Damoclès à Quito

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a, c’est la rue où j’habitais à Quito, à flanc de plateau. Le type c’est moi, avec Serge lama (le nom que je lui ai donné, qui ne fait rire personne là-bas). Et là-haut, ce sont les tours du Quito chic. Pratiquement aucune n’est antisismique, bien qu’elles soient construites sur la ligne de faille qui traverse la capitale équatorienne. Au prochain tremblement de Terre, il est clair qu’elles s’effondreront sur les quartiers pauvres en-dessous.

Vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes crée une tension intéressante, au sens où la vie quotidienne prend des allures de tragédie potentielle. Malgré ça (moi je pense à cause de ça !) les habitants du quartier sont parmi les plus joyeux et festifs de la ville. Chaque journée est un jour de plus !

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Didier Tronchet

A raconté son séjour sud-américain de trois ans d'abord dans la revue XXI, puis dans un gros album de BD où les tranches de vie d'un exilé volontaire font alterner les séquences drôles et tragiques dans un joyeux mélange qui donne une idée personnelle et éblouie du continent. Ça s'appelle "Vertiges de Quito" et c'est publié aux éditions Futuropolis.

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