malgré son décès. Poserait-on la question à un marathonien proche de la ligne d’arrivée de savoir pourquoi il n’abandonne pas puisqu’il est pétri de crampes ? Il arrive en fait qu’on finisse par se découvrir des points communs avec la personne que l’on souhaite filmer : une passion pour le basket-ball, un père absent et une éducation matriarcale… Et parfois, un événement imprévu vient tisser un lien unique. Il ne s’agit plus alors de proposer un énième exposé sur l’émancipation des Noirs américains, mais de retranscrire une expérience sensible.

Léna Mauger

Léna Mauger

Après une enfance de globe-trotteuse, Sciences-Po Paris et un DEA d’histoire, je me frotte au journalisme, presse et télé, Nouvel Obs, Elle, France 2, Canal +.... En 2009, je reçois la bourse de la fondation Lagardère. Un jour, je pousse la porte de XXI, je publie un récit, puis deux, puis trois… J’embarque dans l’aventure comme adjointe à la rédaction en chef.

léna+mauger

léna+mauger

Ma belle-mère, médecin à Caen, où j’ai grandi, m’a dit un soir au téléphone : « J’ai discuté avec un type passionnant à l’hôpital, il est transplanteur, il prend sa retraite à la fin de l’année, tu devrais l’appeler. » Quelques semaines plus tard, j’ai retrouvé Bruno Hurault de Ligny aux Invalides. Vêtu d’un survêtement coloré, il rejoignait des greffés pour aller faire La Course du cœur. En une demi-heure, il m’a ouvert le sien. Il n’avait qu’un mot à la bouche : « extraordinaire ». Je l’ai adopté en écoutant ses patients.

léna+mauger a écrit pour XXI

Hector Mediavilla

Hector Mediavilla

Photographe documentaire, Hector Mediavilla habite à Barcelone. Il s’intéresse aux sujets de société et n’aime rien tant que les perspectives originales. Il travaille essentiellement en Afrique et Amerique Latine. Ses images ont été publiées par Géo (Allemagne), Time, New York Times, Alternatives Internationales. Il a reçu un prix Picture of the Year 2007. Avec d’autres photographes espagnols, il a créé le collectif Pandora.

Sandra Mehl

Sandra Mehl

Mon diplôme de Sciences-Po Paris en poche, je travaille dans l’humanitaire en Afrique de l’Ouest, puis dans le développement local de quartiers dits «politique de la ville», avant de me consacrer à la photographie documentaire. Du Proche-Orient aux quartiers populaires de Montpellier où je vis, j’aime m’immerger dans la vie des gens, les raconter de manière intimiste, et les suivre au long cours.

Patrick Meney

Patrick Meney

Les paroles d’un enfant, d’une femme, d’un homme ouvrent les yeux et révèlent une situation. Ces témoins qui font irruption dans ma vie de journaliste changent mon regard. Comme Alexandre, dont je raconte les derniers jours… Aujourd’hui, il ne reste rien d’Alexandre si ce n’est son choix et ses mots. Il faut me laisser le temps d’y penser.

Celia Mercier

Celia Mercier

Une enfance entre l’Egypte, la Turquie et l’Indonésie. Des études à Paris. Des voyages. En 2003, je découvre le Pakistan et l’Afghanistan et je décide d’y rester. A Islamabad, j’ai travaillé pour Libération et Le Soir. J’écris aussi pour la presse magazine et j’ai réalisé des reportages télévisés, depuis les rave parties de Karachi jusqu’aux talibans de Swat. J’ai publié chez Flammarion le témoignage d’une jeune Pakistanaise vitriolée, Brûlée à l’acide, et reçu, en 2009, le prix Ouest-France Jean Marin des correspondants de guerre à Bayeux, pour l’article « Tarzan et Jane version pachtoune » publié dans XXI. Je continue mes reportages, dans le sous-continent, entre bas-fonds et paillettes de ces sociétés en mutation.

Stéphane Mercurio

Stéphane Mercurio

Stéphane Mercurio est documentariste. Après avoir travaillé dans la presse et dans l'humanitaire, elle réalise son premier film Scènes de ménages avec Clémentine (Arte) sur les rapports ambigus entre une femme de ménage et ses employeurs en 1992. Elle participe en 1993 à la création de la Rue, mensuel vendu à la criée par des Sans domicile. Trois ans plus tard, elle réalise Cherche avenir avec toit (Canal Plus), puis Hôpital au bord de la crise de nerfs et Louise, son père, ses mères, ses soeurs et ses frères. A côté est son premier long métrage pour le cinéma.

Ismaël Mereghetti

Ismaël Mereghetti

Amateur de lettres classiques et de hip-hop, j’aurais aimé vivre dans la Rome de Virgile ou le Los Angeles de Tupac. Malheureusement les toges ne me vont pas très bien, les chaînes en or non plus. Du coup, je cherche à ma manière à raconter des épopées au rythme de mes voyages de journaliste indépendant, des villages reculés d’Éthiopie aux bidonvilles sud-africains ou aux quartiers anarchistes d’Athènes… J’ai été lauréat de la bourse de la Scam en 2014.

Catherine Meyer

Catherine Meyer

Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, Catherine Meyer tricote patiemment sa vie autour de ses trois passions : les livres, la musique et la psychologie. Première maille à l'endroit dans l'édition où elle travaille notamment sur les femmes avec Florence Montraynaud. Puis maille à l'envers sous les feux de la rampe en tant que soprano. Retour au livre avec Yehudi Menuhin. Découverte de la psychologie chez Odile Jacob. Puis c'est le Livre Noir de la Psychanalyse qu'elle coordonne dans la cacophonie de la polémique, et les Nouveaux Psys, tous deux aux éditions des Arènes.

Serge Michel

Serge Michel

Né il y a 39 ans à Yverdon (Suisse), Serge Michel écrit ses premières piges en traversant l’Europe de l’Est avant la chute du mur de Berlin. Il travaille ensuite pour le Nouveau Quotidien à Lausanne et à Zurich, avant de s’installer pour trois ans à Téhéran où ses reportages pour Le Temps, Le Figaro et Le Point lui vaudront le prix Albert Londres 2001. Pendant les émeutes urbaines de l’automne 2005, il ouvre le Bondy Blog en banlieue parisienne, puis déménage en Afrique de l’Ouest. Il est co-auteur, avec Michel Beuret et Paolo Woods de La Chinafrique (Grasset, 2008).

http://yahoo.bondyblog.fr/

Olivier Milot

Olivier Milot

Grand reporter à Télérama, il a fait de l’étude des médias son champ de prédilection. Un temps responsable de journaux spécialisés (La Correspondance de la presse, Stratégies, Création), il a collaboré à plusieurs projets de nouveaux magazines (Le Temps du dimanche, L’Asie magazine…) et écrit pour la presse économique. Signes particuliers : intarissable sur la beauté des montagnes vosgiennes et convaincu que la presse reste un média d’avenir.

Delphine Minoui

Delphine Minoui

Journaliste indépendante, Delphine Minoui, 34 ans, couvre depuis 1997 l'actualité de l'Iran et de sa région. Elle a notamment suivi pour Radio France et Le Figaro l'après-11 septembre en Afghanistan. Elle a reçu le Prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak. Après avoir été basée pendant dix ans à Téhéran, elle s'est récemment délocalisée à Beyrouth. Elle est l'auteur des Pintades à Téhéran : chroniques de la vie des Iraniennes (éditions Jacob-Duvernet, 2007) et a dirigé l'ouvrage collectif Jeunesse d'Iran : les voix du changement (éditions Autrement, 2001). Elle vient de prêter sa plume à la plus jeune divorcée du Yémen, auquel elle reverse ses droits d’auteur.

Anna Miquel

Anna Miquel

Après des études de Droit, Anna Miquel a fait la section journalisme du Celsa. Son parcours professionnel débute par le « News » avec des piges au Courrier Picard, à RTL, et à France 3 régions. Rapidement, elle se dirige vers des formats plus longs et réalise des reportages pour la télévision. Son dada est l’enquête au sens large. Elle travaille aussi pour Combien ça coûte sur TF1, que pour Lundi investigation sur Canal+. Elle collabore également à l’agence Campana-Eleb Conseil.

Baptiste Miremont

Baptiste Miremont

Après des études d’histoire et une tentative ratée pour rejoindre les rangs de l’Éducation nationale (et je me dis : c’est pas plus mal comme ça), j’ai connu les joies et les peines du travail précaire. C’est ainsi que j’ai pu me familiariser avec les univers méconnus de la vente de crédits à la consommation (par téléphone) et de grilleur de steaks surgelés pour une grande entreprise de restauration rapide. Sensible, par nature, au charme des emplois précaires, j’ai ensuite décidé de changer de voie en me consacrant à l’écriture. Là où d’autres excellent à inventer des histoires qu’ils n’ont pas vécues, j’ai la chance (ou la malchance, c’est selon) de ne pouvoir parler que de ce que je vis ou vois.

Marcel Mochet

Marcel Mochet

Marcel Mochet a 56 ans. Il a effectué ses premières piges à l'Agence France-Presse en 1978, dont il est devenu permanent en 1981. Il a consacré sa première partie de carrière à faire le "commun d'un agencier" qui va du match de football aux Jeux Olympiques et d'une petite grève d'usine aux conflits armés (Iran/Irak, évènement de Pologne, etc...). Depuis vingt ans en poste en Bretagne, il est chargé depuis plusieurs années de la couverture maritime en France et à l'étranger: pêche hauturière, marine de guerre, marine de commerçe, offshore, course au large, etc...). Il embarque donc régulièrement sur les bateaux sillonnant le globe des mers froides de Norvège et des mers Australes aux eaux chaudes des Caraïbes et de Polynésie .

Agnès Montanari

Agnès Montanari

Juriste de formation, j’ai commencé à photographier il y a une dizaine d’années. Ma vie itinérante m’obligeait, à chaque déménagement, à changer de métier : enseignante, éditrice, attachée commerciale… La photographie m’a fourni le fil rouge qui me manquait et m’a aussi offert la possibilité de « raconter » ce que je vivais. Photographier est avant tout une excellente excuse pour rencontrer les gens. Pendant mes trois mois et demi au Yémen, j’ai eu, avec les femmes, voilées ou non, de nombreux fous rires.

Jean-Baptiste Mouttet

Jean-Baptiste Mouttet

Enfant, à Tahiti, j’ai pris ma première « claque », ce bref moment où l’on se retrouve nez à nez avec une autre culture, sans aucun repère. Depuis, je cherche ces instants particuliers. En 2005, j’ai entrepris un voyage de huit mois avec un ami. Cinq ans plus tard, devenu journaliste, je suis remonté dans les bus avec mon épouse. Durant une année, nous avons découvert l’Amérique du Sud et j’ai de nouveau pris de nombreuses « claques » que je veux raconter pour ne pas être le seul à m’en prendre.

Jean-Yves Moyart

Jean-Yves Moyart

Je suis né à Lille en 1967, le mois de la légalisation de la pilule en France, de parents profs de lettres. J’y ai fait ma scolarité, moyenne, et mes études de droit, arrosées, et suis devenu avocat au barreau de Lille, nordiste pur souche et fier de l’être jusqu’à ce qu’on invente le parfaitement idiot mot « ch’ti » à l’intention des touristes. J’exerce en droit pénal – « pénaleux », bien plus que pénaliste. J’adore mon métier, et plus encore le fait de l’exercer principalement dans le domaine pénal – défendre..! J’ai épousé une magistrate, essentiellement parce qu’elle avait bien voulu libérer l’un de mes clients, et nous avons trois enfants, auxquels, le moment, encore lointain, venu, je compte bien donner le choix, en toute objectivité, entre nos deux métiers : mettre des gens en prison, ou les en faire sortir. Je tiens depuis trois ans un blog en principe anonyme (http://maitremo.fr), qui tâche de raconter, le plus subjectivement possible, tout ce qu’être avocat et faire du pénal signifie au quotidien.

Vincent Munié

Vincent Munié

Au fil d’une carrière de cameraman puis de réalisateur pour la télévision et au gré de missions humanitaires, c’est le hasard qui l’a d’abord plongé dans l’Afrique des Grands Lacs. En s’intéressant de près aux mécanismes à l’œuvre dans la pauvreté et la guerre, il s’est progressivement spécialisé dans la région, où il a réalisé plusieurs documentaires. En 2007, il a publié un roman, Amina K. (La Mauvaise Graine), tiré de son expérience.

François Musseau

François Musseau

Correspondant à Madrid pour Libération, Le Point et RFI depuis treize ans, j’ai fait de l’Espagne mon lieu de vie, mon théâtre d’observation et ma principale fenêtre sur le monde. Malgré la fièvre consumériste de « nouveaux riches » qui s’est emparée de ce pays il y a une dizaine d’années, je continue à me nourrir de cette force vitale et de cette capacité d’exprimer le suc de l’instant présent. En quête d’histoires humaines et de sensations nouvelles, j’ai beaucoup voyagé en Amérique latine ces dernières années. De l’espace, de l’oxygène et de l’énergie à revendre, face à la vieille Europe. Pourtant, de retour sur le tarmac de Barajas, à Madrid, jamais je n’ai ressenti un semblant de déprime.

N

Sylvestre Naour

Sylvestre Naour

J’ai terminé ma carrière de journaliste comme chef des informations générales au Courrier picard à Amiens. J’ai débuté à La Manche libre. Correspondant du Matin de Paris, je passe au Courrier picard, puis collabore à Libération. Sous mon nom mais aussi son mon pseudo, je signe des chroniques sauvages glanées dans la campagne picarde. En 1990, jedonne sur France Culture la parole aux acteurs de mes faits-divers. Sélectionné pour le prix de Rome, je continue depuis à coproduire des documentaires sonores et me partage désormais entre deux ports, Lorient et Tanger.

Jean-baptiste Naudet

Jean-baptiste Naudet

46 ans, diplômé en lettres de la Sorbonne, de l’ESJ de Lille et de Sciences-Po Paris. En 1990, il devient correspondant du journal Le Monde en Roumanie, puis dans l’ex-Yougoslavie, pendant la guerre et enfin à Moscou, lors du premier conflit en Tchétchénie. De retour à Paris, il couvre l’Afrique et l’Asie. Depuis 2001, il est grand reporter au service international du Nouvel Observateur.

Fabrice Nicolino

Fabrice Nicolino

Je suis journaliste depuis un bail, et avant cela, j’ai fait plusieurs métiers manuels, dans la soudure et la chaudronnerie, à des postes on ne peut plus subalternes. Depuis, dans la presse ou dans les livres que j’ai pu écrire, je parle avant toute chose de la crise écologique planétaire, à mes yeux la question qui s’impose à toutes les autres. Le loup entre à la perfection dans le cadre que j’ai choisi. Revenu en France après son extermination totale, il nous oblige à penser concrètement la défense de la biodiversité. Défendre la vie, c’est accepter ses désordres. Le loup oblige à partager un espace qui est, selon moi, commun.

Agnès Noël

Agnès Noël

Enfant, je me rêvais en Rouletabille arpentant le globe. Devenue journaliste scientifique, spécialisée dans la bioéthique, j’ai beaucoup travaillé sur la question de l’eugénisme, notamment la stérilisation des femmes roms en Slovaquie. J’ai vécu à Singapour et j’ai découvert l’existence d’une politique de mariage entre diplômés. J’ai voulu ensavoir plus.

Joanna Nottebrock

Joanna Nottebrock

Née en Pologne en 1976, j’ai d’abord travaillé comme directrice artistique dans la publicité. En 2007, j’ai étudié la photographie à l’école d’Hanovre, où j’ai réalisé une longue série personnelle, La Grèce est un tunnel qui ne voit pas la lumière, primée d’une bourse. Membre de l’agence Laif, j’ai reçu de nombreux prix. C’est l’une de mes meilleures amies, atteinte de mucoviscidose, qui m’a sensibilisée à la maladie. Je photographie toujours Magda et ses filles.

http://www.joanna.nottebrock.de/

Laure Noualhat

Laure Noualhat

Depuis treize ans j’écris sur les sujets environnementaux. D’abord à Libération puis ailleurs (Arte, France Inter…). Fukushima est ma première catastrophe nucléaire fraîche, peut-être pas la dernière… Pour rester écolo sans devenir dépressive, j’incarne Bridget Kyoto, un double déjanté qui offre chaque semaine une « Minute nécessaire » sur Internet. Plus noire qu’une nappe de pétrole, plus drôle que Claude Allègre, Bridget fait comme tout le monde… et ne prend pas l’écologie au sérieux !

Frédéric Noy

Frédéric Noy

À 50 ans, je suis passé par la Tanzanie, le Nigeria, le Soudan, le Tchad. Depuis 2012, je vis en Ouganda. J’aime raconter l’Afrique comme on s’enthousiasme de l’avancée d’un chantier en travaux. La puissance créative du continent me fascine. Après avoir découvert la folle énergie du cinéma nigérian, je suis tombé par hasard sur l’équipe de Wakaliwood. Séduit, je ne l’ai plus lâchée.

O

Thierry Oberlé

Thierry Oberlé

Accro à Tintin dans mon enfance, de courtes études m’ont conduit vers le journalisme et plus spécialement vers le reportage. J’ai été pigiste, journaliste dans une petite agence de presse fondée avec des amis. J’ai suivi les affaires de police au Figaro au début des années 1990. J’ai travaillé sur des meurtres à la feuille de boucher dans la Sarthe, sur le dossier corse et le terrorisme à une époque où les gens pensaient que Ben Laden était une marque de machines à laver. J’ai écrit en 1993 un livre enquête sur l’Opus Dei. Il a eu beaucoup moins de succès que le Da Vinci code de Dan Brown.

P

Julie Pacorel

Julie Pacorel

Traquer un criminel en fuite en région parisienne, traverser des mines d’or en moto-taxi, interviewer une ex-miss Colombie devenue pasteur ou prendre le thé avec un chef mapuche en guerre, toutes ces aventures me rappellent pourquoi j’aime mon métier de journaliste. Pigiste santé et faits divers à Paris, puis jeune recrue de l’Agence France Presse, j’ai tout quitté pour parcourir l’Amérique du Sud avec mon mari, en sac à dos, appareil photo et stylo. Les Indiens d’Itakuatia ont pris le temps de nous conter leur histoire, XXI nous a donné le temps de l’écrire.

Guillaume Pajot

Guillaume Pajot

Je découvre la Birmanie en 2011. Jeune journaliste indépendant en vacances, je fais le pied de grue devant la maison d’Aung San Suu Kyi et cuisine des militants sans parvenir à l’apercevoir. Je suis revenu, revenu encore, pour raconter des histoires birmanes comme on plonge dans une malle aux trésors. Mes reportages ont été récompensés par plusieurs prix. Pour XXI, j’ai voulu rencontrer Aung San Suu Kyi. Son entourage m’a opposé un refus poli: « Difficile d’organiser une entrevue.» L’interview attendra. Même si, après cette enquête, j’ai l’impression de la connaître personnellement.

Mathieu Palain

Mathieu Palain

J’ai acheté mon premier album de rap à 12 ans chez un disquaire d’Évry. C’était Cinquième As de MC Solaar. En rentrant de Chicago, où j’ai passé dix-neuf jours, j’ai repensé aux mots de Solaar : « C’est la banlieue. Dans ce lieu, il y a un banc. Sur le banc il y a les bannis, c’est le banc des gens au ban. J’pense aux baobabs tout comme aux cèdres du Liban. Faut qu’on en plante. Le béton brut, ça me hante. »

Camilla Panhard

Camilla Panhard

À 19 ans, j’ai travaillé sur un paquebot et c’est en écoutant les récits de mes collègues centraméricaines atteintes du syndrome d’Ulysse que je me suis passionnée pour cette région et le thème de la migration. Ces dernières années, le parcours des migrantes a été mon point de référence pour explorer le Mexique, l’Amérique centrale et les États-Unis. De la frontière du Nicaragua à celle du Texas, des contrebandières de cercueils de Tegucigalpa aux tombes des migrants dans le désert de Falfurrias, la lutte pour la vie de ces héroïnes anonymes me captive. Je tente de retranscrire leur parcours dans un livre auquel je travaille actuellement.

Julie Pecheur

Julie Pecheur

Mon intérêt pour Cuba remonte à ma maîtrise d’histoire, en 1998, sur la révolution cubaine et le New York Times. Après un master en relations internationales à l’université de Columbia, spécialisé sur l’Amérique latine et la presse, j’ai travaillé à New York pour Le Nouvel Observateur et pigé pour la presse française. Je suis ensuite partie à Oaxaca (Mexique) diriger un journal anglophone, ce qui m’a donné l’idée de lancer en 2005 à Paris un mensuel gratuit, The Paris Times. Un dépôt de bilan, une nouvelle entreprise, et quelques piges plus loin, je suis aujourd’hui reporter-entrepreneur.

Marc Perelman

Marc Perelman

Titulaire d’un master en relations internationales de l’université Columbia, il a été sept ans durant à New York correspondant diplomatique de Forward, le principal hebdomadaire d’actualités juives aux Etats-Unis. En 2004 et 2005, il a reçu le prix du meilleur « article d’investigation sur l’actualité » de l’association de la presse indépendante de New York. Il est aujourd’hui installé à Paris.

Pauline Peretz

Pauline Peretz

Chaque été, je vais à New York pour faire des recherches dans les archives – je suis historienne. J’habite chez une amie dans un building Art déco classé. Dès que j’arrive, Carlos, un des doormen, me prend dans ses bras et plaisante avec moi. En juillet dernier, j’ai passé une partie de mes soirées dans le hall à l’écouter me raconter l’histoire de l’immeuble et à l’observer.

Pat Perna

Pat Perna

Scénariste auteur de bandes dessinées, j’ai été journaliste pendant plus de vingt ans. J’ai rencontré l’Afrique dans les années 1990 à travers des reportages essentiellement axés sur l’aventure et les sports mécaniques. Je travaille avec le dessinateur Nicolas Otero à l’adaptation de l’histoire de Thiaroye en roman graphique (Mortpar la France) qui paraîtra en 2018 aux éditions Les Arènes.

Guillaume Perrier

Guillaume Perrier

Depuis 2005, la fenêtre de mon bureau donne sur le Bosphore et s’ouvre sur ce pont scintillant qui traverse le détroit, un pied en Europe, l’autre en Asie. Journaliste installé à Istanbul, correspondant pour la presse française, je parcours depuis sept ans la Turquie et sa région : des paisibles ports de pêche de la côte égéenne jusqu’aux sentiers de contrebande qui traversent les montagnes kurdes, à la frontière iranienne. D’Athènes à Bagdad, Istanbul reste le port d’attache, un tourbillon réconfortant et enivrant dans lequel on replonge toujours avec un égal bonheur.

guillaume+perrier

guillaume+perrier

Journaliste reporter âgé de 39 ans, j’ai passé dix ans à Istanbul comme correspondant pour la presse française, jusqu’en 2014. Pendant une décennie, j’ai arpenté la région au gré de ses soubresauts, de la Grèce à la Syrie. Je me suis rendu à plusieurs reprises en Azerbaïdjan, en 2005 pour assister à la réélection d’Ilham Aliev, en 2012 pour l’Eurovision sur fond de répression politique… Je suis coauteur d’un livre (La Turquie et le Fantôme arménien, Actes Sud, 2013), d’une BD et d’un documentaire consacrés à la mémoire du génocide des Arméniens.

guillaume+perrier a écrit pour XXI

Judith Perrignon

Judith Perrignon

Entrée à Libération en 1991, elle y est d'abord journaliste politique. Après avoir découvert les palais de la république, elle ressent le besoin de s'éloigner et rejoint la page portrait du journal. En avril 2007, elle quitte Libération. Elle a publié un récit sur les frères Van Gogh, C’était mon frère (Ed. Iconoclaste). Plus récemment, avec Ariane Chemin, elle a co-écrit une reconstitution acide de La nuit du Fouquet's (Ed. Fayard), scène inaugurale du sarkozysme. Elle écrivait un polar avec Eva Joly quand, un jour de 2010, celle-ci lui a dit « Viens ce soir, tu vas entendre une histoire incroyable ». Et elle a fait la connaissance de William Browder.

Jean-Pierre Perrin

Jean-Pierre Perrin

Journaliste à "Libération" pendant une vingtaine d'année, Jean-Pierre Perrin est un grand connaisseur du Proche et Moyen Orient. Il a consacré plusieurs récits et relations de voyages à cette région, dont "Les Rolling Stones sont à Bagdad" (Flammarion) sur les derniers mois du régime de Saddam Hussein et "Jours de poussière" (La Table Ronde) sur l'Afghanistan en guerre et plus récemment "La mort est ma servante" (Fayard, 2013).

Dominique Perrin

Dominique Perrin

J’aime aller voir comment les gens vivent. Les avions m’emmènent à Alger ou à Zanzibar, mes jambes dans une cité d’Aulnay ou un café de Saint-Germain, et j’écoute. J’aime aussi décrypter les ressorts de la vie de chacun, dans un pays sous assistance ou dans une entreprise sous l’eau. Je le raconte dans Challenges depuis plusieurs années. À Istanbul, en avril 2014, j’ai croisé beaucoup de Turco-Arméniens qui ont longtemps eu peur de s’exprimer dans un pays niant le génocide arménien. J’ai repensé à une vieille idée : rencontrer une de ceux qui a libéré leur parole, l’avocate Fethiye Çetin.

Thibault Petit

Thibault Petit

Il est 8 heures, je me lève. Je n’ouvre pas le New York Times mais je lis la presse locale, celle de la ville où je suis né en 1988, Laval, en Mayenne. Mon rêve pour quand je serai grand et riche, c’est de créer mon journal à Laval, après avoir été grand reporter à XXI et obtenu le prix Albert-Londres. Ce n’est pas pour tout de suite, alors je me mets au travail. Je n’ai jamais été en Colombie, en ex-Yougoslavie ou en Crimée, mais je connais bien les causses d’Aveyron, les lacets de la Loire, les bocages de l’ouest et puis maintenant la Roya. D’ailleurs merci à Michel Toesca qui m’a bien aidé sur ce reportage. Il sort un film au printemps sur le même sujet. Intime, touchant. Il m’a demandé de le dire. Allez le voir !

Anne Poiret

Anne Poiret

Je réalise depuis treize ans des reportages et des documentaires. Lauréate du prix Albert Londres en 2007, j’aime les après-guerres, les demi-teintes, et les situations complexes. J’ai trouvé le Soudan du Sud tout à fait à mon goût.

Peter Pomerantsev

Peter Pomerantsev

Né à Londres en 1977 de parents russes émigrés, Peter Pomerantsev a vécu neuf ans à Moscou, jusqu’en 2010. Réalisateur de documentaires et d’émissions pour la télévision russe, il a conçu à Moscou l’émission Comment épouser un millionnaire ? Auteur de Rien n’est vrai, tout est possible où il raconte son expérience russe, il vit aujourd’hui en Angleterre.

Anne-Laure Porée

Anne-Laure Porée

La recherche en histoire me paraissait un chemin bien trop austère et solitaire, alors je suis devenue journaliste. Puis, j’ai repris mes études d’histoire tout en travaillant. Installée au Cambodge depuis bientôt huit ans, j’ai inévitablement plongé dans son histoire récente, celle du régime khmer rouge. Lorsque Duch a été jugé pour les crimes commis à S 21, j’ai suivi les audiences au quotidien, racontées et archivées sur un blog (www.proceskhmersrouges.net). Aujourd’hui, j’élargis mon champ d’action à d’autres pays d’Asie du Sud-Est, tout en continuant à approfondir l’histoire du Cambodge.

Jordan Pouille

Jordan Pouille

« Que vient faire un magazine chrétien dans un pays communiste ? », m’a demandé une fonctionnaire chinoise des Affaires étrangères avant de m’accréditer. Formé à Var-Matin, passé par l’Afghanistan, j’ai ouvert le bureau de La Vie à Pékin et construit une correspondance asiatique de l’automne 2008 au printemps 2014. À 33 ans, je poursuis mon petit chemin de reporter « humaniste », imprégné d’indignations et d’émerveillements.

Pierre Pratabuy

Pierre Pratabuy

Né à Chambéry en 1976, il entre à l’Agence France Presse à sa sortie du CFJ en 2001. Après cinq ans de journalisme économique à Paris et dans la City de Londres d’avant la crise, il passe au service général à Marseille où il vit actuellement en famille. De ses études d’histoire, il a gardé le goût de l’archive et de l’ambiance feutrée des bibliothèques. A voyagé au Rwanda, au Vietnam, au Costa Rica et aux Etats-Unis. Aime les bistrots, le cinéma et les vieux logos publicitaires. Un regret : la trompette.

Jelena Prtoric

Jelena Prtoric

Petite, j’étais passionnée de gymnastique et rêvais de m’enfuir avec un cirque. Adolescente, j’ai décidé de devenir peintre ou écrivain. Aujourd’hui, je suis journaliste, adepte du gonzo et amatrice d’aventures improbables. Je raffole de récits longs sur la vie des gens ordinaires, les sociétés postcommunistes et la mer – même si, parfois, la fièvre de l’actualité s’empare de moi. Quand je ne suis pas sur le terrain, j’adore apprendre des langues étrangères, j’essaie d’écrire une pièce de théâtre et je fais de (mauvais) dessins.

Philippe Pujol

Philippe Pujol

Soudainement parachuté grand reporter en obtenant le prix Albert-Londres en 2014, je ne suis jamais sorti barouder en journaliste hors de cette ville monde qu’est Marseille. Observateur du banditisme, de la police, des misères et de ceux qui l’entretiennent, je trouve en ma ville une universalité enrichissante. Journaliste depuis dix ans après des études de biologie, un métier d’agent de sécurité et un autre d’ingénieur en informatique, je suis un touche-à-tout. Et n’entends pas m’arrêter là.

Q

Marion Quillard

Marion Quillard

Il y eut une enfance normande, des études à Toulouse, Toronto, Lyon et Lille, des stages à Vancouver, Arles, Rennes et Paris, des reportages en Albanie et au fin fond du Nord-Pas-de-Calais… J’en oublie peut-être, je m’y perds un peu. Ce que je sais, c’est qu’après, je suis arrivée au 27, rue Jacob pour les revues XXI et 6Mois. Et là, j’ai trouvé un nid. Ça fait deux ans, et j’y suis j’y reste.

R

Sergio Ramazzotti

Sergio Ramazzotti

Cofondateur de l’agence Parallelozero, je suis né à Milan en 1965. Photojournaliste mais aussi documentariste et écrivain, je suis un habitué des Philippines. L’Inde, la Chine ou l’Afghanistan comptent également parmi mes terrains de prédilection. Découvrant le cimetière nord de Manille, j’ai été frappé par l’effervescence qui y règne.

Jean-Claude Raspiengeas

Jean-Claude Raspiengeas

Chef du service culture à La Croix et chroniqueur au Masque et la Plume. Aime l’essence du métier de journaliste : rencontrer, écouter, écrire, raconter, témoigner, apprendre, faire connaître, découvrir, partir, revenir, explorer, enquêter, converser, être surpris, étonné, enthousiasmé, dérouté, captivé, passionné. Aime recueillir des paroles, me mêler de ce qui me regarde, suivre les mouvements du temps, partager les incertitudes de l’époque, ne pas être dupe.

Patrick Raynal

Patrick Raynal

Né à Paris le 1 juillet 1946. Obtient une maîtrise de lettres en 1970, se fait virer de la fac de Nice après une condamnation à six mois de prison avec sursis, se marie et fait son service militaire dans les Chasseurs Alpins. Petits boulots et grandes galères, vit deux ans en Bretagne puis redescend sur la Côte d'Azur où il est agent général en assurances à La Colle sur loup. Écrit des romans noirs à partir de 1980. Chroniqueur littéraire, a collaboré à Nice Matin puis au Monde des Livres pendant plusieurs années. Directeur de la Série Noire chez Gallimard depuis 1991, a créé la collection La Noire. En novembre 2004, quitte Gallimard pour reprendre et diriger Fayard Noir aux éditions Fayard.

Sevin Rey-Sahin

Sevin Rey-Sahin

Née en1983, j’ai passé mon enfance à Ankara. Indignée par les histoires des proches torturés dans les prisons turques, je rêvais de journalisme à mon arrivée à Paris. Mais j’ai pris une tout autre voie pour finir cadre dans les hautes tours de La Défense. J’ai tout lâché il y a deux ans pour raconter mon pays. J’y suis retournée en tant que pigiste pour L’Obs et XXI. Àchaque reportage sur place, on m’a dit : « Mais quelle idée d’être journaliste !»

Denis Robert

Denis Robert

Quand on lui demande plus précisément ce qu’il fait, à l’instar d’un de ses héros, Denis Robert répond qu’il bricole. Il est généralement inutile d’insister pour en savoir plus... Denis Robert vit aujourd’hui à Metz, à une trentaine de kilomètres de son lieu de naissance. Quand on s’étonne de cette proximité, il dit qu’il ne comprend pas non plus, mais qu’il est prêt à partir si on lui trouve une villa au bord de la mer, ou une villa au bord du boulevard Saint Germain (avec une piscine couverte). Ancien lycéen (Bac D mention bien), ancien étudiant brillant en psycholinguistique (DEA mention super honorable), ancien réformé des armées (version P4), ancien ouvrier communal (l’année de ses dix-sept ans pour se payer une Honda Amigo), ancien journaliste de Libération où il a écrit pendant douze ans un petit peu sur tout, mais aussi sur rien. Il est l’auteur de cinq romans et est connu pour ses enquêtes sur la délinquance financière internationale, la Justice et les médias.

Jean Rolin

Jean Rolin

Né en 1949, à Boulogne-Billancourt, je suis écrivain et journaliste. Mon dernier roman, Ormuz, est paru à l’été 2013 (Éd. POL).

Jerry Rothwell et Reuben Atlas

Jerry Rothwell et Reuben Atlas

Jerry réalise des documentaires depuis une quinzaine d’années. Il ne connaissait rien au vin avant Raisins amers mais il avait envie de se frotter à ce monde où il est normal de payer 10000 dollars une bonne bouteille. Avant de se consacrer au documentaire, son coréalisateur, Reuben, a travaillé dans une prison de haute sécurité, est devenu avocat et a défendu ses clients sous le régime de l’aide juridictionnelle.

Élise Rouard

Élise Rouard

J’ai grandi sur la colline en face de l’asile de Camille Claudel, près d’Avignon. C’est là, au hasard d’une expo sur les soixante-dix ans de sa disparition, que j’ai découvert sur un petit panneau ce drame des fous pendant la guerre. Comment ne savais-je pas, pourquoi personne ne savait ! Alors c’est tombé sur moi, rédactrice en chef adjointe à LCI. Quand c’est évident, on trouve du temps, et j’aime ce qui n’a pas l’air possible. Ceux qui ont subi cette indifférence honteuse, patients et soignants, ont le droit d’avoir leur place dans l’histoire.

Danièle Rousselier

Danièle Rousselier

Historienne de formation, je suis irrésistiblement attirée par les voyages, la littérature et l’art. Ce qui m’a menée à réaliser des documentaires sur la guerre d’Indochine, sur l’insurrection de 1947 à Madagascar et à écrire des livres – dont Lia barbare, Sépia, Découpage, Seule. Je me suis consacrée à l’art contemporain en travaillant au centre Pompidou avant d’exercer les fonctions de directrice de l’Institut français de Naples, puis d’attachée culturelle au Mali, où je suis retournée trois semaines pour raconter la vie de trois femmes à Bamako.

Anna Roussillon

Anna Roussillon

Je suis prof d’arabe et réalisatrice de documentaires installée à Paris. J’ai grandi en Égypte, et quand la révolution a commencé en2011, j’ai senti que faire un fi lm avec Farraj depuis la campagne, ce serait participer à l’élaboration du grand récit profond, multiple et nécessaire de cette immense vague d’espoirs, d’idéaux et de pratiques politiques qui a déferlé sur le pays à ce moment-là.

S

Gilles Sabrié

Gilles Sabrié

Une fascination de voyageur-photographe pour la Chine, un pays-continent qui appelle à l’humilité. Impossible de théoriser sur ce pays tant chaque rencontre, chaque expérience peut contredire la précédente. Plus on comprend, moins on comprend. C’est sans doute ce qui me ramène là-bas : le plaisir de se perdre physiquement, géographiquement autant qu’intellectuellement. Donc je vis en Chine, je photographie en Chine, et parfois ailleurs.

Joe Sacco

Joe Sacco

Américain, Joe Sacco est dessinateur de bandes dessinées, et journaliste. Il tient à cet ordre et se présente toujours ainsi : il fait de la bande dessinée journalistique. Ses travaux les plus connus sont Palestine, Goražde et Gaza1956. Il a récemment réalisé un étonnant livre fresque de cinquante pages en accordéon sur La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme reconstitué heure par heure.

Patrick de Saint-Exupéry

Patrick de Saint-Exupéry

Patrick de Saint-Exupéry est cofondateur et rédacteur en chef de la revue XXI, après avoir été grand reporter pendant vingt ans au Figaro. Il a reçu le prix Albert Londres, le Prix Mumm et le Prix Bayeux des correspondants de guerre.

Nima Sarvestani

Nima Sarvestani

Né en 1958, j’ai travaillé en Iran comme journaliste spécialisé dans les questions politiques et sociales. Exilé en Suède en 1984, j’ai réalisé de nombreux documentaires. Avec Maryam, ma compagne, nous avons coréalisé en 2011 I was worth 50 sheep, l’histoire d’une jeune Afghane de 10 ans mariée à un homme de 50 ans, qui a choisi de s’enfuir au péril de sa vie.

Coralie Schaub

Coralie Schaub

Franco-hongroise, j’ai vécu une vingtaine d’années à l’étranger, entre Karlsruhe, La Haye, Montréal et Londres. J’ai été initiée au journalisme au XXe siècle, à l’ESJ de Lille, quand Internet était moins répandu que le Minitel. Puis l’économie m’a mis le grappin dessus à l’Agence France-Presse, rubrique « Matières premières ». Elle ne m’a plus quittée. À Enjeux-Les Échos, Challenges ou désormais Libération, j’ai exploré pas mal de recoins de cette discipline. J’ai découvert qu’elle peut être sexy, si, si. Et surtout, on l’oublie trop souvent, qu’elle est indissociable de l’écologie. Je me nourris donc d’économie par nécessité, d’environnement par lucidité, de culture et d’international par gourmandise et atavisme. J’aime l’autodérision.

coralie+schaub

coralie+schaub

Franco-hongroise, j’ai vécu une vingtaine d’années à l’étranger, entre Karlsruhe, La Haye, Montréal et Londres avant de me poser en France. Depuis mes débuts à l’Agence France-Presse jusqu’à aujourd’hui à Libération, je m’intéresse aux liens entre économie et écologie, et à ceux qui tentent de rappeler leur caractère indissociable. Nous dépendons de la nature pour vivre, notre économie nie trop souvent cette évidence comme elle oublie sa mission originelle : améliorer notre bien-être. Le mien se nourrit aussi de culture, je m’en délecte aussi souvent que possible !

coralie+schaub a écrit pour XXI

Géraldine Schwarz

Géraldine Schwarz

Géraldine Schwarz. Après dix ans d’AFP, deux prix et un ras-le-bol des conférences de presse, elle reprend sa liberté pour pouvoir se saouler de reportages. Sans limite de temps ni d’espace. Depuis Berlin, elle s’est réinventée reporter photo, texte et caméra, en français et en allemand, avec des rêves à la Tintin plein la tête. Elle collabore avec Arte, Deutsche Welle, la presse française et est rédactrice en chef d’un journal germano-italien en devenir Il Punkto/Der Punkt.

Anne Sénéquier

Anne Sénéquier

Faire une cabane dans le platane qui surplombe la rivière, ramasser les mûres sauvages à la fin août et faire la confiture qui illumina les goûters devant la cheminée pendant tout l’hiver, construire en Lego la maison de mes rêves, apprendre à nager dans la grande bleue… Toute une enfance heureuse, rythmée par un « tout est possible » bienveillant, m’a amené à me voir successivement vétérinaire, géographe, spationaute et enfin médecin psychiatre. Aujourd’hui pédopsychiatre depuis peu et déjà à la recherche d’un ailleurs. Pas la prétention de changer le monde, juste l’envie de comprendre. Non, pas naïve, optimiste par nature.

Salima Senini

Salima Senini

Née au sein d’une grande fratrie, je grandis dans une cité et passe mes vacances d’été en Algérie. Ma mère m’emmène partout où elle va. Sage comme une image, je m’installe dans un coin et m’alimente de la conversation des adultes. Je n’ai qu’à observer : un nouveau monde s’offre à moi. Eduquée pour devenir une maîtresse de maison accomplie, je choisis de lire Moravia et d’écouter Brassens. De Tlemcen au Val-Fourré, des histoires de famille à celles du quartier, j’écris. Cela me permet de mieux comprendre la double culture que je vis. Je décide de m’éloigner de la banlieue, de la famille. Je m’installe définitivement à Paris, où j’entame mon parcours de travailleuse sociale. Aujourd’hui, j’observe encore et porte mon regard partout où je vais. Tel un outil précieux, il me permet de m’ouvrir à la réalité du comportement humain. Il me permet surtout de m’ouvrir à moi-même et de ne pas être « celle » du regard des autres… la jeune femme issue de l’immigration.

Anne Sibran

Anne Sibran

Romancière, j’écris aussi des fictions pour France Culture. Après avoir appris le quechua, je suis partie habiter quelques années en Équateur, où je vis maintenant à mi-temps. Cet antipode, cette autre vision du monde, de l’homme, de la forêt, est devenu nécessaire à mon écriture, à ma vie. Il ne s’agit pas pour moi d’être d’un côté ou de l’autre, mais de porter cet « entre-deux » dans mon écriture pour tenter de construire un pont.

Stéphanie Sinclair

Stéphanie Sinclair

A travaillé pendant cinq ans au Chicago Tribune. Puis a quitté ce titre et rejoint l’agence VII. Elle a travaillé sur l’Irak, l’Afghanistan et des thèmes de société aux Etats-Unis et a reçu, en 2004, le Visa d’or du festival de photojournalisme de Perpignan. Elle publie régulièrement dans Géo, Stern, New York Times Magazine…

Piotr Smolar

Piotr Smolar

Dans quelques années, je raconterai à mon fils que j’ai connu la presse écrite sans écran. Elle s’achetait. Ça tachait les doigts, ça sentait fort et, parfois, on pouvait même se couper un peu avec les pages des magazines, mais c’était une présence physique rassurante. Dans quelques années, j’espère, la presse sera toujours écrite et plurielle, même déroulée sur des tablettes. On peut toujours rêver, toujours. Reporter au service International du Monde, je voyage beaucoup entre les Balkans, l’Europe orientale et l’espace postsoviétique. En entrant chez les gens, j’ai toujours deux questions parmi toutes les autres. Qui sont vos parents ? Qu’y a-t-il dans votre frigo ?

Jean-Philippe Stassen

Jean-Philippe Stassen

Né de parents enseignants en 1966, il grandit à Liège. A 15 ans, le remboursement des frais de nettoyage d’un rideau de fer sur lequel son ami Hafid et lui-même avaient réalisé une magnifique fresque (que le propriétaire ne leur avait pas commandée) lui fait accepter un premier travail rémunéré : une BD sur l’immigration marocaine en Belgique. En 1994, l’actualité rwandaise l’oblige à changer sa façon de voyager et de travailler. Il s’intéresse à l’histoire des anciennes colonies. En 2005, installé dans une maison du sud du Rwanda, il prend six mois pour lire Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad en anglais. Il vit aujourd’hui à Paris. Ses amis et même ceux qui ne le sont pas lui reconnaissent un certain talent de cuisinier.

Joëlle Stolz

Joëlle Stolz

De l’Algérie au Mexique en passant par le Nigeria, la Libye et l’Europe centrale, où c’est mon troisième séjour (pour Le Monde, après une collaboration avec Libération), mon parcours de journaliste a été presque aussi mouvementé que celui des Kayser, même si je n’ai jamais possédé ni yacht ni Rolls-Royce. J’ai refusé une première fois d’enregistrer le témoignage de Susi Kayser. Mais lorsque quinze ans plus tard j’ai retrouvé leurs traces, je suis allée jusqu’au bout du monde pour les revoir. Leur histoire aurait pu inspirer Ian Fleming, John Le Carré et Graham Greene. Quel roman que leur vie !

Michael Stührenberg

Michael Stührenberg

Originaire d’Allemagne, j’ai grandi dans un village à côté d’une grande forêt. À la fin des années 1950, j’ai découvert le monde le jour où la télévision noir et blanc, une seule chaîne, est arrivée chez nous. Depuis, ma vie ressemble à une interminable tentative de rattrapage. Pour découvrir ces ailleurs cachés de l’autre côté de l’écran, je suis devenu grand reporter. J’aime Paris où je vis depuis quarante ans, même si j’habite en réalité dans mes reportages pour une bonne moitié de mon temps. J’aime les rebelles qui n’ont aucune chance de vaincre. J’aime mes enfants qui se prétendent «un peu allemands aussi» tout en étant tellement français.

T

Sophie Tardy-Joubert

Sophie Tardy-Joubert

Journaliste depuis cinq ans, j’ai découvert la France en sillonnant la Lorraine, la Corse, le Languedoc-Roussillon ou la Picardie pour France 3. Et puis j’ai eu envie d’aller plus loin, et j’ai monté des projets de reportages en Amérique latine avec un ami photographe. En 2012, je gagne le prix du reporter France Info-XXI qui me permet de raconter une histoire comme je les aime : une histoire de résistance et d’idéal.

Benoît Tellou

Enfant, je rêvais d’être reporter de guerre. Mon père, lui, voulait que je sois professeur pour la stabilité et les vacances. Je me suis entêté, il m’a laissé faire. Après quelques années en France, je suis tombé dans la marmite de l’Afrique. Aujourd’hui tout le monde affirme que c’est le continent de l’avenir. Une chose est sûre, il recèle de fantastiques histoires, comme celle d’Isabel en Angola. Nous n’étions pas trop de deux pour lui tirer le portrait.

Gillian Tett

Gillian Tett

Rédactrice en chef adjointe et responsable des éditions américaines du Financial Times, elle suit les marchés financiers. En mars 2009, elle fut journaliste de l'année aux British Press Awards. Elle a rejoint le FT en 1993.

Jean-Marie Théodat

Jean-Marie Théodat

Mon enfance fut une attente désespérée de mon père, parti de la maison et dont la voix lointaine me revenait souvent les jours de grand deuil. Ma jeunesse, une promesse de salut par les études, sous l’impulsion de mes maîtres (le plus souvent bretons de Ploërmel). Ma mère, couturière de métier, ne me retint pas lorsque je manifestai le désir d’aller étudier à Paris. Après des études de géographie à la Sorbonne je me suis orienté vers le métier d’enseignant. Je suis, depuis avril 2010, le responsable, pour la Caraïbe, de l’Agence universitaire de la francophonie. Je suis aussi papa de deux filles adorables qui me manquent dans mon exil à rebours vers la terre natale.

Marc Thibodeau

Marc Thibodeau

A l’origine, je devais être homme de science. C’est du moins ce que raconte mon diplôme universitaire. Mais la diversité de mes intérêts a fini par m’entraîner vers le journalisme. Et le journalisme m’a entraîné hors des sentiers battus. Jusqu’à ce que j’échoue à Paris, où je sévis depuis quelques années comme correspondant pour le quotidien québécois La Presse. Grâce à XXI, j’ai pu repartir en reportage… chez moi, à quelques dizaines de kilomètres de mon lieu de naissance. Question de boucler la boucle.

Viviane Thivent

Viviane Thivent

Évadée des rédactions scientifiques parisiennes au sein desquelles j’ai travaillé pendant douze ans, je vis désormais au grand air, là où les sujets prolifèrent, sur le terrain, qu’il s’agisse du coin de ma rue ou de l’autre bout de la planète. Pour moi, la science est une aventure, et surtout un monde que n’importe quel citoyen est en droit de questionner.

Fanny Tondre

Fanny Tondre

Si de la photographie à l’image animée il n’y a qu’un pas, c’est bien M. et Mme Zhang qui me l’ont fait franchir. Ma rencontre avec la Chine et quelques années plus tard avec eux m’ont poussée vers la caméra et la réalisation. Monsieur & Madame Zhang est mon premier film en tant que réalisatrice et chef op, cofilmé avec Olivier Jobard. J’ai 34 ans. J’aime prendre le temps d’écrire, d’observer, de poser les briques d’une histoire, animée par l’envie de témoigner de parcours intimes, liés à la société d’aujourd’hui.

Frédéric Tonolli

Frédéric Tonolli

Une bio, voilà bien un exercice difficile. Parler de soi, plutôt que de raconter les autres. Alors… Juste livrer quelques poussières d’indices. Oui, j’aime poser mes coudes sur une table et regarder mes enfants. Oui, j’aime lever le bras et partager quelques vodkas avec les copains. Oui, je roule sous la table avec la musique. Oui, je cours le monde pour trouver toujours des tables, où, au milieu des rires, des pleurs, des guerres, des baisers, j’embrasse le regard du monde. Voilà, stop, une bio n’est pas une nécro. A bientôt à table. (Frédéric Tonolli a reçu en 1996, avec Patrick Boitet, le prix Albert-Londres, ndlr)

Marion Touboul

Marion Touboul

Marion Touboul J’ai 21 ans quand je mets pour la première fois les pieds au Moyen-Orient pour y être journaliste. C’était en Jordanie. Je commence à écrire pour Libération, La Vie et Le Journal du dimanche. Un an plus tard, je me rends au Caire. C’est le coup de foudre. J’aime les effluves de narguilé, l’humour des Egyptiens, les femmes qui font leur shopping à minuit dans des rues bondées… Je décide de m’y installer et d’apprendre l’arabe en parallèle de mes reportages. Un an plus tard, riche de mon nouveau savoir, je pars dans le nord du Sinaï enquêter sur les migrants africains qui franchissent clandestinement la frontière entre l’Egypte et Israël. Je me lie d’amitié avec les Bédouins, isolés du reste du pays et contraints d’avoir recours à la contrebande pour survivre.

François-Xavier Trégan

François-Xavier Trégan

Historien pendant six ans en Syrie, puis spécialiste du Proche-Orient dans un centre d'analyses, j'ai démissionné de tout ça en 2007. Pour mes 40 ans, j’ai annoncé à mes parents que je serais journaliste. Enfin, peut-être... Je leur ai dit que je partais en famille au Yémen et, qu’une fois sur place, je contacterais des radios et des journaux. On allait bien voir, il ne fallait pas s’inquiéter: la presse n’était-elle pas en pleine restructuration, tout comme moi. Alors pourquoi, cela n’aurait-il pas pu le faire?...

Didier Tronchet

Didier Tronchet

A raconté son séjour sud-américain de trois ans d'abord dans la revue XXI, puis dans un gros album de BD où les tranches de vie d'un exilé volontaire font alterner les séquences drôles et tragiques dans un joyeux mélange qui donne une idée personnelle et éblouie du continent. Ça s'appelle "Vertiges de Quito" et c'est publié aux éditions Futuropolis.

Jérôme Tubiana

Jérôme Tubiana

Depuis 2004, je me consacre essentiellement aux conflits du Darfour et du Tchad où je me rends régulièrement pour des organisations humanitaires. Diplomé du CFJ et docteur en études africaines, j’ai d’abord travaillé comme journaliste et photographe indépendant. J’ai publié dans des titres français (Géo, National Geographic France) et étrangers (Dispatches, London review of books) et réalisé une exposition itinérante sur le Darfour, Généalogies d’un conflit.

Gaël Turine

Gaël Turine

Enfant, un séjour d’une année sur l’île d’Anjouan, aux Comores, aura suffi à me donner l’envie de voyager et de raconter des histoires. J’ai alors entrepris un cursus universitaire, interrompu par un voyage de cinq mois à Madagascar. A mon retour, j’ai collaboré avec des ONG comme photographe-en-devenir en Afghanistan, Angola et Erythrée, trois pays difficiles mais fascinants pour l’étudiant que j’étais. Des projets personnels m’ont amené à travailler en profondeur sur la jeunesse à Kaboul, les coopératives pour aveugles en Afrique, ou la vie d’enfants ayant survécu à un cancer en Belgique…

U

Beata Umubyeyi Mairesse

Beata Umubyeyi Mairesse

Je viens de Butare (Rwanda), qui s’appela Astrida au temps des Belges. D’avril à juin 1994, pour survivre à la traque des Tutsis, j’ai dû apprendre à mentir sur mon identité et à passer d’une cachette à l’autre… C’est en juillet 1994 que j’ai posé pour la première fois le pied en France. Mon premier recueil de nouvelles s’intitule Ejo. En kinyarwanda, « ejo » signifie à la fois « hier » et « demain ».

V

Justin Vaïsse

Justin Vaïsse

Justin Vaïsse, chercheur à la Brookings Institution de Washington, est historien. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé et docteur en histoire, il est spécialiste de l’histoire politique des Etats-Unis et de la politique étrangère américaine. Ancien chargé de mission pour le Centre d'Analyse et de Prévision du ministère des Affaires étrangères, il a enseigné à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris de 1999 à 2007, et enseigne à présent à l'université Johns Hopkins. Auteur de plusieurs ouvrages sur les Etats-Unis, son prochain livre, à paraître en octobre 2008 chez Odile Jacob, s'intitule Triomphe de l'idéologie. Les néoconservateurs dans la vie politique américaine, 1965-2008.

Jere Van Dyk

Jere Van Dyk

En 1970‑1971, j’étais étudiant à la Sorbonne ; en 1972‑1973 à Sciences-Po et j’ai remporté le championnat universitaire du 1 500 mètres. J’ai alors acheté une vieille Volkswagen à Francfort et je suis parti, avec mon frère, vers l’Afghanistan et le Pakistan. Après avoir été assistant du Sénat à Washington et correspondant freelance pour L’Équipe, je suis retourné en Afghanistan en 1981 pour le New York Times, et mes reportages m’ont valu d’être nominé au prix Pulitzer. J’ai commencé à travailler pour CBS News. Kidnappé par les talibans en 2008 dans les zones tribales pakistanaises, j’ai écrit Captive – My Time as a Prisoner of the Taliban (Éd. Times Books, 2010).

Pierre Vandeginste

Pierre Vandeginste

J’étais programmé pour devenir chercheur en informatique lorsque j’ai rencontré par mégarde le journalisme scientifique, en 1983. J’ai exercé dans la presse professionnelle, scientifique et magazine en tant que rédacteur, chef de rubrique, grand reporter, rédacteur en chef et correspondant à San Francisco… Indépendant depuis 2002, j’écris le plus souvent sur les technologies, tout en cultivant quelques jardins secrets scientifiques, dont l’éthologie. Je collabore depuis plus de vingt-cinq ans avec le magazine La Recherche.

Flore Vasseur

Flore Vasseur

Installée à New York à 25 ans pour créer mon cabinet d’études marketing, j’ai vécu la bulle Internet, le 11-Septembre et vu un système capitaliste craqueler de toute part. Depuis, pour comprendre ce dont j’ai été témoin, j’écris des livres mêlant fiction et faits réels, des documentaires et des reportages. Je m’intéresse principalement aux questions que soulève la mondialisation. Je m’interroge sur notre rapport à la consommation, à la performance, à la technologie et au pouvoir. Après "Une fille dans la ville" et "Comment j’ai liquidé le siècle", je viens de publier "En bande organisée", tous trois aux Éditions des Équateurs.

Jean-Robert Viallet

Jean-Robert Viallet

J’avais 20 ans, j’avais plaqué les études, je tombe sur le documentaire de Chris Marker, Sans Soleil. Transporté, je vois trente films dans la semaine. Je viens de découvrir ce que je veux faire. Je débute à la machine à café sur des tournages. Dix ans plus tard, je travaille pour la dernière fois sur un long métrage de fiction, Dancer in the Dark de Lars Von Trier. En 2004, je me lance dans un premier documentaire avec Mathieu Verboud Les Enfants perdus de Tranquility Bay, prix spécial du jury-Fipa 2006, puis Une Femme à abattre, prix de l’investigation-Figra 2007. A la veille de mes 40 ans, j’achève la trilogie La Mise à mort du travail.

Armelle Vincent

Armelle Vincent

Armelle Vincent est correspondante aux Etats-Unis, installée à Los Angeles où elle vit depuis 17 ans et se rend régulièrement au Mexique. Elle est diplômée de l’Institut pratique de journalisme. Elle a notamment publié dans Rolling Stones, Géo, Le Figaro, Le Point, Marianne, L'amateur de cigare, Elle. Les histoires de narcotrafiquants l'ont toujours passionnée. A chacun de ses voyages au pays de Pancho Villa, elle constate leur influence grandissante sur la société mexicaine. Elle a collaboré au numéro 1 de XXI en publiant Mexique, Ils font chanter les rois des Cartels.

Alessandro Vincenzi

Alessandro Vincenzi

J’ai travaillé cinq ans comme biologiste pour Médecins sans frontières avant de devenir photographe en 2008. Basé en Espagne avec ma femme et mon fils, j’aime aller cueillir des histoires à l’est de l’Europe dans les anciennes républiques soviétiques. La Biélorussie m’intriguait, c’est un pays dont on ne parle jamais, comme un trou noir sur les cartes. Je m’y suis rendu une première fois pour suivre une troupe de théâtre. Des comédiens m’ont alors parlé du Lycée des humanités de Minsk. Après plusieurs échanges avec le directeur, j’ai pu passer deux semaines en immersion dans l’école.

Benoît Vitkine

Benoît Vitkine

Benoît Vitkine, 26 ans, journaliste au Monde.fr. J’aime Paris, les voyages, les livres, la mer, Moscou, ma famille, les gares, le foot, l’Afrique, la radio, le cinéma, le désert, la neige. J’aime prendre mon temps pour lire, pour écrire, j’aime XXI.

W

Claude Wainstain

Claude Wainstain

Je suis né à Paris en 1947, dans une famille de confectionneurs d’origine juive polonaise. Nul en maths et excellent en lettres, je voulais être journaliste. Mes parents m’ont fait faire médecine. Je ne le regrette pas : être généraliste à Bobigny, c’est discuter en huit langues avec des patients de tous les continents. Mais le journalisme m’a rattrapé. Après avoir publié pendant dix ans des articles sur les timbres à sujet médical dans Le Généraliste, j’ai tenu pendant vingt ans une rubrique mensuelle dans L’Arche, consacrée cette fois aux timbres à thème juif.

Gabriela Wiener

Gabriela Wiener

Écrivain et journaliste, j’ai publié plusieurs livres en espagnol, dont Sexografías et Kit de supervivencia para el fin del mundo (« Kit de survie pour la fin du monde »). J’écris aussi des plaquettes de poésies, dont Cosas que deja la gente cuando se va (« Les choses que laissent les gens quand ils s’en vont »). Correspondante de la revue Etiqueta negra en Espagne, je collabore avec de nombreux médias. Je vis en Espagne depuis 2003 et à Madrid depuis 2011 où j’ai été rédactrice en chef de Marie Claire Espagne.

Y

Monique Yazdani

Monique Yazdani

Née à Lübeck en 1974, j’ai étudié la photo au London College of communication et à l’université de Westminster. J’ai développé mes premières images à 4 ans dans la salle de bain familiale, transformée en laboratoire par mon frère. Depuis, je n’ai jamais arrêté. La salle de bain de ma jeunesse s’est agrandie à la Birmanie et à l’Afrique du Sud, au Congo et à l’Inde, au Guatemala et à l’Australie. Je vis entre Berlin et Hambourg et suis membre de l’agence Focus.

Z

Weronika Zarachowicz

Weronika Zarachowicz

Weronika Zarachowicz est grand reporter à Télérama. journaliste et ancienne rédactrice en chef de World Media Network. Elle est l'auteur de Global Village. A qui profite la révolution technologique? (Arènes). Elle a également écrit deux livres d'entretiens : avec Nicolas Hulot et Pierre Rabhi, Graines de possibles. Regards croisés sur l'écologie (Calmann Lévy). Et avec Noam Chomsky : Deux heures de lucidité, en collaboration avec Denis Robert (Arènes).

Bethsabée Zarka

Bethsabée Zarka

Quand je suis tombée sur des images d’ultra-orthodoxes juifs brûlant le drapeau israélien, j’ai d’abord cru à une contradiction. Je les connaissais assez peu, malgré mes stages à l’Agence France Presse et mes jobs de fixeuse pour les correspondants français en Israël. On confond souvent les ultra-orthodoxes avec les sionistes religieux ou les colons… alors, j’ai eu envie d’en savoir plus. Pour me plonger dans leur vie d’ultras, je suis partie en quête d’un personnage. Ce fut Yonathan. Il m’a ouvert sa porte et a donné un visage et une voix à ces hommes en noir.